Conseil des ministres du 5 février 2014. Le 3ème plan cancer. | vie-publique.fr | Discours publics

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Conseil des ministres du 5 février 2014. Le 3ème plan cancer.

Personnalité, fonction : TOURAINE Marisol, FIORASO Geneviève.

FRANCE. Ministre des affaires sociales et de la santé; FRANCE. Ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche

ti : La ministre des affaires sociales et de la santé et la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche ont présenté une communication relative au 3ème plan cancer.
Les cancers demeurent la première cause de mortalité en France, entraînant 148 000 décès par an. Chaque année, 355 000 de nos concitoyens apprennent qu’ils sont atteints d’un cancer.
Ce 3ème Plan cancer, qui couvre la période 2014-2019, et a été présenté par le Président de la République lors des rencontres de l’Institut national du cancer (INCa), est l’aboutissement d’un travail collectif issu à la fois du rapport du Professeur Jean-Paul Vernant et de cinq groupes de travail composés d’experts, scientifiques, médecins, professionnels et associations de malades, pilotés par le ministère des affaires sociales et de la santé et le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche, en association étroite avec l’institut national du cancer.
Partie intégrante de la stratégie nationale de santé et de l’agenda stratégique pour la recherche, le transfert et l’innovation France Europe 2020, le nouveau Plan cancer marque un tournant dans la lutte contre les inégalités et les pertes de chance, en fixant trois objectifs principaux : guérir plus de personnes malades ; préserver la continuité et la qualité de vie des personnes atteintes ; investir dans la prévention et la recherche pour réduire le nombre de cancers et leur impact dans les années à venir.
L’ambition première du Plan est de guérir plus de personnes malades, en favorisant des diagnostics précoces et en garantissant l’accès de tous à une médecine de qualité. La lutte contre les inégalités en santé est au cœur des mesures nouvelles de prévention et de dépistage. Au-delà de l’amélioration des soins et des pratiques médicales, le Plan cancer propose une prise en charge globale de la personne dans le cadre d’un parcours de soins coordonné. Il créé aussi les outils pour conduire un combat pour la vie, en permettant aux personnes qui sont frappées ou qui ont été frappées par le cancer de poursuivre leur scolarité, de bénéficier d’aménagements dans leur vie professionnelle ou dans leur accès à l’emploi et de simplement conserver ou retrouver les conditions d’une vie normale. Ce combat pour la vie se mène pendant et après le cancer. Ce plan entend lutter contre tout ce qui pourrait ramener ceux qui ont vaincu la maladie à leur statut d’ancien malade. A ce titre, le Plan institue un véritable « droit à l’oubli » dans l’accès à l’emprunt pour les malades guéris : avant la fin 2015, les personnes qui ont eu un cancer dans l’enfance ou l’adolescence, ainsi que les anciens malades dont les données scientifiques confirment la guérison n’auront plus à déclarer qu’ils ont eu un cancer.
Le Plan entend également marquer un pas décisif pour faire reculer le tabagisme, responsable à lui seul de près d’un tiers des décès par cancer. C’est pourquoi la présentation du Plan cancer s’accompagne du lancement d’un Programme national de réduction du tabagisme, destiné à dissuader l’entrée dans le tabac, notamment des jeunes, et à aider les fumeurs à s’arrêter. Son contenu sera présenté par la ministre des affaires sociales et de la santé d’ici cet été. Enfin, il investit dans la médecine personnalisée et la recherche comme levier majeur de la lutte contre les cancers, afin d’accélérer les progrès et l’innovation au bénéfice des malades.
Ce troisième Plan cancer montre la volonté du Gouvernement d’amplifier la lutte contre les cancers par des mesures concrètes et un engagement coordonné de tous ses acteurs.
Dès aujourd’hui, tous les ministres concernés s’engagent dans la mise en œuvre et le suivi de ce plan, dont la coordination sera assurée par l’INCa.

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