Déclaration de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, en réponse à une question sur la colonisation israélienne dans les territoires palestiniens, à l'Assemblée nationale le 7 octobre 2014. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, en réponse à une question sur la colonisation israélienne dans les territoires palestiniens, à l'Assemblée nationale le 7 octobre 2014.

Personnalité, fonction : FABIUS Laurent.

FRANCE. Ministre des affaires étrangères et du développement international

Circonstances : Questions d'actualité à l'Assemblée nationale, le 7 octobre 2014

ti : La France a condamné la décision des autorités israéliennes de confisquer 400 hectares de terres situées dans le gouvernorat de Bethléem (Cisjordanie) au bénéfice de la colonie voisine de Gva'ot. Elle a appelé Israël à revenir sur sa décision.

La France rappelle systématiquement que la colonisation est illégale au regard du droit international et constitue un obstacle à une paix juste fondée sur la solution des deux États.

Depuis la publication des lignes directrices de l'UE excluant les colonies du bénéfice des programmes européens, entrées en vigueur en janvier dernier, la France a pris des mesures concrètes pour réagir aux progrès de la colonisation. Elle a mis en ligne le 24 juin, dans la rubrique «conseils aux voyageurs» du site du ministère des Affaires étrangères et du Développement international, des informations qui soulignent les risques juridiques, économiques et réputationnels liés à la poursuite d'activités économiques et financières dans des colonies israéliennes.

La France considère la zone C comme une partie intégrante du futur État palestinien et estime que son développement économique et social est une condition nécessaire à la viabilité de celui-ci.

À titre bilatéral ainsi que dans les enceintes multilatérales comme le Conseil des droits de l'Homme, elle engage Israël à respecter ses obligations s'agissant des conditions de vie de la population palestinienne, notamment en mettant fin aux expropriations, aux déplacements de populations, en améliorant l'accès à l'eau et en facilitant l'accès à l'aide humanitaire dans le respect de la IVème Convention de Genève qui s'applique aux Territoires palestiniens. À cet égard, la France mobilise également des financements significatifs pour la mise en place de structures humanitaires en zone C (600.000 euros pour l'année 2013).

Lors du conflit de Gaza, la France a nettement marqué son rejet de la violence sous toutes ses formes et son attachement au respect du droit international humanitaire. Avec ses partenaires, elle se mobilise pour créer les conditions d'un cessez le feu permanent en appui à la médiation égyptienne et pour relancer les négociations en vue d'une paix juste et durable.


Source http://www.diplomatie.gouv.fr, le 14 octobre 2014

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