Interview de M. Michel Sapin, ministre des finances et des comptes publics, à "LCI" le 19 décembre 2014, sur ses choix budgétaires et les révisions de prévisions de déficit budgétaire pour 2015. | vie-publique.fr | Discours publics

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Interview de M. Michel Sapin, ministre des finances et des comptes publics, à "LCI" le 19 décembre 2014, sur ses choix budgétaires et les révisions de prévisions de déficit budgétaire pour 2015.

Personnalité, fonction : SAPIN Michel.

FRANCE. Ministre des finances et des comptes publics

ti : PRESENTATEUR
Allez ! Restez avec nous, c'est l'heure de L'INVITE POLITIQUE de Guillaume DURAND qui reçoit ce matin le ministre des Finances Michel SAPIN, bonjour messieurs.

GUILLAUME DURAND
Je suis ravi de vous retrouver et donc nous sommes avec Michel SAPIN, ministre des Finances. J'allais dire enfin la reprise, ces chiffres de l'INSEE ?

MICHEL SAPIN
Ce sont des chiffres…

GUILLAUME DURAND
Bonjour d'abord !

MICHEL SAPIN
Bonjour. Les chiffres de l'INSEE ce sont des chiffres de prévision, je me méfie toujours des prévisions de quelle nature qu'elle soit. Disons que ce sont des chiffres qui confortent les hypothèses sur lesquelles nous travaillons, qui confortent une faible croissance…

GUILLAUME DURAND
Donc 0,3 % au premier et deuxième trimestre !

MICHEL SAPIN
Et qui confortent le premier semestre de l'année prochaine une reprise, mais une reprise qu'il faut confirmer, ça conforte mais il faut confirmer.

GUILLAUME DURAND
Est-ce que ça veut dire que la réduction du déficit dont on parle beaucoup évidemment vous concernant - je ne parle pas de vous Michel SAPIN, mais le gouvernement, évidemment la France – est en meilleure voie que prévu ?

MICHEL SAPIN
Eh bien déjà cette année j'ai présenté une loi de finance pour l'année prochaine qui était au départ à 4,3 % de déficit - légèrement inférieure au déficit prévu pour cette année – et, en cours de route nous avons pris à peu près pour 3,6 milliards de mesures nouvelles, ce qui fait qu'à la fin de la discussion budgétaire nous avons corrigé notre prévision, qui est une prévision de 4,1 %, je préfère revoir à la baisse mes prévisions de déficit que, ce qui est arrivé dans le passé, constater des révisions à la hausse.

GUILLAUME DURAND
On va évidemment parler de politique parce qu'il est important de cerner ce contexte dans ces mêmes chiffres de l'INSEE, il y a des prévisions concernant le chômage qui ne sont pas faramineuses puisqu'au fond l'INSEE dit, j'essaie d'être précis : « il n'y a rien à voir de franchement nouveau ou de franchement optimiste d'ici la mi-2015 ». Est-ce que c'est aussi…

MICHEL SAPIN
Eh bien l'INSEE dit des choses parfaitement exactes, qui correspondent à la fois à la réalité et à la difficulté de la situation française, c'est que vont se créer des emplois l'année prochaine qui vont permettre d'équilibrer ceux qui vont se détruire par ailleurs. Donc, au fond, il n'y aurait pas de jeunes arrivant sur le marché du travail, il n'y aurait pas une démographie - qui est une démographie positive en France - le chômage baisserait à peu près à mi-2015, mais nous avons par ailleurs oui à peu près 120 – 150.000 personnes de plus par an sur le marché du travail, c'est dune difficulté dans le moment, c'est un atout considérable pour l'avenir. Si je prenais l'Allemagne, l'Allemagne n'a pas cette difficulté, puisque chaque année, elle, elle voit le nombre de ses actifs diminuer, ce qui est quand même plus facile pour paire diminuer le nombre de chômeurs.

GUILLAUME DURAND
Alors abordons le cadre politique et le commentaire de tout ça ! Vous l'avez évoqué vous-même pendant un certain temps vous avez été donc disons plus optimiste sur l'affaire du chômage, là on vous sent vous et François HOLLANDE extrêmement prudents, mais est-ce que vous considérez qu'on est sur une sorte de… de quoi ? De petite prise ou que c'est le tournant du quinquennat, parce que le fondement de la croissance change, comme ça avait le cas pour la gauche en 97, les résultats de l'équipe JOSPIN ont été bons parce qu'il y avait de la croissance ?

MICHEL SAPIN
Il y a des éléments qui sont objectivement…

GUILLAUME DURAND
Plongeons dans la politique maintenant qu'on a détaillé les chiffres !

MICHEL SAPIN
Oui ! Oui, mais pas seulement de la politique, parler de ces considérations-là c'est aussi faire de la politique au bon sens du terme, de la politique économique qui peut sur certains points porter ses fruits. Mais regardons les choses ! Des taux d'intérêt extrêmement bas, extrêmement bas, jamais la France n'a pu emprunter à moins de 1 % de toute son histoire récente, c'est donc par exemple pour les privés une capacité à investir dans le logement – alors qu'il y a une crise aujourd'hui du bâtiment – donc je pense que ça va reprendre dans le bâtiment. Prenons la question du prix du pétrole qui a considérablement baissé, quand le prix du pétrole baisse il ne faut pas non plus qu'il chute comme ça…

GUILLAUME DURAND
Eh bien le pétrole, plus l'Euro…

MICHEL SAPIN
Voilà ! Plus l'Euro. Mais le pétrole quand il baisse c'est du pouvoir d'achat pour vous et moi, mais c'est aussi une production en moins pour les entreprises - donc une capacité d'investir - et puis, parce que ça c'est une décision qui est une décision du gouvernement, le Pacte de responsabilité, le CICE, 10 milliards aujourd'hui qui sont entre les mains des entreprises, 12 milliard de plus...

GUILLAUME DURAND
Donc là vous pensez que ça a joué un rôle, vous pensez que ça a joué un rôle ?

MICHEL SAPIN
Eh bien c'est le cumul de tous ces sujets-là qui font qu'aujourd'hui chacun regarde l'avenir avec un peu plus d'optimisme que jusqu'à présent.

GUILLAUME DURAND
Vous n'avez pas totalement répondu à ma question, c'est-à-dire la question au fond c'est de se demander si le quinquennat n'a pas commencé je ne dirais pas ce matin mais en tout cas ces dernières semaines ?

MICHEL SAPIN
Eh bien regardons les choses simplement et sans jouer du tout la petite rengaine de l'héritage ! En 2012 la France était en très mauvais état, que vous regardiez le déficit, que vous regardiez la croissance, que vous regardiez le chômage… Bon !

GUILLAUME DURAND
Vous n'allez pas me refaire ce matin le coup de Nicolas SARKOZY ?

MICHEL SAPIN
Donc je ne le fais pas, non je ne le fais pas.

GUILLAUME DURAND
Enfin vous l'évoquez quand même !

MICHEL SAPIN
Mais non ! Je dis simplement…

GUILLAUME DURAND
De toute façon, il revient, donc…

MICHEL SAPIN
Donc, je dis objectivement la France était en très mauvais état. Est-ce qu'on pouvait entre 2012 et 2014, à partir de ce très mauvais, obtenir de très bons résultats ? Personne ne le pense ! La seule chose qui s'est passée…

GUILLAUME DURAND
Enfin, vous avez hésité entre plusieurs politiques ?

MICHEL SAPIN
Oui ! Mais là c'est une…

GUILLAUME DURAND
Il y a des gens qui sont partis ?

MICHEL SAPIN
Mais non ! Mais il y a peut-être des gens qui ne sont plus dans la majorité…

GUILLAUME DURAND
MONTEBOURG, HAMON…

MICHEL SAPIN
Voilà ! Mais pas parce que nous avons changé de politique, parce que nous avons maintenu la même politique, que les choses soient claires, le cap est le même.

GUILLAUME DURAND
Oui ! Mais, donc, il y a 2 années qui ont servi à pas grand-chose ?

MICHEL SAPIN
Le cap est le même ! Si, ça a servi à établir une politique, à maintenir le cap, à clarifier le discours, à clarifier le message…

GUILLAUME DURAND
Je vous rappelle quand même que pendant la campagne, puisqu'on parle de…

MICHEL SAPIN
Pour que chacun nous comprenne et nous entende.

GUILLAUME DURAND
Puisqu'on parle justement des déficits, pendant la campagne François HOLLANDE avait dit : « en 2015, 3 % » là vous êtes en train de me dire vous-même d'ailleurs avec prudence ce matin peut-être 41,1, donc vous voyez qu'on en est loin ?

MICHEL SAPIN
Mais, si vous faisiez des comparaisons jusqu'au bout, vous prendriez les prévisions à la même époque de Nicolas SARKOZY qui étaient les mêmes en termes de croissance, donc de ce point de vue-là s'il y a une erreur…

GUILLAUME DURAND
Il vous obsède SARKOZY, hein ?

MICHEL SAPIN
S'il y a une erreur, c'est une erreur collective sur la capacité à peu près au cours de l'année 2013 ou 2014 pour l'économie européenne et l'économie française à rebondir. Mais je voudrais aussi insister sur ce point-là, chacun doit prendre ses responsabilités, la France prend ses responsabilités, nous faisons une politique budgétaire qui est une politique sérieuse pour diminuer les déficits, nous faisons une politique de réformes en profondeur –il y en a qui ont été faites, d'autres qui vont être faites – ça, c'est nos responsabilités, la France, le gouvernement ou le président de la République. Il faut que l'Europe aussi prenne ses responsabilités, parce qu'on ne peut pas avoir une politique européenne de même nature aujourd'hui que celle qu'on avait en 2012 quand le problème c'était de voir éclater la zone euro, de voir partir la Grèce, l'Espagne ou l'Italie. Cela colle, il va y avoir encore des difficultés, ça colle, on est cohérents, on est solides et donc il faut aussi qu'au niveau européen…

GUILLAUME DURAND
Mais est-ce que ça veut dire que la France…

MICHEL SAPIN
C'est le plan d'investissement JUNCKER. Voilà aussi quelque chose qui est positif, je ne dis pas ça résout tous les problèmes.

GUILLAUME DURAND
Mais pas dans la défiance à l'égard d'Angela MERKEL ? Je ne vous parle même pas de la version MELENCHON, mais de la…

MICHEL SAPIN
Eh bien franchement il n'y a pas de …

GUILLAUME DURAND
Eh bien elle a tenu des propos au moment du congrès de la CDU qui étaient quand même assez désagréables sur les réformes en France ?

MICHEL SAPIN
Il arrive à certains, pendant leur congrès, de tenir des propos désagréables d'un côté ou de l'autre du Rhin, ce qui compte ce n'est pas ce que l'on dit dans un congrès, c'est ce que l'on fait quand on est en responsabilité et je peux vous dire – pour le vivre tous les jours, toutes les semaines - le travail entre la France et l'Allemagne aussi différents soyons nous d'un pays à l'autre est un travail confiant, un travail constructif.

GUILLAUME DURAND
Est-ce que VALLS ira au bout ? Parce que vous avez une équipe maintenant, donc…

MICHEL SAPIN
Mais pourquoi est-ce qu'on changerait !

GUILLAUME DURAND
Eh bien je vous pose la question, moi je ne suis pas au gouvernement.

MICHEL SAPIN
Nous avons un président de la République qui est là jusqu'en 2017, nous avons une majorité, à chaque texte on nous dit, vous nous dites, les observateurs nous disent : « Ah ! Il n'y aura pas la majorité », à chaque texte il y a la majorité…

GUILLAUME DURAND
Sur la loi MACRON, il y aura la majorité ?

MICHEL SAPIN
Il y aura une majorité ! Mais revenons en arrière…

GUILLAUME DURAND
La loi MICRON dit Luc CHATEL !

MICHEL SAPIN
On peut toujours faire des petits jeux de mots… (brouhaha)… c'est autre chose, mais on peut faire des petits jeux de mots en politique, ce n'est pas les petits jeux de mots qui font les grandes politiques. Mais, mais, mais…

GUILLAUME DURAND
Donc, la loi MACRON sera votée par la majorité d‘aujourd'hui ?

MICHEL SAPIN
Il y aura une majorité sur la loi MACRON. Il y a quelques semaines, on nous disait : « jamais le budget de la France ne pourra être voté parce qu'il y avait les Frondeurs, les ceux-ci, les ceux-là », or je constate quoi ? Il a été voté !

GUILLAUME DURAND
Mais j'aime bien la façon dont vous les qualifier, les ceux-ci, les ceux-là, c'est-à-dire que vous les avez rejetés dans les poubelles...

MICHEL SAPIN
Mais non ! C'est vous qui les avez qualifiés ainsi.

GUILLAUME DURAND
Non ! Non, non. Vous avez…

MICHEL SAPIN
C'est vous qui qualifiez ! Il y a les râleurs, les frondeurs, mais c'est normal dans une société, dans une famille, vous avez ça autour de la table, là vous allez avoir les fêtes, vous aurez forcément autour de la table avec vous des gens qui vont râler. Bien ! Ca fait partie de la vie. Mais ce qui compte ce n'est pas ceux qui râlent, c'est ceux qui votent, ceux qui soutiennent, ceux qui sont cohérents, ceux qui sont dans la cohésion avec le gouvernement.

GUILLAUME DURAND
Donc, VALLS reste jusqu'au bout ?

MICHEL SAPIN
Il y a donc un président, une majorité, un Premier ministre, un gouvernement qui est clair dans son expression et on travaille jusqu'au bout. C'est ça tenir le cap !

GUILLAUME DURAND
Justement, vous parliez des Frondeurs, les Ecologistes en leur apprenant donc qu'on construirait Notre-Dame-des-Landes est-ce que vous avez l'impression que Manuel VALLS finalement eh bien considère que c'est bon pour l'économie de la Bretagne et que de toute façon les râleurs, puisque c'est vous-même qui… eh bien ce sont les Ecologistes, tant pis pour eux quoi. Parce qu'ils risquent d'être violents ?

MICHEL SAPIN
Qu'est-ce que le gouvernement dans son ensemble et dans sa cohérence a toujours dit sur Notre-Dame-des-Landes ? Il n'a pas dit : « on arrête Nôtre-Dame-des-Landes », jamais nous n'avons dit cela, d'ailleurs je ne vois pas au nom de quoi, au nom de quoi nous déciderions…

GUILLAUME DURAND
Ah ! Je me mets à la place de Ségolène ROYAL qui va les avoir sur le dos toute la journée, ça va être compliqué ?

MICHEL SAPIN
Au nom de quoi nous déciderions, nous Etat, d'arrêter un projet qui est porté principalement par les élus locaux, par les Régions Bretagne ou par la Région aujourd'hui…

GUILLAUME DURAND
Oui ! C'est ce qu'a dit VALLS hier.

MICHEL SAPIN
Bon ! Pourquoi est-ce qu'on l'aurait fait ? Non, ce que nous avons dit – et c'est légitime – c'est que les travaux ne reprendraient pas avant que les recours, puisqu'il est possible d'avoir des recours à caractère juridique, avant que ces recours ne soient épuisés. C'est très exactement ce qu'a dit le Premier ministre ! Utiliser les voies de recours c'est respecter la démocratie, mais commencer les travaux à partir du moment où toutes ces voies de recours sont épuisées c'est aussi respecter la démocratie.

GUILLAUME DURAND
Le Figaro ce matin considère que François HOLLANDE recroit à sa chance, recroit à la politique – ça il y a toujours cru – mais il recroit en sa chance pour 2017. Est-ce que vous pensez qu'il est naturel qu'il tente de se succéder à lui-même ?

MICHEL SAPIN
Mais tout président en exercice est naturellement le candidat, dès lors que ce n'est pas le troisième mandat qu'il pourrait essayer d'obtenir est naturellement le candidat de la majorité qui…

GUILLAUME DURAND
Donc il n'est pas en état de mort virtuelle, comme l'ont écrit beaucoup de gens ?

MICHEL SAPIN
Mais on a écrit tant de choses…

GUILLAUME DURAND
Non ! Mais parce que les sondages sont tellement catastrophiques et la politique tellement contestée que c'était normal qu'ils l'écrivent.

MICHEL SAPIN
On a écrit tant de choses lorsqu'il n'était pas encore candidat, on a écrit tant de choses lorsqu'il était candidat, monsieur 4 %, celui qui n'avait que 4 % de soutien dans l'opinion, et, au bout du compte, il a été désigné par une primaire et il a ensuite été élu par les Français.

GUILLAUME DURAND
Donc, il va se représenter ?

MICHEL SAPIN
Mais je n'en sais rien ! C'est lui qui décide, enfin le contexte il lui appartient…

GUILLAUME DURAND
On peut avoir un souhait, il peut avoir un souhait.

MICHEL SAPIN
Mais je veux simplement vous dire que celui qui est dans l'exercice de ses responsabilités est naturellement voué à être le candidat.

GUILLAUME DURAND
Qu'est-ce qui vous prend au gouvernement de vouloir interdire sur les chaînes publiques Eric ZEMMOUR, je comprends qu'on soit en désaccord avec ses propos mais ce n'est pas un homme politique ?

MICHEL SAPIN
Mais ce gouvernement ne décide de rien sur une chaîne publique !

GUILLAUME DURAND
Eh bien Stéphane LE FOLL a considéré qu'il fallait l'enlever.

MICHEL SAPIN
Non ! Mais vous êtes du temps de monsieur PEYREFITTE, ce n'est pas le…

GUILLAUME DURAND
Non ! Mais pas du tout, justement c'est le contraire. Donc, LE FOLL dit n'importe quoi ?

MICHEL SAPIN
Mais on n'interdit pas tel ou tel, c'est aux chaînes publiques d'avoir des responsabilités et d'exercer leurs responsabilités, et c'est à chacun d'entre nous – y compris à vous – de faire attention, parce que des propos non admissibles du point de vue de la loi française, non admissibles sur…

GUILLAUME DURAND
Oui ! Ils peuvent être contestés en plateau ces propos ?

MICHEL SAPIN
Il faut aussi peut-être le dire les uns et les autres.

GUILLAUME DURAND
Non ! Mais ils peuvent contestés en plateau ?

MICHEL SAPIN
Quand des propos sont inadmissibles, il n'est pas interdit de le dire.

GUILLAUME DURAND
Merci beaucoup Michel SAPIN…

MICHEL SAPIN
Merci.

GUILLAUME DURAND
Ministre des Finances, bonne journée à vous donc et puis bonnes fêtes de Noël suivant la formule consacrée.

MICHEL SAPIN
C'est… pour les sapins, c'est ça que vous vouliez dire à la fin ?

GUILLAUME DURAND
Non ! Pas du tout.

MICHEL SAPIN
Merci.

GUILLAUME DURAND
Je ne la fais pas deux fois, ce serait ridicule. Bonne journée à vous !


Source : Service d'information du Gouvernement, le 19 décembre 2014

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