Déclaration de M. Kader Arif, ministre des anciens combattants, sur les militaires français au Liban, à Beyrouth le 14 octobre 2013. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Kader Arif, ministre des anciens combattants, sur les militaires français au Liban, à Beyrouth le 14 octobre 2013.

Personnalité, fonction : ARIF Kader.

FRANCE. Ministre des anciens combattants

Circonstances : Cérémonie d'hommage aux victimes de l'attentat du Drakkar, à Beyrouth (Liban) le 14 octobre 2013

ti : Monsieur l'Ambassadeur de France au Liban,
Messieurs les ambassadeurs,
Mon général,
Mon colonel,
Officiers, Sous-officiers,
Mesdames et Messieurs parents de victimes du Drakkar,
Messieurs rescapés de l'attentat,
Mesdames et Messieurs,


Permettez-moi tout d'abord de vous remercier, monsieur l'Ambassadeur, de nous accueillir ici à la Résidence des Pins pour partager ensemble un moment de rassemblement et de solidarité.

Aujourd'hui est un triste anniversaire. Nous avons rendu hommage tout à l'heure aux 58 victimes de l'attentat du Drakkar, à ces combattants de la paix, et à tous leurs frères d'armes engagés sur des théâtres extérieures.

Nous avons eu une pensée pour les 15 soldats blessés lors de cet attentat dont 2 sont parmi nous aujourd'hui et je les remercie, très sincèrement, de s'être associés à cet hommage ici à Beyrouth.

Engagés loin des leurs, ces parachutistes ont donné leur jeunesse et leur vie entière pour des valeurs qu'ils avaient en partage. Après eux, 28 soldats français sont morts au Liban, rejoignant leurs compagnons d'armes dans la mémoire de la Nation.

Nous sommes aujourd'hui dans un moment de recueillement.

Oui, la France pleure ses fils et célèbre ses héros. Des héros qui sont loin des salles de cinéma, des films d'Hollywood, des héros qu'on dirait ordinaires, mais que je qualifie moi d'extraordinaires.

La situation géopolitique et sécuritaire de la région est bien différente aujourd'hui, je le sais, mais je dois vous dire que l'engagement de la France aux côtés du Liban et son souci de préserver la paix et la sécurité du pays sont intacts.

L'histoire commune franco-libanaise n'est pas née dans les années 1980. Elle est vieille de près de deux siècles. Elle témoigne d'une communauté d'intérêts et d'une amitié entre nos deux pays. Une amitié dont vous êtes aujourd'hui, soldats français de la FINUL, l'un des ciments.

La force onusienne dont la contribution française est l'un des piliers, accomplit un travail exemplaire. La FINUL exerce une mission délicate et déterminante pour la stabilité de la région.

Au-delà de l'hommage rendu aux 58 parachutistes morts en 1983 et au-delà du recueillement que ce souvenir nous impose, je suis venu aussi soutenir nos soldats engagés ici au Liban, dans une mission extrêmement difficile.

Ce soutien fut réaffirmé il y a quelques semaines par le Président de la République François Hollande. Il a rappelé son souci de préserver le Liban d'une contagion de la crise syrienne et de garantir la sécurité de ses hommes.

J'ai eu l'honneur de venir passer le réveillon de Noël avec les troupes françaises de la FINUL l'année dernière. A cette occasion, j'ai mesuré ce que représentait votre engagement au quotidien, ici au Liban, un engagement qui force l'admiration.

J'ai mesuré aussi la diversité de vos missions, et l'efficacité des actions menées aux côtés des Forces Armées Libanaises. J'ai mesuré enfin l'exemplarité de vos comportements au contact des Libanais, civils et militaires.

Je veux m'adresser aussi à la communauté française qui vit ici, au Liban. Vous êtes nombreux ce soir, et je tiens à vous remercier de votre présence. Jeunes élèves, professeurs, hommes et femmes installés ici pour raisons professionnelles ou personnelles. Je veux vous dire que la France est pleinement à vos côtés.

Dans cette région dont l'instabilité fait partie du quotidien, vous apprenez à vivre, malgré le risque, malgré l'inquiétude,parce que vous savez qu'il y a ici de belles choses à construire, un patrimoine à préserver, un avenir à dessiner.

Vous êtes chaque jour les artisans de l'amitié franco-libanaise, les ambassadeurs d'une diplomatie qui ne dit pas son nom,c'est celle de l'échange. Qu'il soit économique, culturel, militaire, scientifique ou tout simplement humain, cet échange est au cœur de nos relations d'amitié avec l'État libanais.

Merci à vous pour cet engagement, merci pour les valeurs de solidarité et de paix que vous défendez.


Vive le Liban, Vive la France, Vive l'amitié franco-libanaise.


Source http://www.defense.gouv.fr, le 21 octobre 2013

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