Déclaration de M. Bernard Cazeneuve, ministre de l'intérieur, en réponse à une question sur la politique de l'immigration, à l'Assemblée nationale le 16 décembre 2014. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Bernard Cazeneuve, ministre de l'intérieur, en réponse à une question sur la politique de l'immigration, à l'Assemblée nationale le 16 décembre 2014.

Personnalité, fonction : CAZENEUVE Bernard.

FRANCE. Ministre de l'intérieur

Circonstances : Question au gouvernement posée par Mme Sandrine Mazetier, députée (SRC) de Paris, à l'Assemblée nationale le 16 décembre 2014

ti : Vous avez raison, Madame la Députée, de rappeler qu'hier, le président de la République a tenu sur la question de l'immigration un discours extrêmement fort qui réconcilie profondément notre pays avec ses valeurs et la République avec ses principes.

S'agissant de tous ceux qui prennent le chemin de l'exode, non pas parce qu'ils sont tombés amoureux du code frontières Schengen quelque part sur une côte libyenne, syrienne ou irakienne, mais simplement parce qu'ils sont persécutés, torturés, emprisonnés dans leur pays, comme c'est le cas d'un certain nombre de minorités de Syrie et d'Irak, notamment chrétiennes, le président de la République a rappelé avec force que la France, conformément à la belle tradition qui est la sienne, a vocation à les accueillir.

C'est la raison pour laquelle sera, dans quelques minutes, proposée au vote de l'Assemblée nationale un texte qui permettra de raccourcir la durée de traitement des dossiers des demandeurs d'asile, afin de la ramener de vingt-quatre à neuf mois, de sorte que la tradition de l'asile en France retrouve sa force, en résonance profonde avec les valeurs de la République.

Cette loi nous permettra aussi de mieux reconnaître les droits des demandeurs d'asile, notamment en généralisant le caractère suspensif des recours aussi longtemps que le juge n'a pas tranché.

Cette loi permettra également que les droits des demandeurs d'asile soient davantage reconnus devant l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, l'OFPRA, et que les demandeurs soient assistés par des conseils. Cette loi entérinera la décision prise par M. le Premier ministre de créer davantage de places en centre d'accueil pour demandeurs d'asile, de manière à ce que les conditions de leur accueil en France soient dignes.

C'est cela, la République. C'est cela, la tradition républicaine qu'a rappelée le président de la République. C'est cela, la grandeur de la France. C'est tout cela que le président de la République a défendu hier, dans un très beau discours. C'est cela qui doit nous rassembler par-delà ce qui nous divise, autour des valeurs de la République.


Source http://www.diplomatie.gouv.fr, le 19 décembre 2014

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