Déclaration de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, en réponse à une question sur le Fonds mondial de lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose, à l'Assemblée nationale le 15 décembre 2015. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, en réponse à une question sur le Fonds mondial de lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose, à l'Assemblée nationale le 15 décembre 2015.

Personnalité, fonction : FABIUS Laurent.

FRANCE. Ministre des affaires étrangères et du développement international

Circonstances : Questions d'actualité à l'Assemblée nationale, le 15 décembre 2015

ti :
Avec un montant de 892 millions d'euros de l'Aide publique au développement consacré au secteur de la santé en 2013 (selon l'OCDE), la santé est un élément essentiel de l'aide française au développement. L'aide multilatérale demeure essentielle dans ce domaine, comme l'illustrent les résultats importants obtenus dans la lutte contre les pandémies en lien avec notre situation de deuxième contributeur au Fonds mondial de lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose, et de premier contributeur à UNITAID.

Le ministère des affaires étrangères et du développement international (MAEDI) promeut un multilatéralisme ambitieux en santé, à la hauteur des défis causés par la montée des interdépendances mondiales. Dans sa coopération en santé, la France a fait le choix des fonds verticaux en raison de leur efficacité : ils ont permis un véritable changement d'échelle et ont atteint des résultats que n'auraient pas atteints les outils bilatéraux. Pour la reconstitution des fonds de Gavi, l'Alliance du vaccin, la France a joué son rôle pour mobiliser d'autres financements, ainsi qu'en atteste le succès de la reconstitution pour la période 2016-2020. Elle a limité les nouveaux engagements budgétaires, en recourant notamment à des formes innovantes de financement fondées sur un partenariat triangulaire avec l'AFD, GAVI et la Fondation Bill et Melinda Gates.

Par ailleurs, la fusion entre Esther et France Expertise Internationale au sein du département santé du nouvel opérateur Expertise France, effective depuis le 1er janvier 2015, permet de renforcer et d'accroître la cohérence de l'offre française d'expertise internationale. En particulier, elle est de nature à conforter le dispositif «50%», qui permet d'allouer 50% de la contribution française au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme à des projets visant à aider à la mise en oeuvre des subventions du Fonds mondial dans les pays récipiendaires de l'espace francophone. Il convient enfin de mentionner le renforcement de notre dispositif institutionnel, avec la création en juillet 2014 au MAEDI d'un pôle spécifique chargé du suivi des Fonds multilatéraux et l'augmentation du nombre des conseillers régionaux de coopération en santé, au nombre de 10 actuellement, dont 8 en Afrique sub-saharienne. Ils sont les maillons essentiels du suivi sur le terrain de nos investissements et participent localement à la bonne gouvernance des fonds multilatéraux en santé.


Source http://www.diplomatie.gouv.fr, le 23 décembre 2015

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