Interview de M. André Vallini, secrétaire d'Etat à la réforme territoriale, à France Info le 18 décembre 2014, sur la réforme de la carte des régions, les projets controversés d'aménagement du territoire (Notre-Dame-des-Landes, Roybon) et la communication du président de la République. | vie-publique.fr | Discours publics

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Interview de M. André Vallini, secrétaire d'Etat à la réforme territoriale, à France Info le 18 décembre 2014, sur la réforme de la carte des régions, les projets controversés d'aménagement du territoire (Notre-Dame-des-Landes, Roybon) et la communication du président de la République.

Personnalité, fonction : VALLINI André, ACHILLI Jean-François .

FRANCE. Secrétaire d'Etat à la réforme territoriale;

ti : RAPHAËLLE DUCHEMIN
Votre invité, Jean-François ACHILLI, est donc secrétaire d'Etat chargé de la Réforme territoriale.

JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
Bonjour André VALLINI…

ANDRE VALLINI
Bonjour Jean-François ACHILLI.

JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
Qui vient de tomber la veste et remonter ses manches, pourquoi, ce sont des sujets qui fâchent les Régions ?

ANDRE VALLINI
Non ! Parce que l'interview peut être sportif, donc il faut se préparer.

JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
Alors et de 13, 13 ce n'est pas un chiffre porte-bonheur, j'ai envie de vous poser une question toute simple André VALLINI, combien est-ce que vous garderez à gauche à l'issue des Elections Régionales à la fin de l'année prochaine de ces nouvelles Régions, 5, 4, 3, 2, 1, 0 ?

ANDRE VALLINI
Je ne suis ni madame Soleil, ni responsable d'un institut de sondage.

JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
Vous y avez un peu réfléchi quand même ?

ANDRE VALLINI
Non ! Pas du tout, il faudra faire campagne, on n'en est pas là, je pense qu'on gardera des Régions le plus possible, on fera campagne ; et puis les Français, lors de ces Régionales, pourront peut-être – je l'espère – nous rendre justice d'avoir réformé justement les Régions françaises, de les avoir rendu plus puissantes, parce qu'on fait ça dans l'intérêt du pays, dans l'intérêt du développement économique du pays.

JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
Alors vous savez qu'on parle toujours des choses qui coincent, alors les Alsaciens mariés de force avec la Lorraine – Champagne – Ardennes, ils ne sont pas contents, ils peuvent encore divorcer ?

ANDRE VALLINI
Non ! D'abord ils ne sont pas mariés de force, le Parlement ce n'est pas la force, c'est la démocratie parlementaire, quand le Parlement se prononce c'est le peuple souverain qui se prononce, le peuple souverain de la Nation française. C'est vrai qu'en Alsace tout le monde n'est pas satisfait de cette carte…

JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
C'est la France, l'Alsace – Lorraine ?

ANDRE VALLINI
Oui ! Bien sûr. Mais dans telle ou telle Région et notamment l'Alsace tout le monde n'est pas satisfait. Les députés Alsaciens, des sénateurs Alsaciens ont dit beaucoup de choses très intéressantes au Parlement, moi j'ai écouté ça avec beaucoup d'attention, c'était passionnant comme débat, c'était un débat qui n'était pas médiocre.

JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
Ils peuvent encore divorcer, André VALLINI ?

ANDRE VALLINI
On est en train de marier des Régions pour les rendre plus grandes et plus fortes et je répète ce matin devant votre micro monsieur ACHILLI que l'Alsace va rester l'Alsace, c'est-à-dire une Région à l'identité très forte, éminemment respectable. C'est une Région qui a beaucoup souffert, où l'histoire récente compte beaucoup et tous les Français savent ce qu'est l'histoire d'Alsace. C'est une Région.…

JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
C‘est une Région puissante…

ANDRE VALLINI
Oui !

JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
Avec des particularismes quand même ?

ANDRE VALLINI
Oui ! Des particularismes bien sûr, comme beaucoup de Régions, et une région puissante sur le plan économique mais qui le sera davantage encore avec la Lorraine et la Champagne-Ardenne.

JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
Oui ! Parce qu'il peut y avoir des petits aménagements ça et là, certains départements dans les 2 années qui viennent peuvent s'en aller, aller vers d'autres Régions. Alors est-ce que l'Alsace peut divorcer, vous n'avez toujours pas répondu à la question ?

ANDRE VALLINI
Après la constitution des nouvelles Régions, qui seront donc effectives ces Régions au 1er janvier 2016, il y aura un droit d'option pour les départements, un département pourra décider sous certaines conditions de changer de Région effectivement, mais ce qui pourrait se passer en Alsace – ce qui est intéressant – c'est une hypothèse à laquelle certains commencent à réfléchir, c'est la fusion des 2 départements d'Alsace : le Bas-Rhin et le Haut-Rhin, pour faire un département d'Alsace puissant au sein de la Grande région à l'Est de la France.

JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
D'accord ! Les Bretons, eux, ont été plus malins, ils ont Jean-Yves LE DRIAN dans leur manche, donc ils ont réussi à rester indépendants, voilà ça se passe comme ça en fait ?

ANDRE VALLINI
Mais là encore il n'est pas question d'indépendance ! La Bretagne n'est pas un indépendante, la Bretagne aussi c'est la France, simplement la Région Bretagne, la Région administrative Bretagne reste à 4 départements. Des évolutions futures seront possibles avec les Pays de Loire…

JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
Oui ! Nantes peut rejoindre la Bretagne ?

ANDRE VALLINI
Nantes et la Loire-Atlantique pourront, sous réserve de certaines conditions de majorité qualifiée, en Bretagne, en Pays-de-Loire, pourra - la Loire-Atlantique - rejoindre un jour la Bretagne historique, la Bretagne administrative plutôt puisque la Loire-Atlantique fait partie de la Bretagne historique. Mais tout ça prendra un peu de temps, il faut laisser les choses évoluer, c'est la raison pour laquelle on a laissé la Bretagne et les Pays-de-Loire sans toucher à ces 2 Régions pour ménager l'avenir.

JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
Alors une autre carte fait la une ce matin, celle de FRANCE NATURE ENVIRONNEMENT, nous en parlions à l'instant sur FRANCE INFO, une liste des 104 « Sivens potentielles », vous savez ce sont ces projets controversés d'aménagement du territoire, parmi eux il y a le CENTER PARCS de Roybon - c'est près de chez vous ça – c'est…

ANDRE VALLINI
C'est chez moi !

JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
C'est chez vous.

ANDRE VALLINI
Oui !

JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
Alors vous êtes pour, vous êtes contre, vous ?

ANDRE VALLINI
Ah ! Eh bien je suis à fond pour, je suis l'initiateur de ce projet et je l'assume.

JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
Vous n'étiez pas contre, au départ ?

ANDRE VALLINI
Moi ? Vous plaisantez !

JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
Non ! Non.
Non ! Non, non.

JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
Vous avez voté pour ça ?

ANDRE VALLINI
Ah ! Mais bien sûr, c'est moi qui ait réussi à obtenir pour le département de l'Isère l'implantation d'un CENTER PARCS, on était en concurrence avec d'autres départements. Il y a 7 ans, comme président du Conseil général…

JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
Ca va être chaud, vous êtes conscient de ça ?

ANDRE VALLINI
J'ai négocié avec PIERRE & VACANCES et j'ai obtenu cette grande victoire qui met un peu de temps à se concrétiser de l'implantation d'un CENTER PARCS avec 700 emplois à la clé, du travail pour des entreprises nombreuses, des artisans - du bâtiment et des travaux publics - une activité touristique pour le département de l'Isère, pour cette région qui est défavorisée, où il y a beaucoup d'allocataires du RSA. Il faut que vous sachiez une chose monsieur ACHILLI, c'est qu'en Isère - ce projet est dans le Chambaran, dans le secteur de Roybon – 90 %, peut-être 95 % de la population souhaite ce CENTER PARCS…

JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
Ca va se faire, alors ?

ANDRE VALLINI
800 élus, 800 élus se sont rassemblés l'autre soir à Saint-Etienne-de-Saint-Geoirs : maires, conseillers généraux, droite, gauche, tous ensemble pour dire : « nous voulons CENTER PARCS ».

JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
Donc, ça va se faire ?

ANDRE VALLINI
Ca va se faire si la justice autorise le projet ! Nous en sommes au dixième ou au quinzième recours…

JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
Oui ! C'est aujourd'hui, oui.

ANDRE VALLINI
Nous franchissons tous les obstacles juridictionnels les uns après les autres et j'espère bien que ça va se faire oui.

JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
Alors Manuel VALLS, dans OUEST FRANCE, plaide pour la construction de Notre-Dames-des-Landes – l'aéroport – près de Nantes mi-2015 a-t-il dit, Ségolène ROYAL sur FRANCE 5 a dit : « Bon courage ! », là aussi ça va se faire ?

ANDRE VALLINI
J'espère que ça va se faire ! Parce que…

JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
C'est un pays où on a du mal à réformer, finalement ?

ANDRE VALLINI
Oui ! C'est un pays où on a du mal à faire avancer certains projets surtout, vous comprenez. Nous on fait de grandes Régions puissantes, on fait de grandes Régions à l'échelle européenne…

JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
C'est l'aéroport où il y a la zone à défendre toujours, c'est toujours la bataille sur le terrain ?

ANDRE VALLINI
Oui ! Oui, il y a des… un peu partout maintenant. Mais ce qu'il faut comprendre, c'est qu'il y a 2 solutions pour la France : soit c'est la France du déclin, on ne fait plus rien, on ne touche plus à rien et on protège la nature partout ; soit on fait avancer les grands projets, tout en respectant la nature bien sûr ; et ce qu'on veut faire à Notre-Dame-des-Landes comme à CENTER PARCS de Roybon ce sont des projets créateurs d'emplois, créateurs de richesses, la France ne peut pas se replier sur elle-même et se contenter eh bien de contempler la nature telle qu'elle est. La nature il faut la respecter, je l'aime beaucoup, je suis quelqu'un des Alpes, je vais tous les week-ends quand je le peux marcher en montagne, je respecte beaucoup la nature, je l'aime cette nature, je veux en même temps des emplois pour mon département, pour mon pays et, quand j'entends les élus de Loire-Atlantique, Jean-Marc AYRAULT - le président de la Région, du département – dire : « qu'il faut cet aéroport », je les soutiens, la France ne peut plus se passer de faire de grands projets. Autoroute, aéroport, centre de loisirs, il faut construire pour avancer, il faut réformer…

JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
Au moins c'est dit !

ANDRE VALLINI
Le gouvernement réforme mais il faut que les élus locaux construisent, et ils veulent construire les élus locaux.

JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
Au moins c'est dit ! Ca a le mérite de la clarté, André VALLINI. Pendant ce temps François HOLLANDE lance une opération reconquête du public, de l'opinion, il dînait hier soir à l'Elysée avec une dizaine de députés et leurs invités locaux. C'est quoi ? C'est de la com., comme on dit souvent ?

ANDRE VALLINI
Alors François HOLLANDE reste à l'Elysée et ne reçoit personne et on dit qu'il s'enferme dans son palais, soit il reçoit des parlementaires accompagnés de Français, de vrais gens si j'ose dire : entrepreneurs, chefs d'entreprise…

JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
Donc, ce sont des faux gens qui…

ANDRE VALLINI
Non ! Non, mais…

JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
Des faux gens qui travaillent à l'Elysée ?

ANDRE VALLINI
Des vrais gens dans le sens où ils sont dans les difficultés économiques et sociales, ce ne sont pas des professionnels de la politique. Il faut voir les parlementaires, il ne faut pas voir que des parlementaires - c'est ce que fait François HOLLANDE - il fait preuve de constance, d'abnégation dans la difficulté, il mène une politique, il n'en dévie pas, c'est une politique de redressement, elle n'est pas toujours comprise, elle n'est pas toujours populaire cette politique, il a le mérite de s'y tenir et vous verrez qu'à moyen terme cette politique portera ses fruits et que les Français lui en rendront justice.

JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
Parce qu'il avait dit pendant la campagne, c'était à la fin de la campagne face à Nicolas SARKOZY : « moi, président de la République, je ne serai pas le chef de la majorité, je ne recevrai pas les parlementaires de la majorité à l'Elysée », c'est chose faite.

ANDRE VALLINI
Non ! Ce qu'il avait dit c'est qu'il ne recevrait pas le groupe socialiste le petit doigt sur la couture du pantalon comme Nicolas SARKOZY recevait le groupe UMP pour leur donner…

JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
Ah ! Ce n‘est pas pareil, alors ?

ANDRE VALLINI
Mais non ! Il recevait des cars entiers de députés UMP, moi je les voyais partir de l‘Assemblée nationale…

JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
Et du Sénat !

ANDRE VALLINI
Ils allaient recevoir les consignes debout au garde à vous et ils ressortaient de l'Elysée sans avoir pu rien dire, François HOLLANDE fait autrement, il reçoit quelques députés, ils les écoutent longuement, il prend en compte ce qu'ils disent ces parlementaires sans leur donner de consigne et sans faire de caporalisme. C'est très différent !

JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
Alors il prend le pouls de la France, François HOLLANDE, il y a des sujets qui énervent les gens - tenez tiens l'histoire des retraites – quand monsieur REBSAMEN dit, d'ailleurs de façon très tranquille, qu'il va falloir penser à rallonger les durées de cotisations, tout le monde se met en vrille, y compris Manuel VALLS. C'est un sujet, ce n'est pas un sujet, il va falloir le faire ou pas ?

ANDRE VALLINI
La réforme des retraites vient d'avoir lieu, menons déjà à fond et au bout cette réforme qui a été votée jusqu'en 2017, pour les décennies qui viennent il y aura sans doute des évolutions à accomplir, ce qu'a dit le Premier ministre c'est que d'ici la fin du quinquennat on ne toucherait pas à la durée de cotisations.

JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
Alors dernière question André VALLINI, vous voyez François HOLLANDE se représenter en 2017 - parce qu'on est déjà en précampagne présidentielle - il faut dire les choses-là ?

ANDRE VALLINI
Je trouve qu'on a tort de parler déjà de la Présidentielle !

JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
Eh bien c'est le cas ! C'est comme ça.

ANDRE VALLINI
Oui ! Vous en parlez beaucoup les journalistes.

JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
C'est vrai.

ANDRE VALLINI
Moi je pense qu'il faut être dans l'action au jour le jour avec une vision de long terme, c'est la réforme des Régions, on réforme les Régions, c'est une réforme structurelle qui portera ses fruits dans 5 à 10 ans, donc il faut réformer la France avec courage et avec obstination – comme le fait François HOLLANDE – et, en même temps…

JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
Et, après, il se représente.

ANDRE VALLINI
Il aura tellement travaillé pour la France, il aura envie de continuer sans doute, je pense qu'il sera candidat - je le soutiendrai évidemment - et vous verrez que les Français lui rendront justice de cette constance dans le souci de redresser et de réformer le pays.

JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
Merci André VALLINI.

RAPHAËLLE DUCHEMIN
Et ne bougez pas, voici Guy BIRENBAUM.

//Diffusion de la chronique « L'AUTRE INFO » de Guy BIRENBAUM consacrée à Laurence LANDRY, comédienne mais aussi crieuse dans le Finistère//
(…)

GUY BIRENBAUM
Du coup, monsieur VALLINI, comme on a vraiment l'impression que le gouvernement n'entend pas toujours le cri du peuple, je pense qu'au lieu de dîners bien réglés, bien huilés – comme ceux dont parlait Jean-François ACHILLI – eh bien ce serait bien que la crieuse vienne gueuler tous les mercredis à la table du conseil des ministres pour que vous entendiez tous bien, monsieur le ministre, le bruit qui monte. Vous parliez à l'instant des vrais gens, ça m'a titillé l'oreille…

ANDRE VALLINI
Oui !

GUY BIRENBAUM
Laurence, à qui j'ai proposé la mission, eh bien elle est volontaire pour venir vous faire entendre haut et fort ce qu'elle nomme, elle, la voix de la rue. Vous ne croyez pas que ça vous ferait du bien à vous les ministres, à François HOLLANDE et à Manuel VALLS qu'on vous gueule un peu dans les oreilles ?

ANDRE VALLINI
Eh bien vous savez il y a beaucoup de manifestations à Paris où les gens crient beaucoup et on les entend…

GUY BIRENBAUM
C'est des vrais gens !

ANDRE VALLINI
Oui ! Oui, bien sûr ce sont des vrais gens oui qui viennent manifester et crier devant l'Assemblée nationale.

GUY BIRENBAUM
Mais à la table du conseil ce serait pas mal ?

ANDRE VALLINI
Oui ! Enfin ce serait un peu compliqué sur le plan protocolaire et puis je ne sais pas si la…

GUY BIRENBAUM
Oh ! On s'en fout du protocole.

ANDRE VALLINI
Non ! Enfin sur la sérénité…

RAPHAËLLE DUCHEMIN
Parce qu'on est sûrs que ça crie beaucoup sur…

ANDRE VALLINI
Sur la sérénité des débats si on…

GUY BIRENBAUM
Mais ça vous ferait du bien.

ANDRE VALLINI
Oui ! Oui, une fois de temps en temps, mais pas trop souvent.

GUY BIRENBAUM
Allez ! Laurence, on vous attend.

RAPHAËLLE DUCHEMIN
Voilà ! N'hésitez pas à venir crier donc…

GUY BIRENBAUM
Elle viendra !

INTERVENANT
Devant le conseil des ministres.


Source : Service d'information du Gouvernement, le 19 décembre 2014

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