Déclaration de M. Jean-Marc Ayrault, Premier ministre, sur les relations bilatérales entre la France et l'Argentine, la situation dans la zone euro et l'engagement de la France au Mali, à Buenos Aires le 25 janvier 2013. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Jean-Marc Ayrault, Premier ministre, sur les relations bilatérales entre la France et l'Argentine, la situation dans la zone euro et l'engagement de la France au Mali, à Buenos Aires le 25 janvier 2013.

Personnalité, fonction : AYRAULT Jean-Marc.

FRANCE. Premier ministre

Circonstances : Voyage du Premier ministre en Amérique du sud du 25 au 27 janvier 2013 - Discours devant la communauté française en Argentine, à Buenos Aires le 25

ti : Mesdames, Messieurs, bonjour.


Monsieur l'Ambassadeur, merci d'avoir organisé cette réception. L'accueil est chaleureux et j'en suis particulièrement heureux. Je voudrais saluer mes collègues du gouvernement qui m'accompagnent, Bernard Cazeneuve, ministre des Affaires européennes et Benoît HAMON, ministre de l'Economie sociale et solidaire et de la consommation, qui est arrivé avant nous puisqu'il a déjà eu des entretiens bilatéraux avec ses collègues du gouvernement. Et puis je suis accompagné des parlementaires de l'Assemblée nationale et du Sénat, présidents des groupes d'amitié France – Argentine, France – Chili, et du député de votre circonscription, Sergio Coronado. Enfin, je suis heureux de vous saluer, toutes et tous, Mesdames et Messieurs, avec un salut particulier pour les délégués de l'ADFE que j'ai eu l'honneur de saluer il y a quelques instants.

Le président de la République, François Hollande, avait envisagé de venir au Sommet de Union européenne et des Pays de l'Amérique latine et des Caraïbes. Vous connaissez les circonstances qui contraignent le président de la République, chef de l'Etat et chef des Armées, en raison de l'intervention de la France au Mali, aux côtés des Forces armées maliennes : il aurait aimé faire ce déplacement. Je le remplace. Il était prévu une escale à Buenos-Aires, trop courte, il faut le reconnaître, mais elle va me permettre de rencontrer la Communauté française, et aussi, dans quelques instants, de rencontrer Madame Kirchner, la présidente de l'Argentine.

Je voudrais vous dire un mot à vous, toutes et tous, Mesdames, Messieurs, qui représentez la Communauté française d'Argentine. Depuis plusieurs générations, vous avez contribué à la naissance et à l'histoire aussi de ce beau pays. Peu de Français, peu de nos compatriotes savent qu'il y avait, à la fin du XIXe siècle, quelque 250.000 de leurs compatriotes d'origine basque, d'origines gasconne, béarnaise ou savoyarde, qui se sont installés loin de France, ici dans ce pays d'Argentine. Vous êtes, certes, moins nombreux aujourd'hui ; vous êtes environ 15.000 résidents, peut-être un peu plus même, mais en tout cas, vous êtes un vrai trait d'union entre nos deux pays, entre l'Argentine et la France. Parfois, on pourrait croire que ces liens se distendent. Je crois que ces liens sont des liens d'abord humains, des liens historiques, des liens affectifs. Je pense à quelques figures dont le nom résonne dans le cœur des Français, tel que Saint-Exupery, Carlos Gardel évidemment ou Hector Bianciotti, mais aussi David Trezeguet que j'ai eu le plaisir de saluer il y a quelques instants. Et beaucoup d'autres, sûrement.

Mais c'est parce que le gouvernement a la volonté de renforcer les liens entre la France, l'Argentine et l'Amérique latine en général, que j'ai tenu, malgré les circonstances, à faire ce déplacement. Votre région, la région que vous habitez est particulièrement dynamique sur le plan économique. Et puis c'est essentiel : la démocratie s'y est consolidée, après les crimes odieux de la Dictature, c'est maintenant, trente ans après, l'occasion de se rappeler cette horreur. Je viens de rendre hommage aux victimes d'origine française en présence des membres de leurs familles. Je leur adresse à nouveau un salut fraternel et chaleureux. Ces moments sont des moments sans doute qui rappellent cette souffrance, mais qui sont nécessaires : de ne rien oublier de cette horreur qui s'est passée ici, comme cela s'est passé malheureusement dans d'autres pays du monde, en Europe et ailleurs.

La France est présente ici et partage avec l'immense majorité du peuple argentin et avec ses dirigeants politiques de toutes sensibilités démocratiques, le même combat pour les droits de l'homme. Cela n'a pas été facile de conquérir à nouveau cette démocratie. Il y a eu l'élection de Raül Alfonsin, et puis après bien des vicissitudes, aujourd'hui la démocratie est installée. C'est une richesse extraordinaire. Il n'y a pas de développement économique sans sécurité et liberté, mais il n'y a pas de développement économique sans démocratie. En tout cas, c'est notre conception et nous la défendons et nous la défendrons partout dans le monde. Je viens ici pour le rappeler, et rappeler que nous avons des valeurs communes à partager et à défendre partout. Nous devons, au-delà du dialogue politique, que j'aurai l'occasion d'évoquer avec la présidente Christina Fernandez de Kirchner, évoquer aussi l'avenir de nos relations sur le plan économique.

Vous êtes nombreux à travailler dans des entreprises françaises ou dans des entreprises argentines. Il y a 220 entreprises françaises dans tous les secteurs de l'économie. Elles sont parfois leaders. Je pense notamment à l'automobile, l'automobile qui est un secteur que vous savez en difficulté en France ! En ce moment, on parle de Renault, de PSA… La responsabilité du gouvernement n'est pas de gérer les entreprises, mais de les accompagner dans leur projet de réorganisation, de redémarrage qui nécessite parfois des diminutions d'emplois, des réorganisations de sites… Il faut absolument réussir à sauver ces grands secteurs industriels qui doivent s'inscrire dans une vision d'avenir sur le plan technologique, sur le plan de nouveaux produits, de nouveaux modèles… C'est le rôle du gouvernement, non pas de faire, mais d'accompagner, d'encourager. Et c'est pour cela que nous ne pouvons que poursuivre dans la voie qui vient d'être engagée, notamment de la négociation entre les partenaires sociaux - même si parfois c'est conflictuel -, pour trouver des solutions, grand groupe par grand groupe, entreprise par entreprise, dans le cadre d'accords équilibrés entre les entreprises et les salariés. C'est ce chantier qui est en cours en France. Je vous en parle, parce que si j'évoque le rôle que jouent ces groupes automobiles ici, en Argentine, il serait paradoxal de ne pas vous informer de la situation de notre pays et de la volonté de réussir à nous en sortir ! Même si c'est difficile.

La France est le 2ème fournisseur européen de l'Argentine, derrière l'Allemagne, et dégage un excédent commercial ; donc c'est un bon point de départ. Mais il faut que cette coopération exemplaire se renforce dans tous les domaines. En matière culturelle – elle existe déjà, elle est beaucoup appréciée, il y a des liens étroits entre nos deux pays – mais aussi sur le plan scientifique et universitaire, je l'évoquerai avec la présidente. Et puis d'autres partenariats que nous pourrons évoquer. Les Argentins qui se forment en France, les étudiants, qui conduisent leurs travaux de recherche, sont autant de partenaires qui auront le réflexe aussi de se tourner vers notre pays. Au fond, accueillir des étudiants, d'abord c'est un geste d'accueil, très important, il ne faut pas avoir peur d'accueillir des étudiants étrangers en France, c'est une chance pour eux mais c'est aussi une chance pour la France, c'est en quelque sorte un investissement partagé.

Mes chers compatriotes, l'ambition du gouvernement, je viens de l'évoquer en évoquant l'industrie automobile, c'est de faire en sorte que la France, avec tous ses atouts dont elle dispose, ses entreprises exportatrices, sa créativité, son excellence dans de nombreux secteurs de pointe, mette à profit toutes les opportunités que présente, je dirais, la mondialisation. Elle fait peur, parfois, dans chacun de nos pays, en tout cas en France ! C'est parfois le réflexe, le premier réflexe. Mais il faut bien voir aussi que l'économie du monde est en train de se transformer en profondeur. Si je représente ici la France, à cette rencontre entre l'union européenne et l'Amérique latine, comme le président de la République était récemment aussi en Asie, c'est parce que nous pensons que l'avenir du monde se joue à la fois chez nous mais se joue aussi ici, avec des pays qui veulent trouver toute leur place. On les appelle les pays émergents. C'est ça, la nouvelle donne mondiale ! Si nous sommes absents, et si nous nous replions sur nous-mêmes, si nous n'abordons pas de front cette nouvelle réalité du monde, alors nous nous affaiblirons. Mon souci et celui de tout le gouvernement, comme celui du président de la République, c'est que la France soit plus forte, qu'elle soit plus combative, plus compétitive. C'est pourquoi le gouvernement s'attache, sur fond de crise économique et de montée du chômage – qui est une réalité en France, dans le reste de l'Europe aussi – à remettre notre pays avec toutes ses forces, en mouvement, et surtout lui redonner confiance dans ses propres atouts.

On dit que les Français sont le peuple le plus pessimiste du monde. Et pourtant, je ne suis pas sûr que vous ayez cette vision de la France, vous qui en êtes éloignés. Mais c'est vrai, je l'ai dit, nous sommes dans un monde en mutation. Il ne s'agit pas pour autant de renier ce que nous sommes, ce qui fait la force de notre République, nos valeurs que j'évoquais au début de mon propos. "Liberté, égalité, fraternité", ça veut dire quelque chose en France, mais ça veut dire quelque chose aussi dans le monde, soyons conscients de ces valeurs ; beaucoup de pays s'y réfèrent, y compris en Amérique latine. Et c'est vrai que nous avons aussi à réformer notre modèle. Il ne suffit pas de dire qu'il est bien ! Il faut voir où il a ses faiblesses ! Il faut le réorganiser, le réorienter sans perdre notre âme, sans perdre les valeurs qui nous rassemblent, nous réunissent et qui nous donnent l'élan nécessaire. Mais il faut faire ces réformes ! Et en tout cas, ces réformes sont engagées. Elles nécessitent des efforts. Premier effort : la maîtrise de nos comptes publics. On ne peut pas continuer à vivre avec un pays qui s'endette et qui creuse ses déficits. Ce n'est pas l'Europe qui nous l'impose, même si nous sommes dans l'euro et que nous avons des obligations liées à l'euro ! Et nous n'avons pas l'intention d'en sortir, ce serait l'absurdité totale ! Il y a quand même un consensus national pour défendre l'euro, même si des minorités défendent d'autres thèses. Mais nous avons nos propres exigences pour nous-mêmes ! Un pays qui consacre son premier budget au remboursement des intérêts d'emprunt, ce n'est pas un pays qui prépare l'avenir de sa jeunesse ! C'est un pays qui doit se confronter à cette question et voir comment on peut faire pour réduire ces déficits, réduire cette dette. C'est ce que nous avons commencé à faire.

Mais le combat sera rude ! Il nécessite aussi d'engager d'autres chantiers. La réduction des déficits publics ne peut pas, à elle seule, résumer un projet ! Le projet, c'est de remettre notre pays sur les rails, de le rendre plus fort, je l'ai dit, et plus compétitif. C'est pourquoi nous avons engagé le Pacte national, pour la croissance, la compétitivité et l'emploi. En Europe, la priorité est aussi de retrouver le chemin de la croissance et d'avoir également une ambition en matière d'emplois. L'euro est désormais stabilisé. Je le dis ici, parce que parfois, on s'interroge à l'autre bout du monde, en Asie, en Amérique, est-ce que l'euro va disparaître ? Je crois qu'on ne le dit plus, mais il y a quelques mois, j'étais en Asie, et on m'a posé cette question. Il y avait une vraie inquiétude. Je pense qu'on peut dire que, depuis six mois – huit mois, les choses ont changé, même si parfois on pourrait espérer qu'elles changent plus vite. En Grèce, des solutions ont enfin été trouvées. La situation de l'Espagne, comme de l'Italie, est en voie d'amélioration. L'Union monétaire aujourd'hui est stabilisée, même s'il reste encore quelques difficultés. C'était la base même de la relance du projet européen. Et puis un pacte pour la croissance a également été adopté en juin dernier pour réorienter l'Europe ! C'était un des combats du président de la République. On en verra les fruits, même si ce n'est pas immédiat. L'Union monétaire elle-même est en marche. Le mécanisme européen de stabilité, qui a eu du mal à voir le jour, est également réalisé. Quant à la taxe sur les transactions financières, vieux combat de tant d'années, aujourd'hui 11 pays dans le cadre d'une coopération renforcée, ont décidé de l'adopter.

Tout ça, c'est le bilan, le bilan qui ne nous satisfait pas puisqu'il y a encore d'autres chantiers, mais qui montre que, étape après étape, les choses avancent et qu'elles changent. Parce que ce monde qui change a besoin aussi d'une Europe forte. Nous sommes regardés, nous sommes écoutés, nous sommes attendus, ça sera l'objet de la rencontre de demain et d'après-demain à Santiago du Chili. Nous sommes des partenaires. Une Europe qui se porte bien, c'est le reste du monde qui se porte bien, même s'il y a beaucoup à apprendre, beaucoup à faire avec les partenaires du reste du monde.

Mes chers compatriotes, je connais votre attachement à la France, à la Nation, qui est la vôtre. Je sais que vous souhaitez qu'elle soit attentive à vos préoccupations. J'ai cité votre député, Sergio Coronado, qui évidemment, consacre beaucoup de temps à suivre les questions concrètes qui peuvent se poser dans votre vie de tous les jours ; j'en ai parlé tout à l'heure, brièvement, avec les délégués de l'ADFE. La diversité sociale de votre Communauté justifie, de la part de l'Etat, un effort de solidarité. Une aide sociale, qui est doté du budget le plus important de la région, bénéficie déjà à 300 personnes en Argentine. En complément, une Fondation d'entraide se mobilise depuis trois ans pour venir en aide aux personnes en plus grande difficulté. En tout cas, je salue, Monsieur l'Ambassadeur, cette initiative ; je vous demande de bien vouloir transmettre ces encouragements aux personnes qui en sont les responsables. C'est aussi dans un esprit d'équité que la prise en charge des frais de scolarité, en dehors de toutes conditions de ressources, a été supprimée. La réforme du système des bourses, qui a été engagée, a décidé de permettre au plus grand nombre de familles, de scolariser leurs enfants, et elle s'appliquera en Argentine à compter de mars 2013, et elle a fait l'objet, avant décision, d'une large concertation.

Vous êtes aussi très attachés à un service consulaire de qualité. Grâce à un maillage étroit du territoire argentin, par un réseau d'agences consulaires, dans le cadre de la réforme de l'Etat, le ministère des Affaires étrangères examine comment moderniser ce service, mais avec un objectif : en assurer la pérennité. Votre Communauté a été choquée par les deux drames qui ont coûté la vie, en 2011 et 2012, à 3 de nos compatriotes. Je voudrais saluer leur mémoire. La sécurité des Français à l'étranger continuera d'être une priorité du gouvernement. Et le gouvernement y est particulièrement attentif, en particulier en ce moment.

Je sais que vous êtes, comme moi, soucieux de solidarité avec nos soldats qui sont engagés actuellement au Mali. Malgré la distance, je sais que vous comprenez que la France lutte aux côtés de ce pays et des autres Etats de la région contre des groupes terroristes. Ici en Argentine, on sait ce que veut dire « terrorisme ». Ce terrorisme, ces groupes terroristes qui occupent le Nord-Mali et qui disposent de beaucoup d'armes, venant souvent de Libye ou d'ailleurs, avaient un objectif : prendre possession du Mali, porter atteinte à sa souveraineté et en faire, en quelque sorte, le cœur d'une organisation terroriste qui aurait déstabilisé toute l'Afrique de l'Ouest, et qui menaçaient aussi l'Europe et particulièrement la France. C'est pour cela que le président de la République, dès le mois de septembre à l'Assemblée générale des Nations-unies, avait alerté l'opinion internationale sur ce danger. Le 20 décembre, le Conseil de sécurité a, à l'unanimité, adopté une résolution pour mettre en œuvre une réaction et aussi soutenir la mise en place d'une Force internationale africaine, la MISMA, qui est actuellement en train de s'installer. L'Etat-major est à Bamako, les premières troupes arrivent ; dans quelques semaines, nous aurons plusieurs milliers de soldats africains sur le terrain, et qui ont vocation à remplacer les troupes françaises. La France n'a pas vocation à rester au Nord-Mali ! Mais pourquoi sommes-nous intervenus ? Parce que, voyant la mise en place progressive de cette Force internationale, les groupes terroristes ont senti qu'il était le moment d'intervenir pour empêcher sa venue, et en prenant tout de suite possession de tout le Mali. Et la volonté de ces trois groupes terroristes était de descendre le plus bas possible vers Bamako, en commençant par Mopti. Le président du Mali, le président Traore, a appelé en urgence au secours le seul Etat qui avait les moyens, dans la région, d'intervenir : la France. Cette demande a été faite officiellement dans le cadre de la Charte des Nations-unies et de son article 51, et avec l'appui de tous les pays, de toutes les autorités des pays de l'Afrique de l'Ouest consultés par la France, mais aussi avec le soutien de tous les Etats dans le monde avec lesquels la France entretient des relations de confiance, les Européens bien sûr, mais aussi les Américains, les Russes qui ont parfaitement compris la nécessité de l'urgence de cette intervention. Si nous ne l'avions pas fait, aujourd'hui, ce que je décrirais comme un objectif des groupes terroristes aurait été atteint, et donc la Force internationale décidée par la résolution du 20 décembre des Nations-unies, du Conseil de sécurité, n'aurait pas pu se mettre en œuvre, il aurait été trop tard.

C'est donc cette action qui est engagée. Je suis convaincu qu'elle va porter ses fruits. Ensuite, après, il faudra réussir la transition politique ! Et puis il faudra aussi assurer à ce pays, comme aux autres de la région qui sont particulièrement pauvres – c'était la responsabilité de la France mais aussi de l'Europe – leur développement ! Vous voyez bien que là, il y avait un enjeu considérable et que la France ne pouvait pas être absente et échapper à ses lourdes responsabilités.

Merci encore de votre présence ce matin ; merci, Monsieur l'Ambassadeur, Jean-Pierre Asvazadourian ; vous avez, avec tact et intelligence, contribué au rayonnement de la France depuis déjà quelques temps, ici, en Argentine. Je sais que vous aimez beaucoup ce pays ; vous savez aussi accueillir nos compatriotes, les écouter, les aider, porter aussi les projets de la France, les faire connaître, encourager ceux qui viennent ici dans les relations économiques, et je voudrais vous en remercier personnellement, ainsi que toute l'équipe de l'Ambassade et du Consulat.

Quand on est loin de la France, on voit la France… Plutôt on voit l'essentiel de la France. Et on a souvent une idée plus confiante de ce qu'elle est, de son rayonnement, de ses capacités. Et c'est ce message de confiance que je voulais vous adresser, vous remercier pour ce que vous faites dans ce pays et ce que vous faites aussi pour la France ; parce que quand on s'éloigne, on perd quelque chose, mais on gagne aussi quelque chose. On gagne un plus grand amour de la patrie ; on gagne toujours un peu plus l'affection de là où l'on est venu, de ce qu'on emporte avec soi et de ce qu'on voudrait faire partager aux autres.


Je vous remercie, mes chers compatriotes, pour tout ça.

Vive l'amitié entre la France et l'Argentine,
vive la République
et vive la France !


Source http://www.gouvernement.fr, le 28 janvier 2013

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