Déclaration de Mme George Pau-Langevin, ministre des outre-mer, sur le développement de politiques d'éducation artistique et culturelle et de projets éducatifs territoriaux au bénéfice des outre-mer, à Paris le 9 octobre 2014. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de Mme George Pau-Langevin, ministre des outre-mer, sur le développement de politiques d'éducation artistique et culturelle et de projets éducatifs territoriaux au bénéfice des outre-mer, à Paris le 9 octobre 2014.

Personnalité, fonction : PAU-LANGEVIN George.

FRANCE. Ministre des outre-mer

Circonstances : Signature d'une convention avec l'association nationale des centres d'entraînement aux méthodes d'éducation active (CEMEA), à Paris le 9 octobre 2014

ti : Monsieur le directeur général des Outre-mer,
Monsieur le directeur général des CEMÉA,
Madame l'administratrice nationale,
Mesdames et messieurs les présidents et directeurs territoriaux outre-mer,
Mesdames et messieurs,


Je suis particulièrement fière et heureuse de vous accueillir aujourd'hui ici, à l'Hôtel Montmorin, à l'occasion de la signature de cette convention qui va associer pour trois ans le ministère des Outre-mer et les CEMÉA. Je suis fière et heureuse, car cette convention est le fruit d'une convergence de vues et d'intérêts entre ce ministère et l'un des acteurs importants du mouvement de l'éducation populaire.

Ce rapprochement avait été amorcé par mon prédécesseur Victorin LUREL. Ensemble, nous l'avons poursuivi et il trouve aujourd'hui sa concrétisation au bénéfice des Outre-mer où les CEMÉA sont déjà présents, parfois de longue date, et où il s'agit de leur donner davantage de moyens pour agir dans des champs ô combien essentiels pour ces territoires.

Vous qui êtes des acteurs de terrains, ancrés dans les réalités locales, partenaires importants des pouvoirs publics, vous connaissez l'immensité des défis à relever en matière d'éducation et de formation dans les Outre-mer.

Vous connaissez les atouts de ces territoires et vous en connaissez aussi les difficultés qui font que les Outre-mer sont probablement les territoires où l'ambition de refondation de l'école que nous avons engagée en 2012 a pris tout son sens.

Il y a dans les outre-mer des problématiques transversales comme l'illettrisme, le décrochage scolaire ou le multilinguisme.

Il y a aussi des sujets plus spécifiques à certains territoires comme, par exemple, les conditions de mise en œuvre des nouveaux rythmes scolaires, je pense à Mayotte ou encore à la Guyane.

Mais partout, il y a cette même nécessite de consolider l'école de la République comme vecteur d'inclusion sociale et comme facteur d'épanouissement et d'émancipation de la jeunesse des outre-mer. Pour atteindre ces grandes ambitions que nous plaçons face à ces grandes problématiques, les pouvoirs publics – l'État et les collectivités locales – ne peuvent pas et ne doivent pas agir seuls.

Et, parmi les acteurs de la communauté éducative, les mouvements de l'éducation populaire comme les CEMÉA doivent prendre toute leur place. La convention que nous signons aujourd'hui vise d'abord à consolider l'organisation de votre association sur l'ensemble des territoires ultramarins où vous êtes présents et où j'ai pu mesurer votre implication, en allant à la rencontre de vos équipes à Mayotte. Les CEMÉA fonctionnent dans une logique de réseaux et nous voulons, par cet engagement sur trois ans, vous donner une visibilité accrue sur vos moyens de développement.

Elle vise ensuite, par cette implication renforcée des CEMÉA sur les territoires, à développer la mise en œuvre de politiques d'éducation artistique et culturelle en soutenant

notamment la participation de jeunes ultramarins aux grands évènements culturels organisés dans l'hexagone dont les CEMÉA sont partenaires : les festivals d'Avignon, Printemps de Bourges, festival Éclat d'Aurillac, Francofolies de La Rochelle pour ne citer qu'eux. Nous savons tous combien la mobilité de nos jeunes peut être un atout dans leur parcours scolaire et étudiant.

Cette convention vise enfin à aider au développement des actions en directions des collectivités locales s'agissant notamment du soutien à la mise en œuvre des Projets Éducatifs Territoriaux. Car, et c'est aussi l'une des caractéristiques de certains territoires dans les outre-mer, les collectivités – en particulier les communes – manquent de ressources financières, humaines et matérielles pour remplir les missions qui sont les leurs dans l'accompagnement des enfants et des jeunes.

La mise en œuvre des nouveaux rythmes scolaires, généralisés lors de la dernière rentrée, a montré – à Mayotte et en Guyane, particulièrement – combien il est nécessaire d'apporter un appui aux maires et à la communauté éducative afin de leur permettre de développer pour les enfants des activités périscolaires épanouissantes et de qualité.

Par leur expertise, par les formations qu'ils dispensent, par leur ancrage dans les réalités locales, les CEMÉA peuvent être un point d'appui pour ces collectivités et, au-delà, pour l'ensemble des acteurs de la vie scolaire.

C'est sur ce terrain, en particulier, que je souhaite voir notre partenariat produire des résultats concrets. Ce que nous faisons là, avec les CEMÉA, nous voulons le faire avec d'autres acteurs de l'éducation populaire comme la Ligue de l'enseignement ou encore l'Agence pour l'éducation par le sport, l'APELS, avec lesquels nous étudions des partenariats.

Cette volonté est une illustration de ma volonté d'inscrire pleinement mon ministère dans le champ social et, particulièrement, dans le domaine éducatif. Nous avons le devoir de nous impliquer davantage encore dans ce qui touche la vie quotidienne des citoyens des outre-mer. La stratégie de développement économique que nous portons ne peut se concevoir sans un volet éducatif solide et ambitieux.

Je me réjouis donc, je le répète, que nous poursuivions ensemble ces objectifs partagés d'intérêt général.


Je vous remercie.


Source http://www.outre-mer.gouv.fr, le 10 octobre 2014

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