Déclaration de M. Manuel Valls, ministre de l'intérieur, en réponse à une question sur la politique du gouvernement vis-à-vis de la Corse, au Sénat le 25 octobre 2012. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Manuel Valls, ministre de l'intérieur, en réponse à une question sur la politique du gouvernement vis-à-vis de la Corse, au Sénat le 25 octobre 2012.

Personnalité, fonction : VALLS Manuel.

FRANCE. Ministre de l'intérieur

Circonstances : Question d'actualité posée par M. Nicolas Alfonsi, sénateur (Radical) de Corse-du-Sud, au Sénat le 25 octobre 2012

ti : Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Sénateurs, Monsieur le sénateur Nicolas Alfonsi. La Corse, c'est la France et c'est la République, et la France doit évidemment soutien et protection à la Corse et aux Corses. Et c'est évidemment sens de l'engagement économique de l'Etat à travers le plan d'investissement exceptionnel et l'Etat sera présent auprès des collectivités dans ce sens. Mais aujourd'hui vous avez eu raison de le souligner, la Corse connaît de nouveau, est-ce que cela s'est vraiment arrêté, une vague de violence, une vague de violence qui remonte à loin et qui gangrène profondément la société corse. L'Etat doit tout simplement assumer, et vous l'avez dit, ses responsabilités en profondeur et dans la continuité et c'est le sens des mesures qui ont été annoncées par le Premier ministre lundi dernier avec Christiane Taubira, la Garde des Sceaux, Pierre Moscovici, ministre de l'Economie, Jérôme Cahuzac, ministre du Budget, et moi-même pour montrer la détermination de l'Etat, sa volonté de s'attaquer en profondeur à ces mafias, au crime organisé, à l'argent détourné, au financement occulte. Et pour cela nous avons besoin d'une action en profondeur en soutenant davantage le travail interministériel, la coopération entre les services de police et de gendarmerie et la coopération entre la police et la justice. Et Christiane Taubira a déjà annoncé que de nouvelles mesures de politique pénale seront proposées. Et nous nous rendrons dans les prochaines semaines avec la Garde des Sceaux pour affirmer la volonté intraitable de l'Etat républicain à assumer ses responsabilités. Mais nous avons besoin de deux choses. Nous avons besoin du soutien des élus et de la société corse, à chacun de prendre ses responsabilités. L'Etat prendra ses responsabilités mais il est temps aussi que chacun prenne ses responsabilités pour lutter contre le crime, contre la délinquance. Il n'y a pas une culture corse particulière, il n'y a pas la loi de l'omerta, ça n'existe pas ça en République, Monsieur le Sénateur, et vous le savez bien et votre combat courageux est là pour le démontrer. Donc nous avons besoin de la mobilisation de toute la société corse et puis pour être aussi clair vis-à-vis de votre question, Monsieur le Sénateur, il n'y a pas de compromission possible, on ne peut pas mélanger des revendications identitaires ou d'autonomie ou d'évolution du statut alors que précisément il y a de la violence. Je vous le disais, la Corse c'est la République, la loi elle doit s'appliquer pour lutter contre la délinquance et pour lutter contre le crime, il n'y a pas d'autre voie possible.


Source http://www.interieur.gouv.fr, le 22 novembre 2012

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