Interview de M. Vincent Peillon, ministre de l'éducation nationale à I-Télé le 10 octobre 2013, sur la réforme des rythmes scolaires et des programmes à l'école. | vie-publique.fr | Discours publics

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Interview de M. Vincent Peillon, ministre de l'éducation nationale à I-Télé le 10 octobre 2013, sur la réforme des rythmes scolaires et des programmes à l'école.

Personnalité, fonction : PEILLON Vincent, BARBIER Christophe.

FRANCE. Ministre de l'éducation nationale;

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CHRISTOPHE BARBIER
La première question sur le sondage du NOUVEL OBS, la première question est posée par Bruce TOUSSAINT, le sondage qui fait la Une de L’OBS sur Marine LE PEN.

BRUCE TOUSSAINT
24% effectivement d’intentions de vote pour le Front national aux élections européennes. Quel est votre sentiment ? Est-ce que la cote d’alerte est dépassée ?

VINCENT PEILLON
Il y a longtemps qu’elle est dépassée, on est un pays qui a connu – vous vous en souvenez – le 21 avril 2002, et puis, on l’a vu, et donc on est et on continue d’être sur une pente qui n’est pas la bonne, parce que Marine LE PEN n’est en aucun cas une solution, la sortie de l’euro, elle pèserait d’abord sur son électorat, et par ailleurs, on voit qu’il y a à la fois cette question sociale, mais une question de valeurs, très profonde, qui est posée au pays, elle l’a eu à d’autres moments de son histoire. Et donc ça n’est pas une bonne nouvelle.

CHRISTOPHE BARBIER
Est-ce que vous serez candidat aux élections européennes ? On vous prête l’envie d’être à nouveau, vous l’avez été, candidat dans le grand sud-est ?

VINCENT PEILLON
Oui, je suis député européen, et c’est d’ailleurs une éducation à la démocratie que vous me permettez de faire, c’est un vrai mandat, je me suis toujours appliqué, je suis le seul d’ailleurs responsable français depuis 97, à s’être appliqué le non-cumul des mandats. Mon actuel mandat est celui de député européen, donc…

CHRISTOPHE BARBIER
Et vous serez candidat ?

VINCENT PEILLON
Oui, bien entendu, je vais continuer…

CHRISTOPHE BARBIER
Vous menez cette bataille.

VINCENT PEILLON
Car je ne crois pas que les hommes politiques ou les femmes doivent être de la société civile, je fais de la politique depuis quinze ans, et donc je continuerai d’avoir un mandat, ça me donne une légitimité. Par ailleurs, vous venez de le dire, j’étais la tête de liste face à Jean-Marie LE PEN, j’ai un engagement très profond, chacun le sait, sur une certaine idée de la France et de la République, je ne me déroberai pas à ce combat. Et je crois tout à fait déterminant en plus aujourd’hui de dire aux Français : cessez de croire que la fermeture des frontières, le repli sur soi, la stigmatisation de l’autre, c’est ce qui va nous permettre de réussir. La France doit se relever, elle se relèvera comme à toutes les périodes de son histoire, quand elle sera forte, généreuse, ouverte sur le monde.

CHRISTOPHE BARBIER
Et vous devrez choisir à ce moment-là, donc à aller siéger à Strasbourg après avoir été élu, et démissionner du gouvernement alors ?

VINCENT PEILLON
Mais comme toujours, comme tous les députés, quand on a fait la campagne législative…

CHRISTOPHE BARBIER
…

VINCENT PEILLON
Non, mais, vous êtes nommé au gouvernement, vous faites votre campagne pour l’Assemblée nationale, et vous avez à faire le choix quand on vous renomme ministre de savoir, il faudrait quand même, et c’est très utile finalement, parce que ça va me permettre de faire de l’instruction civique pendant six mois, ce n’est pas parce que les élections européennes ne coïncident pas avec l’instauration du gouvernement, que ce n’est pas le même mandat que député. Et c’est les mêmes procédures.

CHRISTOPHE BARBIER
Aujourd’hui, vous installez le Conseil supérieur des programmes, alors, les programmes sont trop lourds ou simplement mal agencés ?

VINCENT PEILLON
Les deux. Les deux, ils sont trop lourds parce qu’ils ont fonctionné sur un empilement de disciplines, avec une forme d’anxiété, qui fait que, aujourd’hui, les uns et les autres d’ailleurs, c’est le résultat à dix ans, on ne peut pas faire les programmes, ce n’est pas une bonne chose, et en même temps, ils sont mal organisés, c’est-à-dire mal conçus, sur des choses tout à fait fondamentales, qui montrent l’échec français, la difficulté des réformes, d’abord, ils ne sont pas suffisamment organisés en cycles, on le demande depuis 1989. Deuxièmement, ils ne sont pas coordonnés avec le fameux socle commun de compétences de culture et de connaissance…

CHRISTOPHE BARBIER
Qu’on va réviser, qu’on va revoir…

VINCENT PEILLON
Eh bien, pour l’organisation… qu’on va revoir, bien entendu, mais aussi, on va l’articuler à cette question des programmes, articuler les programmes à la question des cycles, articuler les programmes à la question des cycles, du socle, mais aussi à l’évaluation des élèves. Nos enfants, les élèves, passent un DNB, le Brevet des collèges, qui n’a rien à voir avec le livret de compétences, donc il faut mettre tout ça en cohérence. Et enfin, il faut quand même former les professeurs à enseigner leurs programmes, ce qui n’est jamais le cas. Et on va lier tout ça aux écoles supérieures du professorat et de l’éducation ; cohérence…

CHRISTOPHE BARBIER
Est-ce que ça sera l’occasion aussi de faire reculer un petit peu la dictature des mathématiques ?

VINCENT PEILLON
Vous le verrez quand les résultats PISA arriveront. Ça n’est pas bien…

CHRISTOPHE BARBIER
PISA, évaluation internationale…

VINCENT PEILLON
Oui, et qui va d’ailleurs, d’une certaine façon, justifier tout ce que nous faisons, c’est-à-dire la nécessité de refonder l’école dans ce pays pour permettre la réussite des élèves.

CHRISTOPHE BARBIER
La France n’est pas bien classée.

VINCENT PEILLON
Accroissement des inégalités, difficulté sur la compréhension de l’écrit, difficulté maintenant sur les mathématiques, alors que vous le savez, nous avons une des meilleures écoles mathématiques du monde, mais l’enseignement des sciences, plus globalement des sciences, à l’école ne va pas. Et d’ailleurs, nous avons une crise terrible, vous le savez, de recrutement des professeurs de sciences, voire des ingénieurs dans notre pays. Cette question est centrale, et j’ai d’ailleurs demandé à ce que des scientifiques et des femmes scientifiques aussi soient présents dans ce Conseil supérieur des programmes, il sera vice-présidé par madame Annie CAZENAVE, de l’Institut, qui est une grande spécialiste de ces questions, et ils seront accompagnés par un professeur de mathématiques de l’université, mais spécialiste aussi de ce que l’on peut enseigner dans les collèges et les lycées, Xavier BUFF.

CHRISTOPHE BARBIER
N’est-ce pas une erreur que d’encombrer les emplois du temps avec la morale laïque ou la découverte des parcours professionnels ? Tout ça, c’est sympathique, mais ça n’a pas sa place peut-être dans les programmes déjà chargés ?

VINCENT PEILLON
L’instruction civique et morale a sa place, elle y est déjà, elle est mal coordonnée du début à la fin, elle est à mon avis enseignée de façon insuffisante, mais elle est tout à fait essentielle, parce que nous devons avoir trois objectifs, les apprentissages fondamentaux, qui permettent l’émancipation personnelle, la production d’un vivre en commun et donc la citoyenneté, c’est une des missions de l’école, ça a toujours été. Et puis, troisièmement, quand même, l’insertion professionnelle, parce qu’elle va assez bien pour 75%, surtout quand les parents s’en occupent, mais nous laissons 25% des enfants au bord du chemin. Il y a des pays, pensez à l’Allemagne, qu’on donne toujours en modèle, dans lequel, au coeur de la relation pédagogique, entre le professeur et l’élève, la question de l’orientation est posée, elle n’est pas sous-traitée, savoir ce qu’un enfant veut faire, lui permettre d’avoir des désirs, lui faire connaître les possibilités offertes à lui, c’est notre responsabilité…

CHRISTOPHE BARBIER
Et sauver la filière de l’apprentissage par exemple, ça viendra par-là ?

VINCENT PEILLON
C’est nous qui…

CHRISTOPHE BARBIER
Plus d’apprentis ?

VINCENT PEILLON
Mais c’est nous qui le faisons, d’abord, il faut quand même parler des réalités, je me souviens que Xavier BERTRAND ou Nicolas SARKOZY disant : il faut 800.000 apprentis, en cinq ans, ils en ont fait 10.000 de plus, voilà le résultat. Donc on est toujours dans les 450…

CHRISTOPHE BARBIER
Et vous, votre objectif ?

VINCENT PEILLON
C’est 20.000 sous statut scolaire, dès cette année, et de la même façon que nous avons déjà réussi sur les décrocheurs, nous réussirons sur l’apprentissage. Mais je veux développer… vous savez, l’enseignement professionnel en France, c’est la gauche, les lycées professionnels, c’est la gauche. Antoine PROST vient de sortir un livre, le grand historien, il dit : il y a deux grandes réformes, la réforme Gaullienne du collège, et la réforme de 1985, JOSPIN (sic)… pardon, FABIUS/CHEVENEMENT, sur les lycées professionnels. Les licences professionnelles, les BTS. Donc nous aimons la voie professionnelle.

CHRISTOPHE BARBIER
Est-ce qu’avec cette réforme des programmes, les cartables seront moins lourds ?

VINCENT PEILLON
Oui, et avec le service public du numérique éducatif.

CHRISTOPHE BARBIER
On aura une tablette avec tous les programmes, tous les manuels dedans ?

VINCENT PEILLON
Je sais que vous êtes un humaniste et un homme de culture, je veux des têtes mieux faites et pas des têtes où on encombre à l’infini, et on croit qu’on connaît comme ça, développer l’esprit critique, donner les outils de la connaissance, apprendre à lire, prendre du sens, écrire, être capable de vivre dans le monde de demain, la langue étrangère, dès le CP, on est les derniers d’Europe en langues étrangères, et le numérique, qui est un outil formidable d’émancipation et de réussite pédagogique.

CHRISTOPHE BARBIER
Le Premier ministre a confirmé hier les aides financières de l’Etat en 2014 pour les communes qui adoptent les nouveaux rythmes scolaires. Elles demandent aussi du temps, pour certains cas difficiles, est-ce qu’on pourra reporter à septembre 2015 l’adoption de ces rythmes ?

VINCENT PEILLON
Ce n’est pas la question, ce qui était demandé, là, vous savez, notre pays a fait dix rapports, vous vous en plaignez assez souvent, les rapports, est-ce qu’ils sont pour être mis dans un tiroir et on ne bouge pas !

CHRISTOPHE BARBIER
La réforme est bonne, certes, pour les enfants, mais un maire élu en mars 2014, en trois mois, il va devoir faire cette réforme, donnez-lui un an de plus !

VINCENT PEILLON
Non, il doit la faire avant. Il doit la faire avant, même…

CHRISTOPHE BARBIER
Et s’il n’est pas élu…

VINCENT PEILLON
Même quand on détend le temps, et il pouvait la faire l’année dernière. Et ça fait des années qu’on aurait dû le faire.

CHRISTOPHE BARBIER
Donc il n’y aura pas de sursis…

VINCENT PEILLON
Je vois une droite très courageuse qui ne sait faire autre chose que d’appeler au boycott, se contredirait même par rapport à ses déclarations précédentes, elle avait déjà peu de crédibilité sur l’école, à un moment, quand on pense… vous l’avez dit vous-même, il faut redresser le pays, est-ce qu’on va laisser ce déclin scolaire français continuer ? Par contre, je dis aux élus : nous vous accompagnons, nous mettons des moyens, ne mettons pas la pression, y compris sur les enfants, si on veut reprendre les enfants le mercredi matin, raccourcir la journée, c’est pour qu’ils soient moins fatigués et qu’ils apprennent mieux. Ne bourrons pas d’activités tout le temps !

CHRISTOPHE BARBIER
A Janvry, dans l’Essonne, où le maire veut faire du boycott en septembre 2014, il y aura des sanctions ?

VINCENT PEILLON
C’est de l’insurrection, ça appartient… lorsqu’il y a des règles pour tous, qui sont les règles de la République, un décret, dire : je ne respecterai pas la loi, ce n’est pas un bon exemple y compris pour les enfants de son école.

CHRISTOPHE BARBIER
Donc le préfet ou le Conseil des ministres peut s’en saisir et sanctionner le maire ?

VINCENT PEILLON
Franchement, c’est marginal. 4.000 villes viennent de passer, ça se passe très bien dans la plupart des villes, il y a deux, trois villes où il y a des très grosses difficultés, il y en a sans doute quelques centaines dans lesquelles il faut améliorer les dispositifs, et nous le ferons, nous ne sommes pas là pour dire que tout ce que nous faisons est bien, c’est une très grande réforme, il faut d’ailleurs que la France apprenne à faire de très grandes réformes, qu’elle se donne le temps de les réussir, qu’elle soit capable de s’évaluer et de modifier au fur et à mesure, c’est ce que nous ferons.

CHRISTOPHE BARBIER
Est-ce qu’il y aura à un moment donné un chantier PEILLON sur le collège unique pour en finir ?

VINCENT PEILLON
Ah, mais je ne m’exprimerais pas comme ça, mais le chantier est ouvert, il est au programme de cette année, cette année, nous allons – vous l’avez vu – voir les programmes, je les installe aujourd’hui. Nous allons traiter cette question des métiers de l’Education nationale, treize groupes de travail, sur tous les métiers : professeur, conseiller pédagogique…

CHRISTOPHE BARBIER
Et ce bloc du collège…

VINCENT PEILLON
Et, j’y viens, et les deux grandes réformes, c’est celle du collège et c’est celle de l’éducation prioritaire, qui doivent aller ensemble. Mais je ne dirais pas la même chose que vous, la question n’est pas de casser le bloc du collège, on est un pays où on ne veut jamais faire du commun, il faut mettre en commun, mais le collège unique, ce n’est pas le collège uniforme, et donc je donnerai de la liberté pour permettre la réussite des élèves dans le collège, mais surtout, je n’en rabattrai jamais sur le fait que je veux pour tous les élèves de France un niveau de culture le plus élevé possible.

CHRISTOPHE BARBIER
Beaucoup de question des réseaux sociaux ce matin pour vous…

BRUCE TOUSSAINT
Beaucoup de questions pour vous, Vincent PEILLON, questions posées par les téléspectateurs d’I-TELE ce matin, via Tweeter, alors, regardez, la première question concerne les rythmes, évidemment : « en quoi votre réforme des rythmes scolaires va-t-elle aider nos enfants à mieux lire, écrire ou compter, demande Hélène.

VINCENT PEILLON
Eh bien, c’est extrêmement simple, et c’est la question essentielle, si vous voulez, c’est pareil pour vous, mais c’est plus encore pour nos enfants, si vous voulez apprendre à lire, écrire, compter, il faut être, un moment, attentif, vigilant, en forme, essayez 09h30 du matin, vous verrez, ce n’est pas mal, parce que vous avez derrière vous qu’une heure, bon. Et vous avez eu – j’espère – un bon sommeil. Si vous le faites à 16h, c’est moins bon, quand vous avez eu une longue journée, on est les seuls d’ailleurs en France. Si vous prenez le CP, je m’arrête un instant, les gens ne le savent pas, CP, lire, écrire, compter, c’est précisément au programme, 15h, avec la réforme qui n’a que quatre ans d’ailleurs, il fallait en faire trois heures dans l’après-midi, tous les maîtres, j’étais encore d’ailleurs à Grenoble lundi, y compris des maîtresses de maternelles, ne contestent pas que ça soit meilleur, c’est l’organisation des activités péri-éducatives qui pose problème. Donc ça, c’est très important.

BRUCE TOUSSAINT
Alors, écoutez l’autre… regardez plutôt l’autre question importante aussi : si ça ne marche pas, voilà, si… : « faire marche arrière n’est pas toujours signe de faiblesse, le ferez-vous si le retour d’expérience n’est pas bon », Vincent PEILLON ?

VINCENT PEILLON
Evidemment, mais nous savons tous que c’est l’intérêt de l’enfant. Nous avons des retours d’expérience, pour vous dire la vérité, et ce qui était tonnant, c’est de vouloir faire un bilan au bout de quinze jours. Pour l’instant, je fais analyser 1.000 projets éducatifs de territoire, et en décembre, je rendrai public, il y a des difficultés, d’ailleurs, qui commencent à être assez bien identifiées, sur la transition professeurs/animateurs, sur la maternelle, je vais donner des instructions assez vite, nous avons quatre, cinq points, mais globalement, une des difficultés de cette réforme, c’est précisément son succès, les maires me disent : il y a beaucoup plus d’enfants inscrits, y compris à Paris, que nous ne l’avions prévu.

BRUCE TOUSSAINT
Merci beaucoup Vincent PEILLON. Vous nous avez confirmé ce matin que vous étiez candidat aux européennes, mais vous n’avez pas répondu complètement à la question de Christophe BARBIER, mais vous ferez…

VINCENT PEILLON
Laquelle ?

CHRISTOPHE BARBIER
Il faudra choisir entre Strasbourg ou le ministère !

BRUCE TOUSSAINT
Vous ferez quel choix Vincent PEILLON ?

CHRISTOPHE BARBIER
Est-ce que vous démissionnerez ?

VINCENT PEILLON
Bien entendu, comme tous les députés le font…

CHRISTOPHE BARBIER
Et votre coeur ira de quel côté, continuer votre action au ministère ou aller représenter vos électeurs à Strasbourg ?

VINCENT PEILLON
Mais vous savez, d’abord, la vie est longue, mais c’est de mener ce combat politique, et de penser qu’un homme politique français doit avoir des mandats.

CHRISTOPHE BARBIER
Et Jean-Marc AYRAULT, lui, il n’aime pas ça, il voudrait que vous décidiez avant pour dire : voilà, je me présente, c’est pour être élu, pour aller à Strasbourg…

VINCENT PEILLON
Pas du tout…

CHRISTOPHE BARBIER
Non ?

VINCENT PEILLON
Pas du tout, non, non, il y a une parfaite coordination entre nous tous, et je fais un travail de pédagogie qui me semble être utile, car, à ce moment-là, vous n’avez pas le problème lorsque vous êtes parlementaire français, c’est bien vous montrer l’idée de l’Europe, ça ne l’arrange pas, moi, je suis député européen depuis dix ans, j’ai fait ce choix, c’est un mandat, de la même façon quand on est député français, on est nommé ministre, eh bien, on ne siège pas, c’est la même chose. Voilà.


Source : Service d'information du Gouvernement, le 11 octobre 2013

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