Déclaration de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, en réponse à une question sur la situation politique en Libye, à l'Assemblée nationale le 14 octobre 2015. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, en réponse à une question sur la situation politique en Libye, à l'Assemblée nationale le 14 octobre 2015.

Personnalité, fonction : FABIUS Laurent.

FRANCE. Ministre des affaires étrangères et du développement international

Circonstances : Questions d'actualité à l'Assemblée nationale le 14 octobre 2015

ti :
Madame la Députée,


Je me retrouve tout à fait dans la façon dont vous avez posé la question et exposé les solutions. La stabilisation de la Libye, pour toutes les raisons que vous avez fort bien dites, est une priorité. C'est indispensable, à la fois pour les Libyens et pour l'ensemble de la région, ainsi que pour la lutte contre le terrorisme.

M. Bernardino Leon a fait des efforts qu'il faut saluer. Il dit - et nous souhaitons que ce soit le cas - que, maintenant, la solution qu'il a proposée va permettre un accord inter-libyen.

Il a proposé qu'un gouvernement d'unité nationale soit formé avec à sa tête M. Fayez Serraj, et nous soutenons clairement cette proposition, même si, jusqu'à présent, le congrès général national à Tripoli et la chambre des représentants à Tobrouk ne se sont pas explicitement prononcés. Mais évidemment c'est une priorité.

Une fois l'accord signé, et c'est dans ce cadre-là que je me situe, les partenaires régionaux et internationaux devront le soutenir, c'est-à-dire notamment l'Europe et évidemment la France. Nous serons, je vais être clair, aux côtés du futur gouvernement d'unité nationale pour le soutenir face aux défis auxquels il sera confronté, qu'ils soient à la fois de nature politique, de nature sécuritaire et de nature économique.

Je m'en suis entretenu avec mes collègues européens et je les pousse, ainsi que vous l'avez dit, à ce que nous réorientions, ou nous orienterons, nos efforts dans le sens que vous avez indiqué, parce qu'il y va de notre responsabilité collective au service de la sécurité et de la paix. Et la France bien entendu sera présente, en songeant à ce qui s'est passé dans les années 2010 et 2011 et en évitant certaines erreurs qui ont pu être commises à cette période. Mais il est clair que l'intérêt est de trouver la stabilité et l'unité en Libye.


Source http://www.diplomatie.gouv.fr, le 19 octobre 2015

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