Conseil des ministres du 11 septembre 2013. Eligibilité aux élections au Parlement européen pour les citoyens de l'Union résidant dans un État membre dont ils ne sont pas ressortissants. | vie-publique.fr | Discours publics

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Conseil des ministres du 11 septembre 2013. Eligibilité aux élections au Parlement européen pour les citoyens de l'Union résidant dans un État membre dont ils ne sont pas ressortissants.

Personnalité, fonction : VALLS Manuel.

FRANCE. Ministre de l'intérieur

ti : Le ministre de l'intérieur a présenté un projet de loi transposant la directive 2013/1/UE du Conseil du 20 décembre 2012 modifiant la directive 93/109/CE en ce qui concerne certaines modalités de l'exercice du droit d'éligibilité aux élections au Parlement européen pour les citoyens de l'Union européenne résidant dans un État membre dont ils ne sont pas ressortissants.

Lors des élections au Parlement européen de 2009, seulement 15 candidats présents sur les listes enregistrées en France étaient ressortissants d'un État membre de l'Union européenne autre que la France. Cette faible présence résulterait notamment, selon la Commission européenne, des difficultés rencontrées par les intéressés pour déposer leur candidature.

Ils devaient en effet obtenir de leur État d'origine une attestation certifiant qu'ils n'étaient pas déchus du droit d'éligibilité, ce qui soulevait deux sortes de difficultés : difficulté à identifier l'administration compétente, puis à obtenir l'attestation en temps utiles.

La directive 2013/1/UE du 20 décembre 2012 a donc supprimé cette attestation de l'État d'origine. Le candidat déclare simplement à l'État dans lequel il se présente qu'il est éligible. Cette déclaration, remise en France au ministère de l'intérieur, est transmise à l'État d'origine qui peut l'infirmer. Si une éventuelle inéligibilité est identifiée avant le scrutin, la candidature est écartée. Si elle est connue postérieurement, alors que le candidat a été élu, il est mis fin au mandat.

Afin d'adapter le calendrier électoral à ce nouveau dispositif, le présent projet de loi avance d'une semaine la période de dépôt des candidatures, qui seront désormais déposées au plus tard le quatrième vendredi précédant le scrutin.

Ce nouveau dispositif de contrôle des inéligibilités étant issu d'une directive européenne, il sera applicable dans chacun des États membres de l'Union européenne dès les élections au Parlement européen de 2014 et facilitera, aussi, les candidatures des ressortissants français dans les autres États membres de l'Union européenne lorsque tous ces États auront transposé le texte dans leur ordre juridique interne.

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