Interview de M. Manuel Valls, Premier ministre, à RTL le 8 janvier 2015, sur la mobilisation des forces de police pour arrêter les auteurs de l'attentat au siège de l'hebdomadaire "Charlie Hebdo", la journée de deuil et la minute de silence observées en hommage aux victimes et la défense de la démocratie et de la liberté d'expression. | vie-publique.fr | Discours publics

[ Publicité ]

Interview de M. Manuel Valls, Premier ministre, à RTL le 8 janvier 2015, sur la mobilisation des forces de police pour arrêter les auteurs de l'attentat au siège de l'hebdomadaire "Charlie Hebdo", la journée de deuil et la minute de silence observées en hommage aux victimes et la défense de la démocratie et de la liberté d'expression.

Personnalité, fonction : VALLS Manuel, APHATIE Jean-Michel, CALVI Yves .

FRANCE. Premier ministre; ;

Circonstances : Attentat au siège du journal satirique "Charlie Hebdo" dans le XIe arrondissement de Paris le 7 janvier 2015

ti : YVES CALVI
Edition spéciale puisque nous sommes avec le Premier ministre, Manuel VALLS. Bonjour Monsieur le Premier ministre.

MANUEL VALLS
Bonjour Yves CALVI.

YVES CALVI
Pouvez-vous nous donner des informations sur la traque des auteurs présumés de cet attentat ? Chérif et Said KOUACHI sont-ils repérés ou bien les policiers ont-ils perdu leurs traces au moment où nous parlons ?

MANUEL VALLS
Moi, je crois que dans ces moments-là, il faut laisser la police, les enquêteurs, sous l'autorité de la justice, accomplir son travail. La priorité, bien sûr, pour ce moment-là, pour ces heures, c'est d'abord de traquer, d'appréhender les terroristes qui ont commis cet attentat abominable hier.

JEAN-MICHEL APHATIE
La crainte évidemment, puisque, aujourd'hui, visiblement, la police ne les a pas encore arrêtés, la crainte, c'est qu'ils recommencent, qu'ils aient planifié d'autres actions ?

MANUEL VALLS
Cette question est tout à fait légitime, c'est évidemment notre principale préoccupation, et c'est pour cela que des milliers de policiers et de gendarmes, d'enquêteurs sont mobilisés pour appréhender ces individus, c'est aussi la raison pour laquelle le juge, le Parquet antiterroriste a décidé la publication des photos qui sont désormais sur tous les sites, sur toutes les télévisions, parce qu'il s'agit de mobiliser évidemment chacun pouvant apporter une information permettant aux enquêteurs d'appréhender ces individus.

YVES CALVI
Alors, ils sont toujours en liberté, ils sont lourdement armés, vous venez de nous dire que nous sommes obligés de craindre d'autres violences. Est-ce qu'il y a eu un défaut de surveillance, Monsieur le Premier ministre ?

MANUEL VALLS
Je trouve qu'on pose très rapidement ces questions, elles sont, encore une fois…

YVES CALVI
Elles sont légitimes…

MANUEL VALLS
Légitimes, bien sûr. Hier, on a frappé – nous l'avons dit avec le président de la République – la France au coeur, on a voulu, on a pensé assassiner l'esprit même de la France, vous l'avez tous dit ce matin, aux auditeurs, les Français ne cessent de le répéter depuis hier, c'est la liberté, l'insolence, la tolérance que l'on a voulu assassiner. Et la réponse d'ailleurs des Français, parce que le coeur de la France est grand, est une réponse, je crois, extraordinaire de mobilisation, c'est ça qu'il faut dire…

YVES CALVI
Mais je vais préciser ma question, étaient-ils suivis ?

MANUEL VALLS
Il faut penser aux victimes, et aujourd'hui, c'est aussi une journée de deuil avec cette minute de silence ; toutes ces questions sont légitimes, et sont posées par la presse, les enquêteurs aussi donneront tous les éléments, la justice, parce qu'il y aura et il y a une enquête, et je ne doute pas un instant que le Parlement aussi voudra également connaître les raisons pour lesquelles cela a pu arriver.

YVES CALVI
Les frères KOUACHI étaient-ils suivis ? Je vous repose ma question.

MANUEL VALLS
Mais moi, je n'ai pas encore de réponses à ces questions. Ce qui m'importe, c'est d'abord qu'ils soient, ces individus, appréhendés, mais ces individus étaient connus des services, et parce qu'ils étaient connus des services, ils ont été évidemment suivis. Vous savez, il faut être lucide, je l'ai dit quand j'étais ministre de l'Intérieur, je le dis comme Premier ministre, Bernard CAZENEUVE n'a cessé de le dire, y compris à votre micro, nous faisons face à une menace terroriste sans précédent. Et elle est à la fois extérieure et intérieure. Les services de police et de justice ont démantelé de nombreux groupes, ont contrarié – vous le savez – des projets d'attentats, et c'est bien la preuve que nous agissons. Et face à la menace terroriste, il faut agir, et nous agissons sur le plan policier, sur le plan du renseignement, sur le plan judiciaire ; ce sont des centaines d'individus qui sont suivis, ce sont des dizaines de personnes qui ont été interpellées. Ce sont des dizaines de personnes qui ont été incarcérées. Mais en disant ça, je fais la démonstration de la difficulté devant laquelle sont placés nos services, c'est le nombre d'individus qui représentent un danger. Ces individus étaient sans doute suivis, mais il n'y a pas de risque zéro, c'est terrible à dire, parce qu'il y a des victimes, parce qu'il y a eu un attentat terrible, parce que nous sommes tous touchés, bouleversés, et je pense aux victimes, aux blessés qui luttent contre la mort. Je connaissais, comme vous, un certain nombre de ceux qui ont été tués, leurs proches, leur compagne, et chacun devra avoir bien sûr une réponse aux questions que vous posez, je pense que, aujourd'hui, c'est encore prématuré.

JEAN-MICHEL APHATIE
Quelques éléments factuels sur l'enquête, un troisième homme est-il recherché ou non, parce que dans certaines versions, il y avait trois personnes lors de cet attentat… ?

MANUEL VALLS
Je ne veux pas rentrer dans le détail, des hommes sont recherchés, deux sans doute, il y a eu plusieurs interpellations…

JEAN-MICHEL APHATIE
Deux, peut-être pas trois ?

MANUEL VALLS
Plusieurs interpellations…

JEAN-MICHEL APHATIE
Le ministre de l'Intérieur avait parlé de trois hier…

MANUEL VALLS
Il y a eu plusieurs interpellations cette nuit, il y a des gardes à vue, laissons… Encore une fois, je vois qu'il y a beaucoup d'informations sur les médias, sur Internet…

JEAN-MICHEL APHATIE
Et toujours factuellement…

MANUEL VALLS
Il ne faut pas que cela nuise au travail des enquêteurs, et moi, j'en appelle là aussi à la responsabilité, c'est aux enquêteurs, c'est à la police, c'est à la gendarmerie, c'est à la justice de mener… elle le fait avec beaucoup de professionnalisme, le plus rapidement possible pour appréhender ces individus, ceux qui ont commis cet attentat abominable, cet acte de barbarie, parce que c'est un acte de barbarie.

JEAN-MICHEL APHATIE
Allez-vous tirer des leçons de cet attentat même, certains jugent que la concentration de l'activité policière durant ces derniers mois sur les Français qui partaient en Syrie ou qui en revenaient, qui représentent évidemment un danger, a éventuellement conduit à négliger l'activité potentielle de ceux qui restent sur le territoire ; est-ce que cet attentat, le profil des frères KOUACHI, qui, eux, ne sont partis nulle part, qui sont tout le temps restés en France, si on a bien compris leur parcours, est-ce que vous en tirerez – si vous le confirmez –est-ce que vous en tirerez des leçons ?

MANUEL VALLS
D'abord, personne n'en sait rien, et vous n'en savez rien…

JEAN-MICHEL APHATIE
C'est ce qu'on lit aujourd'hui…

MANUEL VALLS
Sur le parcours, oui, mais encore une fois…

JEAN-MICHEL APHATIE
Mais je ne sais pas, on l'a lu…

MANUEL VALLS
On lit trop vite, et donc je pense qu'il faut encore une fois...

JEAN-MICHEL APHATIE
Avez-vous d'autres informations ?

MANUEL VALLS
A ce stade, je n'ai pas d'autres informations, et si j'ai des informations, je ne le dirais pas, parce que, il faut laisser les enquêteurs travailler. Toute information sur ces individus qui est balancée sur les ondes peut représenter une information donnée à ces mêmes individus pour pouvoir échapper au travail de la police. Le travail de la police, le travail des renseignements, ça a été toujours de privilégier toutes les cibles possibles, toutes les cibles possibles, de ceux qui reviennent d'un certain nombre de théâtres d'opérations, Irak, Syrie, Afghanistan, Yémen, Afrique du Nord, Sahel, aucune piste n'a jamais été négligée. Ce sont encore une fois des centaines d'individus. Nous l'avons dit avec Bernard CAZENEUVE, nous savions que nous risquions d'avoir un attentat sur notre sol ou contre les intérêts français, et nos services sont mobilisés, nous avons renforcé nos dispositifs législatifs, mais face à des individus très déterminés, malheureusement, il peut évidemment y avoir des failles.

YVES CALVI
Cet attentat peut-il modifier votre approche de la lutte contre le terrorisme ? Et allez-vous prendre des moyens supplémentaires ?

MANUEL VALLS
Les moyens supplémentaires viennent d'être pris, encore une fois, par la loi antiterroriste qui vient d'être votée par le Parlement. D'autres rendez-vous législatifs sont prévus pour renforcer le travail des services de renseignement. Mais tout ce qui doit permettre de renforcer notre arsenal policier, judiciaire, législatif, pour mieux lutter contre le terrorisme, bien sûr, sera toujours appréhendé ; il faut utiliser tous les moyens dans le cadre de l'Etat de droit, parce que la plus forte des réponses dans une démocratie, c'est bien sûr la mobilisation, celle de la presse, qui est touchée de plein fouet, c'est la mobilisation de la société, et cette mobilisation, elle doit se poursuivre, ce n'est pas uniquement une mobilisation de quelques heures ou de quelques jours, elle doit aller au-delà, c'est toute la société française qui doit dire non à ceux qui ont voulu abattre la démocratie, la liberté de penser, contre ceux qui ont tué des journalistes, des citoyens, des policiers, donc nous avons besoin d'une réponse profonde, et une très grande mobilisation, en évitant évidemment tous les amalgames, c'est la réponse de la liberté, de la démocratie qui est la meilleure des réponses face à la barbarie.

YVES CALVI
Un auditeur de RTL nous disait ce matin en direct, dans « Nos petits matins » avec Stéphane CARPENTIER : nous ne sommes plus libres. Nous ne sommes plus libres, Monsieur le Premier ministre.

YVES CALVI
Moi, j'ai plutôt entendu le message inverse, parce que, on a voulu assassiner l'esprit français, c'est-à-dire la liberté, la démocratie, la tolérance, la réponse, la mobilisation, celle des Français, de tous ceux qui disent : je suis ou nous sommes Charlie, et c'est une mobilisation qui dépasse nos frontières, vous le remarquiez, la presse internationale, partout, regarde ce qui s'est passé en France, est solidaire de ce qui s'est passé, donc la seule réponse possible, c'est bien celle de la liberté, mais pourquoi ? Parce que nous ne devons pas avoir peur, que cherchent les terroristes ? C'est à ce que nous nous renfermions sur nous-mêmes, à ce que nous nous cachions, à ce que nous ayons peur, c'est ça la terreur, c'est ça le terrorisme. Donc la seule réponse, c'est celle de la mobilisation, c'est celle de ce cri qui est ce cri universel de la France, qui est le cri de la liberté. Moi, comme chef du gouvernement, c'est le rôle des autorités publiques, c'est ce que souhaite le président de la République, c'est la mobilisation des forces de l'ordre pour appréhender le plus vite possible ces individus, ces criminels.

JEAN-MICHEL APHATIE
Le président de la République recevra tout à l'heure son prédécesseur à l'Elysée, Nicolas SARKOZY, et puis demain, il recevra les chefs de partis, parmi lesquels Marine LE PEN, qui sera donc reçue vendredi matin à l'Elysée. Cela signifie que vous associez le Front national à l'unité nationale ou ce que l'on nomme la concorde nationale ?

MANUEL VALLS
Le président de la République a souhaité recevoir ou s'entretenir avec les anciens présidents de la République, dont Nicolas SARKOZY, vous l'avez dit, nous recevrons avec lui cet après-midi les présidents des Assemblées, et les groupes parlementaires, représentés à l'Assemblée nationale et au Sénat. Et il recevra, comme il l'a fait déjà à d'autres occasions, l'ensemble des formations politiques de ce pays, de notre pays. Oui, c'est l'occasion, bien sûr, de considérer que chacun doit être marqué uniquement par ce seul objectif, l'unité nationale au-delà des partis, au-delà des opinions, au-delà…

JEAN-MICHEL APHATIE
Il n'y a pas d'exclusion à l'unité nationale aujourd'hui…

MANUEL VALLS
Il ne peut pas y avoir d'exclusion, l'unité nationale…

JEAN-MICHEL APHATIE
Donc le Front national y est associé.

MANUEL VALLS
Mais la réponse que nous donnons…

JEAN-MICHEL APHATIE
Le Front national y est associé…

MANUEL VALLS
La réponse… Jean-Michel APHATIE, moi, dans ce moment-là, je ne fais pas de la politique au sens classique du terme, parce que je suis chef du gouvernement, ce qui m'importe, c'est que nous appréhendions ces individus, et c'est l'unité nationale, parce que c'est la seule réponse possible, mais l'unité nationale, c'est aussi autour de valeurs, de valeurs profondément républicaines, de tolérance, de refus d'amalgames ; beaucoup de nos compatriotes de confession musulmane s'expriment aujourd'hui sur les ondes, sur celles de RTL, pour dire leur refus de cette horreur, de cet amalgame, parce que c'est ça aussi ce que cherchent les terroristes, c'est à confondre la violence, le terrorisme, la haine avec l'islam. La France, c'est la tolérance. Et moi, je souhaite que les Français se rassemblent autour de ces valeurs de tolérance et de démocratie, il n'y a que ça qui aujourd'hui m'importe.

YVES CALVI
Il n'empêche que la peur de l'islam, Manuel VALLS, est forte dans les sociétés occidentales, on le voit en Allemagne, en Suède ces jours-ci, il y a en France la parution du livre de Michel HOUELLEBECQ qui exprime d'une façon ou d'une autre ce sentiment. Comment réagissez-vous face à la montée de cette peur de l'islamisme radical ? Vous venez de parler de votre crainte, vous, des amalgames, mais voilà, c'est un sentiment commun dans beaucoup de pays d'Europe.

MANUEL VALLS
Elle est présente dans le monde, elle est présente en Europe, en France, depuis longtemps, nous avons peut-être besoin de réfléchir davantage sur ces questions. Je le fais, parce que je suis l'élu d'un territoire populaire, maire pendant onze ans d'une ville d'Evry, où il y a de nombreux concitoyens de confession ou de culture musulmane, il n'y a que le dialogue, la compréhension, mais il faut aussi bien sûr que les autorités de l'islam en France – elles l'ont fait hier, il y a de nombreuses voix, mais partout dans le monde –disent, condamnent, ne trouvent aucune excuse. Quelle est la force de la France ? C'est qu'il y ait Charlie Hebdo, il faut d'ailleurs que Charlie Hebdo continue les caricatures, la possibilité de se moquer de tous et de tout le monde, de ceux qui croient comme ceux qui ne croient pas, de toutes les confessions, c'est ça cette liberté. Rappelez-vous tous les responsables politiques, c'était le cas de François HOLLANDE, qui sont allés témoigner au procès de Charlie Hebdo, il n'y a pas de possibilité de frontières par rapport à la liberté d'expression et de pensées. Et donc chacun doit prendre ses responsabilités, toutes les autorités religieuses, tous les citoyens, c'est très important pour faire reculer ces peurs. Je suis inquiet de ce qui se passe en Europe, je suis frappé, comme vous, par ces manifestations en Allemagne. Nous parlons beaucoup de – et je viens de le faire – cette formidable mobilisation des Français, mais je regarde aussi ce qui se passe sur les réseaux sociaux, pas seulement depuis hier, mais depuis des jours, des messages de haine, ceux qui, y compris, saluent ce crime abominable, hier, à Paris…

JEAN-MICHEL APHATIE
Vous craignez que dans les jours qui viennent des tensions naissent dans la société française ?

MANUEL VALLS
Oui, je crains, et je l'alerte, c'est pour ça que je le disais, la mobilisation à laquelle nous assistons depuis hier de nos concitoyens, de nos compatriotes, elle est particulièrement saine, mais elle doit s'accomplir dans la durée, parce que, évidemment, il y a des forces de haine, j'allais dire, des forces du mal, dans un langage religieux, des forces de haine qui travaillent la société française. Non, la France, ça n'est pas la soumission. La France, ça n'est pas Michel HOUELLEBECQ, la France, ça n'est pas l'intolérance, la haine, la peur, jouer sur les peurs en permanence. Ce qui s'est passé hier est abominable, et nous devons en tirer évidemment toutes les conséquences, mais c'est aussi peut-être pour nous, et peut-être c'est ce que ressentent beaucoup de nos concitoyens dans cette mobilisation unique, c'est l'occasion pour nous de dire : non, nous refusons ces amalgames, cette intolérance, cette haine, ces discours qui traumatisent, y compris parfois sur vos ondes, qui traumatisent aujourd'hui notre pays.

YVES CALVI
Manuel VALLS, vous avez souhaité être discret sur l'enquête, on le comprend, vous nous avez confirmé que ces individus étaient suivis, pouvez-vous – et c'est ma dernière question – nous donner des nouvelles des blessés ?

MANUEL VALLS
Je n'ai pas d'éléments ce matin, ils sont toujours dans une situation extrêmement difficile, extrêmement grave. Je suis, comme vous tous, Yves CALVI, Jean-Michel APHATIE, touché et bouleversé, parce que, on peut être chef du gouvernement, Premier ministre, responsable comme ancien ministre de l'Intérieur, je sais à quoi nous nous exposons et je connais la menace à laquelle nous faisons face depuis des années, mais chacun d'entre nous est aussi un être humain, un citoyen, et quand on a des personnalités, citoyens, je pense à cette personne qui était gardien, un agent de service, à Charlie Hebdo, qui a été assassiné, et j'ai vu hier la compagne du garde du corps, de ce policier qui était là pour protéger l'un des responsables de Charlie Hebdo, Charb. Il y a un moment où les responsabilités s'effacent, et donc nous sommes tous bouleversés, et par rapport à l'émotion qui nous envahit, il y a une réponse, et la réponse, c'est la République, c'est la France, c'est ce que nous représentons tous, c'est important, parce que, je sais bien que dans l'actualité qui nous submerge, l'information qui arrive partout, on va vite passer à d'autres questions, avant même d'ailleurs qu'on ait pu appréhender ces individus, c'est un choc terrible, on le voit à l'échelle du monde. Donc il faut que notre réponse, elle soit à la hauteur du choc que nous venons de subir.

YVES CALVI
Merci Monsieur le Premier ministre d'être venu vous adresser aux Français ce matin sur RTL, avec Jean-Michel APHATIE. Alain JUPPE – je le rappelle – sera notre invité d'ici une vingtaine de minutes, et bien entendu, notre édition spéciale se poursuit sur RTL.


Source : Service d'information du Gouvernement, le 9 janvier 2015

Rechercher