Déclaration de M. Michel Sapin, ministre des finances et des comptes publics, sur les négociations entre la Grèce et ses partenaires européens, à l'Assemblée nationale le 17 juin 2015. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Michel Sapin, ministre des finances et des comptes publics, sur les négociations entre la Grèce et ses partenaires européens, à l'Assemblée nationale le 17 juin 2015.

Personnalité, fonction : SAPIN Michel.

FRANCE. Ministre des finances et des comptes publics

Circonstances : Séance de questions d'actualité, à l'Assemblée nationale le 17 juin 2015

ti : Monsieur le Député, comme vous le dites vous-même, la situation de la Grèce est préoccupante.

Il n'y a qu'une solution et une seule : réussir les négociations entre la Grèce et ses partenaires que sont les autres pays de la zone euro et de l'Union européenne, la Commission, la Banque centrale européenne, le Fonds monétaire international. Il n'y a pas d'autre solution. Un échec serait extrêmement dommageable, d'abord et avant tout pour la Grèce, qui a déjà souffert pendant cinq ans. Le peuple grec a été obligé de fournir beaucoup d'efforts pour que les erreurs du passé soient en partie réparées.

Il y a encore des efforts à faire, il y a des responsabilités à prendre. Il appartient au gouvernement grec d'avancer des propositions en toute liberté, en toute souveraineté pour montrer que la Grèce est prête à faire des efforts supplémentaires, moins importants que ceux qui étaient demandés auparavant, parce que le gouvernement a changé et que la situation rend nécessaire la relance de la croissance, de l'activité économique et de l'emploi, en Grèce comme ailleurs.

Chacun doit prendre ses responsabilités, y compris nous, les interlocuteurs du gouvernement grec. Aucun pays, aucune institution ne peut se résoudre à un échec, qui serait gravissime, non seulement pour la Grèce, mais aussi pour le projet européen et pour la confiance dans l'économie européenne que nous devons progressivement restaurer.

Tous, nous avons besoin de croissance ; tous, la Grèce comme les autres États européens, nous avons besoin d'emplois supplémentaires. Nous avons un destin commun, une vocation commune, un intérêt commun qui est de trouver un accord. La France est là pour permettre d'en fixer les termes, le président de la République est là pour cela. Et demain, en tant que ministre des finances, j'y travaillerai également avec mes collègues.


Source http://www.diplomatie.gouv.fr, le 22 juin 2015

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