Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères, avec BFM TV, I-Télé et LCI le 23 avril 2013, sur l'attentat contre l'ambassade de France à Tripoli en Libye. | vie-publique.fr | Discours publics

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Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères, avec BFM TV, I-Télé et LCI le 23 avril 2013, sur l'attentat contre l'ambassade de France à Tripoli en Libye.

Personnalité, fonction : FABIUS Laurent.

FRANCE. Ministre des affaires étrangères

ti :

Mesdames et Messieurs,


Un attentat à la voiture piégée a eu lieu à Tripoli, en Libye, devant notre ambassade. Cet attentat aurait pu être un carnage. Deux gendarmes ont été blessés, dont l'un grièvement. Il s'en est fallu de quelques minutes ; si le personnel avait été là, cela aurait effectivement été un drame épouvantable.

C'est un attentat qui vise non seulement la France mais l'ensemble des pays qui luttent contre les groupes terroristes.

Je vais me rendre immédiatement en Libye. Nous en avons discuté ce matin avec le président de la République et avec le Premier ministre. Je me rendrais au chevet des gendarmes, bien sûr, et ensuite nous aurons une réunion de travail avec le gouvernement libyen. Le ministre des affaires étrangères m'a appelé ce matin pour me dire qu'ils étaient totalement à notre disposition.

Par ailleurs, nous avons décidé d'envoyer un groupement du GIGN sur place et, bien sûr, il y aura un renforcement des mesures de sécurité dans toute la zone, pas seulement en Libye.

Cet attentat était fait pour tuer, la France ne cèdera pas.


Q - A-t-on une piste sur les éventuels auteurs de cet attentat ? Sait-on quelque chose ?

R - On ne sait rien encore mais le ministère libyen compétent a immédiatement ouvert une enquête pour trouver quels sont les auteurs et bien sûr les punir. D'autre part, le Parquet de Paris a lui aussi décidé d'ouvrir une enquête puisque des Français sont victimes.

Q - En France, peut-on s'inquiéter de nouveaux risques d'attentats ?

R - Il n'y a pas de danger supplémentaire qui ait été signalé mais mon collègue, M. Valls, le ministre de l'intérieur a pris, d'ores et déjà et depuis assez longtemps, les dispositions nécessaires.

Je le répète, en ce qui concerne la Libye bien sûr mais pour l'ensemble de la zone du Moyen-Orient et du Sahel, des dispositions importantes avaient déjà été prises mais elles vont être immédiatement renforcées. J'ai donné instruction pour que les activités du centre culturel et de l'école primaire à Tripoli soient immédiatement suspendues.

Q - Vous avez dit que parmi les deux agents, l'un était grièvement blessé. A-t-on des détails sur l'état de leurs blessures ? Comment vont-ils ?

R - Oui, l'un des gendarmes est sérieusement blessé et sera opéré sur place. Je me rendrais à son chevet d'ici quelques heures, je pars pour Tripoli immédiatement.

Merci.


Source http://www.diplomatie.gouv.fr, le 30 avril 2013

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