Déclaration de M. Michel Sapin, ministre des finances et des comptes publics, sur les négociations de l'Union européenne avec la Grèce, à l'Assemblée nationale le 9 juin 2015. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Michel Sapin, ministre des finances et des comptes publics, sur les négociations de l'Union européenne avec la Grèce, à l'Assemblée nationale le 9 juin 2015.

Personnalité, fonction : SAPIN Michel.

FRANCE. Ministre des finances et des comptes publics

Circonstances : Séance de questions d'actualité, à l'Assemblée nationale le 9 juin 2015

ti : Monsieur le Député, merci de cette question sur un sujet éminemment actuel, puisque le dialogue est en cours, avec les difficultés que vous avez soulignées, et qui est d'une importance majeure pour nous tous.

Il est absolument nécessaire de conclure, et d'abord pour la Grèce. Depuis trop longtemps, le peuple grec vit dans la difficulté, avec des salaires qui baissent, des allocations de toute nature qui diminuent, une croissance en berne. Depuis plus de cinq ans, la Grèce a perdu plus de 25% de sa richesse nationale.

Il faut conclure, car c'est aussi dans l'intérêt de l'Europe et du projet européen. Le projet européen n'est pas de se rétrécir, d'exclure des pays. Le projet européen est de s'affirmer, de s'étendre et d'accueillir encore d'autres pays au coeur de la démocratie et du développement économique. Nous en avons besoin car nous avons besoin de cette croissance. Le peuple grec a besoin de cette croissance, l'Europe a besoin de cette croissance, la France a besoin de cette croissance. Et rien ne doit venir gêner d'une manière ou d'une autre le retour à la croissance.

Le dialogue est donc en cours, il est difficile. Il ne peut y avoir ni diktat, ni ultimatum, ni chantage, ni d'un côté ni de l'autre. Sinon, ce serait la négation du dialogue. Les partenaires de la Grèce ne peuvent pas lui dicter les mesures qu'elle a à prendre, car il y va de la souveraineté du peuple grec : il appartient au Parlement grec, au gouvernement actuel de proposer les mesures nécessaires.

Mais le gouvernement grec doit aussi prendre ses responsabilités, car la Grèce ne peut pas continuer de vivre à crédit en attendant uniquement le versement de telle ou telle aide par le reste de l'Europe. C'est le coeur de la responsabilité qui est aujourd'hui entre les mains de ceux qui négocient. La France, en tant que pilier de la construction européenne, mais aussi en tant qu'amie historique du peuple grec, jouera son rôle jusqu'au bout : le dialogue, le dialogue, parce qu'il faut conclure !


Source http://www.diplomatie.gouv.fr, le 11 juin 2015

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