Déclaration de M. Jean-Marc Ayrault, Premier ministre, en réponse à une question sur la libération de l'otage Francis Collomp détenu par le groupe Ansaru dans le nord du Nigeria, à l'Assemblée nationale le 19 novembre 2013. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Jean-Marc Ayrault, Premier ministre, en réponse à une question sur la libération de l'otage Francis Collomp détenu par le groupe Ansaru dans le nord du Nigeria, à l'Assemblée nationale le 19 novembre 2013.

Personnalité, fonction : AYRAULT Jean-Marc.

FRANCE. Premier ministre

Circonstances : Question au gouvernement posée par M. Gilbert Sauvan, député (groupe Socialiste, Républicain et Citoyen) des Alpes de Haute-Provence, à l'Assemblée nationale le 19 novembre 2013

ti : Monsieur le président,
Mesdames et Messieurs les députés,
Monsieur le député,


J'étais hier matin à l'aéroport de Villacoublay avec Laurent Fabius pour accueillir au côté de sa famille Francis Collomp. C'était un moment, vous l'imaginez, d'intense émotion, de grande sobriété. Nous n'avons pas fait de déclaration publique mais j'ai eu l'occasion de m'entretenir longuement avec le ministre des Affaires étrangères et les membres de sa famille et avec Francis Collomp.

Après onze mois de captivité, c'est une épreuve terrible qu'il a subie. Il aurait pu y laisser sa vie. Il a fait preuve d'un courage exceptionnel et d'une détermination à se libérer formidable. Et par rapport à tout ce qu'on peut lire ou entendre, c'est sa force de caractère, c'est sa détermination qui lui a permis de fuir ses ravisseurs et je voudrais ici tout particulièrement devant l'Assemblée nationale saluer ce courage, cette dignité, cette volonté.

Le groupe qui le détenait, le groupe Ansaru dans le nord du Nigeria, est un groupe particulièrement dangereux. C'est vrai que son retour est un immense soulagement pour lui, pour sa famille et pour les Français. Vous avez raison de rappeler qu'il y a encore d'autres otages, d'autres ressortissants français qui sont détenus. Et à chaque fois, je dois dire, dans la discrétion, le gouvernement agit avec les autorités des pays concernés. En l'occurrence je tiens à remercier tout particulièrement et à saluer la détermination des autorités nigérianes qui nous sont particulièrement aidés pour faciliter la libération de Francis Collomp. Mais pour les autres, le combat continue.

Encore un otage de plus : le père Vandenbeusch, qui a été pris par la secte Boko Haram dans le nord du Cameroun, région particulièrement exposée, je veux vous dire ici que la France avec les autorités camerounaises, avec les autorités du Nigeria, va continuer à tout faire comme nous l'avons fait pour obtenir sa libération. C'est la même chose pour nos otages en Syrie. C'est un travail très difficile, qui demande, je le répète encore, beaucoup de détermination, beaucoup de discrétion mais surtout une grande détermination. Nous avons obtenu la libération des 4 otages du Mali. Nous nous battons pour obtenir la libération de tous nos compatriotes.


Source http://www.gouvernement.fr, le 21 novembre 2013

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