Déclaration de M. Bernard Cazeneuve, ministre de l'intérieur, en réponse à une question sur l'efficacité du rétablissement des contrôles aux frontières françaises pour lutter contre la menace terroriste, à l'Assemblée nationale le 25 novembre 2015. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Bernard Cazeneuve, ministre de l'intérieur, en réponse à une question sur l'efficacité du rétablissement des contrôles aux frontières françaises pour lutter contre la menace terroriste, à l'Assemblée nationale le 25 novembre 2015.

Personnalité, fonction : CAZENEUVE Bernard.

FRANCE. Ministre de l'intérieur

Circonstances : Question au gouvernement posée par M. Guénhaël Huet, député (Les Républicains) de la Manche, à l'Assemblée nationale le 25 novembre 2015

ti : Monsieur le Député, je vous donnerai des éléments très précis. Depuis le 13 novembre, 13.900 policiers sont déployés, dont 9.700 de la police de l'air et des frontières. Je tiens à rendre un hommage très appuyé à ces policiers qui assurent des contrôles sur 131 points de passage terrestres - 115 points de passage routiers et 16 points de passage ferroviaires. Un point de passage maritime et vingt-deux points de passage aériens sont également contrôlés, pour un total de 154 points de passage autorisés couverts par les forces de police.

La gendarmerie nationale, quant à elle, se trouve particulièrement mobilisée à la frontière franco-belge, puisqu'elle couvre trente-deux points de passage, auxquels s'ajoutent six points supplémentaires sur le reste du territoire. Cela correspond très exactement à 1.400 gendarmes mobilisés, c'est-à-dire, en tout, 15.300 policiers et gendarmes mobilisés depuis le 13 novembre : je tiens à le souligner.

Vous m'interrogez à propos des intervalles et les espaces frontaliers de contrôle d'identité. Des ouvertures de coffre, sur réquisition judiciaire, sont mises en oeuvre ; par ailleurs, la direction centrale de la police de l'air et des frontières a déployé un dispositif de contrôle mobile et aléatoire des points de passage autorisés secondaires. À la date d'hier, ce dispositif a eu pour effet de refuser l'admission sur le territoire de 832 personnes, certaines pour des raisons d'ordre public, d'autres - la majorité - car elles n'étaient pas en règle.

Afin de réaliser ces contrôles, les forces de l'ordre veillent à ce que les personnes arrêtées ne soient pas inscrites au fichier des personnes recherchées. Lorsqu'elles le sont, des contrôles supplémentaires sont immédiatement réalisés.

Mais comme vous le savez, y compris avant Schengen, lorsque le contrôle des frontières était la règle, les contrôles réguliers et systématiques ne permettaient pas d'étanchéifier complètement les frontières. Dire le contraire serait mentir aux Français.


Source http://www.diplomatie.gouv.fr, le 27 novembre 2015

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