Déclaration de M. Alain Vidalies, secrétaire d'Etat aux transports, à la mer et à la pêche, en réponse à une question sur la réalisation du projet de liaison ferroviaire Lyon-Turin, à l'Assemblée nationale le 3 mars 2015. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Alain Vidalies, secrétaire d'Etat aux transports, à la mer et à la pêche, en réponse à une question sur la réalisation du projet de liaison ferroviaire Lyon-Turin, à l'Assemblée nationale le 3 mars 2015.

Personnalité, fonction : VIDALIES Alain.

FRANCE. Secrétaire d'Etat aux transports, à la mer et à la pêche

Circonstances : Question au gouvernement posée par Mme Bernadette Laclais, députée (SRC) de Savoie, à l'Assemblée nationale le 3 mars 2015

ti : Madame la Députée, le 24 février a été une date importante, puisque c'est le jour où les deux gouvernements se sont engagés solennellement, après quinze années de travaux préparatoires, pour la réalisation du tunnel Lyon-Turin. Nous avons ce jour-là signé à la fois l'engagement pour réaliser les travaux et la lettre de dépôt de candidature présentée par les deux pays, l'Italie et la France, à la Commission européenne, puisque l'une des conditions préalables est l'obtention par ces deux pays d'une subvention de cette dernière de l'ordre de 40 % pour ce dossier important.

Vous l'avez dit, cet engagement a été pris il y a longtemps, lors de la signature de la convention alpine, à une époque où il faisait d'ailleurs plutôt consensus. Mais il répond aujourd'hui encore davantage aux exigences de protection de l'environnement, puisqu'il repose sur le choix du report modal. C'est aussi un enjeu économique : alors que d'autres, ailleurs dans les Alpes, font de la convergence et créent des liaisons, il serait tout à fait irresponsable que l'Italie et la France restent spectateurs et regardent les flux économiques s'orienter vers d'autres pays. Pour toutes ces raisons, le gouvernement, le président de la République et le Premier ministre ont considéré, avec leurs homologues italiens, que la France ne devait pas manquer ce rendez-vous important.

Par ailleurs, certains nous rappellent le projet d'autoroute ferroviaire alpine : il ne s'agit pas de choisir un projet plutôt que l'autre. Dans l'attente de cette perspective, la France a rappelé qu'elle était attachée à cette autoroute ferroviaire alpine mais ce projet ne répond pas aux mêmes objectifs et ne requiert pas les mêmes moyens. Ce n'est pas l'un ou l'autre projet, mais les deux, c'est-à-dire le choix du report modal. La France et l'Italie ont été au rendez-vous.


Source http://www.diplomatie.gouv.fr, le 5 mars 2015

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