Conférence de presse de Mme Fleur Pellerin, ministre des petites et moyennes entreprises, de l'innovation et de l'économie numérique, sur l'importance du secteur numérique dans le redressement productif du pays, Palaiseau le 10 octobre 2012. | vie-publique.fr | Discours publics

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Conférence de presse de Mme Fleur Pellerin, ministre des petites et moyennes entreprises, de l'innovation et de l'économie numérique, sur l'importance du secteur numérique dans le redressement productif du pays, Palaiseau le 10 octobre 2012.

Personnalité, fonction : PELLERIN Fleur.

FRANCE. Ministre des petites et moyennes entreprises, de l'innovation et de l'économie numérique

ti : Monsieur le ministre, cher François,
Messieurs les parlementaires,
Madame la Maire,
Monsieur le Président directeur général,
Mesdames, Messieurs,


Permettez-moi de vous dire ma joie d’être ici à Palaiseau, cette ville que tu as su administrer durant onze années, avec talent et passion cher François, et qui fut à n’en pas douter, un formidable laboratoire pour le ministre délégué chargé de la Ville que tu es devenu.

Parlons de la Ville justement. De la Ville de demain.

La Ville de demain sera une ville numérique, c’est-à-dire une ville offrant à ses habitants un accès simple à l’Internet très haut débit (THD), pour tous, même les plus jeunes, même les moins technophiles.

La ville de demain, c’est une ville capable de créer de nouveaux lieux de travail collectif, de créer de nouvelles vocations professionnelles, de développer de nouveaux usages, de rendre les espaces publics intelligents, de repenser la manière d’enseigner à nos enfants. Voilà la ville de demain.

Cette ville, nous voulons la rendre possible et vite.

Ce matin même, je présentais lors du Conseil des ministres une communication relative à la nouvelle ambition du Gouvernement pour le numérique.

Ma conviction, c’est que le numérique n’est pas qu’une révolution technologique mais bien une transformation globale de la société, et qu’il est au coeur de tous les grands enjeux du quinquennat et même du siècle qui s’ouvre.

Je pense au redressement productif de notre pays d’abord, qui s’appuiera sur une nouvelle ambition numérique. Pour les entreprises, c’est un enjeu de compétitivité et pour les territoires, une question d’égalité et d’attractivité.

Je pense à l’école aussi. La pleine maîtrise des outils numériques sera au coeur de l’acquisition de nouveaux savoirs et de nouvelles compétences, au coeur aussi de méthodes d’apprentissage renouvelées.

Je pense enfin à la modernisation de l’action publique, qui connaitra avec l’administration numérique des progrès importants.

Cette nouvelle ambition que j’entends porter dans les mois à venir, avec tous mes collègues du Gouvernement, trouvera dès début 2013 une traduction très concrète avec l’ouverture de nombreux chantiers.

Et ici même, dès aujourd’hui, avec une nouvelle étape dans le déploiement du très haut débit.

Le Président de la République s’y est engagé durant la campagne présidentielle. La couverture du territoire en très haut débit sera une réalité d’ici à 10 ans.

Sur la route du déploiement du très haut débit, l’étape de Palaiseau constitue donc un rendez-vous important. La première ville 100% fibre. La première ville 100% numérique.

Depuis plusieurs mois maintenant, j’ai eu l’occasion de consulter opérateurs, collectivités locales et associations d’élus. J’ai précisé le calendrier et affiné la stratégie qui nous permettra de tenir l’engagement présidentiel.

Mon ministère travaille sur les chiffrages du déploiement du très haut débit, afin de répondre aux enjeux du financement de ce chantier colossal.

Le Gouvernement répondra présent aux côtés des collectivités pour l’aménagement solidaire de leurs territoires.

Car sur ce chantier structurant, nous avons choisi de rompre avec la logique qui avait prévalu jusqu’à aujourd’hui, convaincus que la construction de ce nouveau réseau d’infrastructures peut nous permettre de résoudre la fracture territoriale et sociale.

Ce sont précisément les territoires les plus périphériques et les moins bien desservis, et singulièrement les petites et moyennes entreprises s’y établissant, qui doivent aujourd’hui être notre cible prioritaire.

Le Très haut débit peut être un puissant levier de compétitivité pour les territoires, mais surtout d’égalité entre les territoires.

Le Gouvernement de Jean-Marc Ayrault refuse la cacophonie et le tâtonnement qui prévalaient jusqu’à présent. Nous assumons désormais un choix industriel clair ; celui de la fibre optique, et une méthode, le volontarisme et même un certain dirigisme.

Le défi du très haut débit ne sera relevé qu’à cette condition. La clarté et la volonté.

L’expérimentation de Palaiseau marque de ce point de vue notre engagement, et illustre parfaitement l’envie d’avancer et de bouleverser ces habitudes. Les grands équipements et réseaux structurants de notre pays ne sont pas nés de la volonté spontanée des acteurs économiques eux-mêmes. Hier comme aujourd’hui, rien ne remplace une vision claire, un choix stratégique fort, assumé, pérenne, de la part du politique.

Nous ne voulons pas démentir l’histoire industrielle de notre pays, avec la révolution du très haut débit et de la fibre, nous voulons la poursuivre, sans que cette révolution ne prenne 15, 20 voire 25 ans, et ne conduise la France à accuser un retard durable par rapport à ses voisins européens.

La comparaison avec le basculement qui s’est produit au moment du passage de la télévision analogique à la télévision numérique me semble éclairante.

En décidant de tester la fermeture du réseau cuivre dans cette ville à partir de 2013, Orange porte pleinement cette nouvelle ambition. M. le Président directeur général, je salue cette initiative ; c’est un signal fort de la volonté de France Telecom – Orange de passer à une phase et à un nouveau rythme de déploiement de la fibre, même si je suis consciente que ce mouvement ne pourra être que progressif.

En effet cette expérimentation va à coup sûr donner un véritable élan au chantier du très haut débit en France, en permettant à tous d’envisager une réalité au très haut débit, un monde dans lequel le cuivre aura disparu.

En somme, c’est en disant aux Français ce qu’ils pourront faire de leurs tablettes numériques ou de leurs pèse-personnes connectés, que l’on sert le mieux la cause du très haut débit.

Le test profitera à la ville de Palaiseau et permettra à tous les acteurs de la filière FTTH de se préparer à ce monde de demain.

Mais je me réjouis de ce qu’elle signifie dès demain pour les palaisiennes et palaisiens, qui vont pouvoir bénéficier de la fibre optique, bien au-delà du seul plateau de Saclay.

Je le disais en débutant mon propos ; Palaiseau trouve là une formidable opportunité, et inaugure un temps nouveau.

Je me réjouis aussi et surtout du signal extrêmement positif qu’elle envoie à tous les acteurs du numérique et aux Français, et de ce qu’elle dit de notre nouvelle ambition en matière de très haut débit.


Je vous remercie.


Source http://www.redressement-productif.gouv.fr, le 15 octobre 2012

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