Interview de Mme Fleur Pellerin, ministre de la culture et de la communication à France-Culture le 17 novembre 2015, sur les pratiques culturelles des Français suite aux attentats du 13 novembre. | vie-publique.fr | Discours publics

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Interview de Mme Fleur Pellerin, ministre de la culture et de la communication à France-Culture le 17 novembre 2015, sur les pratiques culturelles des Français suite aux attentats du 13 novembre.

Personnalité, fonction : PELLERIN Fleur.

FRANCE. Ministre de la culture et de la communication

ti :


GUILLAUME ERNER
Bonjour Fleur PELLERIN.

FLEUR PELLERIN
Bonjour.

GUILLAUME ERNER
Vous êtes ministre de la Culture et de la communication. Avez-vous déjà assisté à un concert au Bataclan ?

FLEUR PELLERIN
Oui, je crois comme beaucoup de Parisiens, de Parisiennes. J'ai en mémoire des souvenirs qui sont associés à cette salle qui est une salle mythique depuis le XIXème siècle en réalité. Des souvenirs comme l'enregistrement du premier album live de Jane BIRKIN par exemple, et puis après lorsque j'étais étudiante, adolescente, des concerts de Cure, de Prince, voilà. Donc je pense que c'est effectivement une salle qui, même pour ceux qui n'y sont jamais allés, signifie quelque chose pour les amoureux de la musique.

GUILLAUME ERNER
Quand vous avez appris l'attentat, quand vous avez appris ce qui se déroulait dans Paris cette nuit-là, cette nuit de vendredi, à quoi avez-vous pensé Fleur PELLERIN ?

FLEUR PELLERIN
Il y a eu un moment de sidération et d'effroi, je crois, comme pour tout le monde. Le souvenir aussi des attentats du mois de janvier, et puis très rapidement le sentiment d'une sorte d'urgence et qu'encore une fois la culture était ciblée. La culture, la jeunesse, le mode de vie français, l'essence finalement de ce qui fait notre Nation, de ce qui fait notre fierté, c'est-à-dire la façon dont nous défendons la liberté, la diversité, la mixité, le droit d'exercer librement ses pratiques culturelles, sa religion, la licence vestimentaire, tout cela en réalité. J'ai bien compris que c'était à cela qu'on s'en prenait et donc très rapidement se poserait la question de la résilience aussi de notre modèle culturel, de nos valeurs républicaines. Voilà, ce sont les premières pensées que j'ai eues.

GUILLAUME ERNER
Quand on est aux responsabilités, on a déjà vécu – vous avez vécu comme ministre, Fleur PELLERIN, le 7 Janvier et puis le 10 Janvier et puis les suites de ces attentats. On se dit que le cauchemar continue ?

FLEUR PELLERIN
Oui d'abord, et ce qui est effrayant c'est de penser aux victimes, à leurs proches qui sont dans cette douleur ou dans l'inquiétude pendant les heures où on ne sait pas très bien finalement ce qui se passe, où on cherche ceux qu'on aime sans avoir de nouvelles. Donc il y a cette espèce de moment glaçant qui est absolument terrible et là où effectivement se réveillent des souvenirs qui sont très marquants. Puis finalement, et c'est ce qu'a dit le Premier ministre et c'est ce qu'a répété le président de la République hier, il y a finalement une situation géostratégique, politique, qui fait qu'il faut s'habituer aussi, même si le mot est terrible, à vivre avec cette menace en tête. Il faut donc aussi ajuster nos façons de vivre, de nous comporter, de réagir pour tenir compte du fait que cette menace, tant que Daesh ne sera pas éradiqué, continuera à peser sur nous parce que nous sommes ceux qui incarnons la résistance face à la barbarie, face au terrorisme, face à l'obscurantisme. Nous incarnons aussi la lutte armée contre Daesh et donc c'est vrai que ça nous expose et ça nous donne des responsabilités particulières.

STÉPHANE ROBERT
Est-ce que vous avez vu cet hommage que nous a rendu le présentateur John OLIVER sur HBO, qui dit que déclarer la guerre à la culture française et l'art de vivre français, c'était perdu d'avance ? Parce qu'on arrive avec Jean-Paul SARTRE, avec le camembert, avec Edith PIAF, avec le croquembouche et que donc, face à une guerre pâtissière ce n'est pas possible de lutter. Alors au-delà de la plaisanterie et de ce très joli hommage d'ailleurs qui nous est rendu, est-ce que vous pensez que la culture peut être une arme face au terrorisme ?

FLEUR PELLERIN
La culture est une arme d'émancipation massive, de destruction massive de l'ignorance et de l'obscurantisme. Moi, je suis absolument persuadée qu'il y a quelque chose en ce moment qui est en train de se jouer et qui est tout à fait majeur, c'est qu'on a un président de la République, un chef de l'État, qui affirme une volonté politique très forte. C'est un peu gramscien, c'est-à-dire c'est l'optimisme de la volonté et c'est quelque chose de très fort, à la fois des décisions qui sont prises, des moyens qui sont mis en oeuvre et surtout, tout cela aligné sur une volonté de défendre notre Nation, de défendre notre modèle, de défendre nos valeurs et qui se met en place sur le terrain.
Mais je sens aussi émaner de la société, émaner de tous ceux qui aiment la France, quelque chose de l'ordre aussi de la résistance, une résistance très combative parce qu'aujourd'hui, ce qui a été mis en cause c'est le mode de vie. C'est ce que le chef de l'État a répété hier. C'est le mode de vie, ce sont les valeurs, c'est la diversité, c'est le modèle français en réalité, le modèle français dans son histoire, dans tout ce qu'il a de patrimonial mais aussi dans son ouverture, dans sa capacité à intégrer la mixité sociale, la diversité des cultures et donc c'est ça qui est en cause aujourd'hui. Et moi ce que je note des témoignages que j'entends, que je trouve très émouvants, que ce soient les étrangers qui rendent hommage ou qui veulent soutenir la France mais aussi des Français qui disent : « On va recommencer à sortir, on va retourner aux concerts, on ne va pas se laisser faire », je sens cette force, cette résilience, qui est pour moi la combativité de notre culture.
Je crois que la culture contre-attaque actuellement et que ce qu'ont décidé les Français, c'est de ne pas se laisser faire et c'est de montrer malgré la peur qui est bien légitime, malgré le chagrin qui est encore là, la douleur qui est encore présente et qui va rester très longtemps, il y a cette volonté d'affirmer que notre modèle culturel et notre modèle de République, notre Nation disons-là, est plus forte que tout et ne se laissera jamais intimider par le terrorisme.

GUILLAUME ERNER
Justement, dans une perspective pragmatique, Fleur PELLERIN, vous êtes ministre de la Culture, comment faire pour sécuriser les salles de concert, les lieux de vie, les lieux de fête ?

FLEUR PELLERIN
Oui alors, c'est une question évidemment qui se pose avec acuité et de manière très légitime depuis vendredi soir. Et moi, j'ai commencé à réunir à la fois mes établissements publics qui dépendent du ministère de la Culture mais aussi hier, j'ai rencontré les propriétaires ou les gérants de salles de spectacle privées et nous sommes en train d'examiner la manière dont nous pouvons très immédiatement prendre un certain nombre de mesures, réaffecter des forces de police, des forces de l'armée pour certains cas, qui sont très visibles et qui je crois sont de nature à rassurer à la fois le public, les artistes et les équipes qui travaillent dans ces salles, comment nous pouvons allouer ces nouveaux moyens qui ont été annoncés par le président de la République et par le ministre de l'Intérieur, comment nous pouvons les réallouer à un certain nombre de sites qui se sentent particulièrement vulnérables. Donc nous sommes en train de faire le travail actuellement pour identifier la manière dont les risques doivent être réappréciés après ce qui s'est passé vendredi et pour pouvoir proposer des solutions immédiates dès cette semaine.

GUILLAUME ERNER
Vous avez évoqué un fonds d'aide exceptionnel pour les salles de spectacle. En quoi va-t-il consister, Fleur PELLERIN ?

FLEUR PELLERIN
Il y a deux sujets qui se posent pour les dirigeants de salles privées. Il y a la question de la sécurité immédiate et donc de la sécurisation de leurs spectacles, de leurs artistes, de leurs concerts. Ça, c'est la préoccupation qui conduit à essayer d'allouer davantage de moyens humains devant ces salles puis il y a la question de la pérennité économique. C'est-à-dire que des petites salles qui ne sont pas forcément assurées pour des annulations voient aujourd'hui la pérennité de leur activité remise en question parce qu'évidemment, il faut bien être conscient que les Français, même s'ils ont cette envie de montrer qu'ils veulent à nouveau sortir, aller au restaurant, aller au spectacle, il y aura nécessairement un petit temps de réadaptation. Certaines salles vont donc être en difficultés économiques et ce fonds a pour vocation à s'appuyer sur la solidarité. Le ministère de la Culture va l'abonder aussi, le Centre national des variétés mais, je l'espère, les sociétés de perception de droits d'auteur et d'exercer une forme de solidarité professionnelle pour ceux qui vont être en difficulté économique dans les prochains jours.

GUILLAUME ERNER
Avez-vous des idées de montants engagés ? Comment allez-vous procéder, Fleur PELLERIN ?

FLEUR PELLERIN
J'aurai une idée précise des montants engagés dans les quarante-huit heures qui viennent. On parle de plusieurs millions d'euros.

STÉPHANE ROBERT
François HOLLANDE a dit hier que le Pacte de sécurité primait désormais sur le Pacte de stabilité. On va voir comment ça se traduit précisément, peut-être un peu moins de rigueur sur les déficits publics, mais la question qu'on peut se poser aussi, est-ce que plus de moyens pour la sécurité ça ne veut pas dire aussi potentiellement moins de moyens pour la culture ?

FLEUR PELLERIN
Je crois qu'on a la démonstration du contraire depuis que le budget est en cours d'examen, et c'est toujours le cas au Sénat. Je suis fière d'appartenir à un gouvernement qui, bien sûr, renforce les moyens de sécurité pour faire en sorte que la sûreté, qui est une des garanties constitutionnelles qui est reconnue à nos concitoyens… La sûreté c'est la condition aussi du bien vivre ensemble, c'est la condition pour pouvoir sortir, c'est la condition pour pouvoir aller aux concerts en toute sérénité, et cette sérénité elle va mettre du temps à se réinstaller. Et donc il ne faut pas opposer sécurité et culture, mon budget augmente massivement cette année. Le choix qui a été fait - et je remercie le Premier ministre Manuel VALLS, il l'avait annoncé et a tenu cet engagement -, c'est de donner une priorité à la culture pour toutes les raisons qu'on a évoquées tout à l'heure, c'est-à-dire parce que la culture est une arme, une contre-attaque massive contre l'obscurantisme et contre le terrorisme, donc non il ne faut pas opposer les deux. Les policiers qui sont présents dans la rue, qui ont été annoncés par président de la République, rassureront aussi ceux qui vont au spectacle, ceux qui en organisent et ceux qui sont les artistes qui veulent monter sur scène. Moi je suis ministre de la Culture et de la communication, ce qui me préoccupe c'est qu'on n'aille pas aux concerts, au cinéma avec la peur au ventre. Je veux qu'on ait la joie au coeur mais pas la peur au ventre, donc c'est ça qui est important et il n'y a pas lieu d'opposer les deux, au contraire, puisque le budget du ministère de la Culture a vraiment augmenté cette année.

GUILLAUME ERNER
Vous êtes ministre de la Culture et ministre de la Communication, Fleur PELLERIN. La manière dont les médias ont rendu compte de ces attentats vous satisfait-elle ?

FLEUR PELLERIN
Je crois que les leçons ont été tirées des attentats de Charlie Hebdo. Je crois qu'il y a eu de manière générale, de manière globale, un traitement responsable de l'actualité. Il y a toujours quelques sujets, quand on est dans un traitement direct - donc on sait qu'il y a quelques sujets qui devront être examinés de plus près mais globalement, moi je voudrais rendre hommage aussi à la manière dont les journalistes, que ce soit sur le service public ou sur les radios privées, ont fait leur travail, couvert les événements. Je trouve que ça a été fait de manière responsable.

GUILLAUME ERNER
Peut-on redouter que la lutte contre le terrorisme diminue les libertés individuelles et en particulier la liberté de la presse, Fleur PELLERIN ?

FLEUR PELLERIN
Non, je vous réponds très clairement. Je sais qu'il y a des craintes qui ont été exprimées qui sont de nature juridique parce que c'est vrai que l'état d'urgence, dans la mesure où il était prévu par une loi des années cinquante, prévoyait des possibilités pour le chef de l'État de restreindre des libertés, notamment la liberté de la presse. Il n'en est pas question. Depuis Charlie Hebdo, nous avons réaffirmé de manière très forte l'attachement du gouvernement et l'attachement de notre pays à la liberté de la presse. Et donc, il n'est pas question évidemment de restreindre la liberté de la presse dans le cadre de l'état d'urgence qui a été décidé par le président de la République.

GUILLAUME ERNER
Ces jeunes terroristes qui ont perpétré ces attentats ont été endoctrinés pour partie sur Internet. Comment faire ? Qu'est-ce qu'une société démocratique peut faire contre ce mode d'endoctrinement ?

FLEUR PELLERIN
Oui, c'est une question à laquelle nous réfléchissons depuis de nombreux mois déjà. Il faut, c'est vrai, s'efforcer de proposer des contre-discours sur Internet, d'utiliser – et moi je le dis depuis de nombreux mois dans mes fonctions de ministre de la Culture – il faut s'appuyer sur ce que sont les pratiques de la jeunesse aujourd'hui sur sa manière d'accéder à l'information, à la culture, sur aussi sa vulnérabilité à certaines thèses. On voit bien les théories complotistes à nouveau ressurgir et c'est absolument dramatique. Donc je crois qu'il y a la nécessité que les institutions mais aussi les médias, mais aussi les journalistes, les médias de proximité, que l'ensemble de ceux qui peuvent porter une parole pour équilibrer des discours qui sont des discours de haine ou des discours complotistes ou des discours d'endoctrinement, soient présents et utilisent les mêmes moyens que ceux qui sont employés par les terroristes. Je crois qu'aujourd'hui il faut vraiment intégrer cela, ne pas croire qu'on pourra continuer à défendre les valeurs de la République, uniquement avec des moyens un peu à l'ancienne. Donc je crois que ça, c'est quelque chose qui a été très, très bien intégré et sur lequel nous travaillons. Je sais que les médias y travaillent aussi, le décryptage de l'information, le fait de pouvoir aiguiser, quand on est un enfant, son esprit critique, tout cela est extrêmement important et nous y travaillons avec le ministère de l'Éducation nationale.

STÉPHANE ROBERT
Au lendemain des attentats de Charlie, on a eu la loi Renseignement. Là, au lendemain de ces attentats, on a de nouvelles mesures qui vont vers plus de sécurité. La droite s'en réjouit mais une partie de la gauche dit qu'on va peut-être un peu trop loin dans la dérive sécuritaire. Comment est-ce que selon vous on peut faire pour encadrer un peu les choses et garantir qu'on n'aille pas trop loin justement ?

FLEUR PELLERIN
Mais le président de la République a répondu hier : la révision constitutionnelle qu'il propose vise précisément à inscrire dans la constitution l'état d'urgence, c'est-à-dire aujourd'hui une situation tout à fait exceptionnelle où des pouvoirs particuliers sont donnés au gouvernement, aux forces de police, l'inscrire dans la constitution c'est-à-dire faire en sorte qu'il y ait des garanties et que l'État de droit puisse évidemment assurer qu'il y ait des limites à cet exercice. Donc ce qu'a indiqué le président de la République, c'est justement de rendre compatible à la fois la nécessité d'avoir les moyens adaptés à ce que sont les technologies aujourd'hui utilisées par les terroristes, et évidemment lorsque cet État de droit a été conçu dans les années cinquante, cet été d'urgence a été conçu dans les années cinquante, les circonstances étaient totalement différentes, et ce que pouvaient faire des terroristes potentiellement étaient aussi complètement différentes.
Donc il faut adapter cela et le président décide de le faire en l'intégrant dans la constitution, c'est-à-dire en garantissant au maximum l'exercice des libertés par nos concitoyens, donc je crois que c'est ça la réponse. Il ne faut pas parler de dérive sécuritaire. Il y a la nécessité d'adapter notre État de droit à une situation qui a radicalement changé depuis les années cinquante mais de faire en sorte, et c'est bien ce qu'a indiqué le président de la République à de nombreuses reprises pendant son discours hier, de faire en sorte que ce soit fait en garantissant le respect de l'Etat de droit et donc des garanties constitutionnelles des libertés, des grandes libertés, qui sont accordées à nos concitoyens.

GUILLAUME ERNER
La culture, c'est aussi ce qui nous rassemble, Fleur PELLERIN. Comment faire pour que le lieu commun qui est en quelque sorte dessiné par la culture soit présent pour tous les enfants de France ?

FLEUR PELLERIN
Je crois que, vous savez, il faut continuer à faire aussi de manière très cohérente ce que nous faisions depuis déjà de nombreux mois, enfin moi ce que je faisais en tout cas depuis un an, c'est-à-dire ouvrir davantage les lieux de culture, faire en sorte que les bibliothèques – les terroristes n'aiment pas le livre : ouvrons davantage nos bibliothèques et donnons davantage accès à tous les publics aux bibliothèques. Les terroristes n'aiment pas le spectacle : faisons en sorte qu'il y ait davantage de spectacles. Et hasard du calendrier, enfin coïncidence assez terrible, vendredi dernier les parlementaires ont voté un crédit d'impôt pour le spectacle vivant qui va bénéficier justement aux producteurs de spectacle, aux organisateurs de spectacle. Donc faisons en sorte qu'il y ait davantage de spectacles toujours plus accessibles à un public encore plus large, je crois que c'est ça la meilleure des réponses aujourd'hui : c'est de faire en sorte que tout ce que souhaiteraient les terroristes, les obscurantistes – cultiver l'ignorance, empêcher les gens de sortir, de se réjouir, empêcher la joie en réalité – que tout ça nous puissions le rendre possible pour davantage encore de gens, de jeunes, de Français, d'enfants. C'est ça qui est important aujourd'hui pour, en tout cas, la ministre de la Culture que je suis.

GUILLAUME ERNER
Dernière chose, Fleur PELLERIN, les attaques contre la culture, contre les individus, des terroristes, elles ne se situent pas seulement en France, elles se situent aussi évidemment partout dans le monde, en particulier en Syrie, et en particulier à Palmyre. Est-ce que la France va aider Palmyre à se reconstruire, à exister telle qu'elle était auparavant ?

FLEUR PELLERIN
Oui. Le chef de l'État sur cette question à l'UNESCO tout à l'heure d'ailleurs. Effectivement, nous avons déjà commencé à prendre un certain nombre de mesures et notamment en inscrivant dans la loi que je porte devant le Parlement, des mesures qui permettent par exemple d'accueillir des biens culturels en danger en France, de leur offrir une sorte de havre, de les conserver pendant le temps qu'une situation d'urgence, de crise dans le pays d'origine, est en cours, le fait de pouvoir aussi lutter contre le trafic des biens culturels à nos frontières, de donner davantage de pouvoir aux douanes. Un certain nombre de mesures ont été inscrites dans la loi que je porte et nous allons continuer évidemment à nous battre avec nos collègues européens pour empêcher que les terroristes se financent grâce au trafic de biens culturels. C'est aussi une source de financement importante.

GUILLAUME ERNER
Merci Fleur PELLERIN pour vous êtes exprimée sur France Culture ce matin.

FLEUR PELLERIN
Merci.


Source : Service d'information du Gouvernement, le 20 novembre 2015

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