Déclaration de M. François Hollande, Président de la République, sur la crise des réfugiés et sur la Grande-Bretagne au sein de l'Union européenne, à Bruxelles le 17 décembre 2015. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. François Hollande, Président de la République, sur la crise des réfugiés et sur la Grande-Bretagne au sein de l'Union européenne, à Bruxelles le 17 décembre 2015.

Personnalité, fonction : HOLLANDE François.

FRANCE. Président de la République

Circonstances : Conseil européen, à Bruxelles (Belgique) les 17 et 18 décembre 2015

ti :
LE PRESIDENT : Les mesures ont déjà été prises. Il faut les appliquer. C'est le but du Conseil européen : vérifier ce qui a été décidé, pour que ce soit véritablement mis en œuvre. Les frontières extérieures doivent être protégées.

Je suis entièrement d'accord avec la proposition de la Commission européenne pour des gardes-frontières. Nous devons également nous engager à respecter la parole que nous avons prononcée, notamment pour les réfugiés qui doivent être réinstallés ou relocalisés, mais dans la limite qui avait été posée.

Enfin, nous avons, avec la Turquie, mis en avant un certain nombre de règles, elles doivent être respectées. Si on ne peut pas maitriser les frontières extérieures, alors, on ne pourra pas aller plus loin dans ce qui a été promis à la Turquie.

C'est sur ces principes-là, sur ces bases simples que la France veut être conforme à ses engagements européens. Nous voulons que l'Europe se protège du mieux possible sur le plan de ses frontières extérieures et en même temps respecter le droit d'asile que nous devons à ceux qui sont victimes des guerres.


Journaliste : Vous allez discuter des requêtes de monsieur CAMERON, madame MERKEL a déjà pris sa position.

LE PRESIDENT : Nous voulons entendre monsieur CAMERON, nous connaissons ses propositions, mais elles vont être précisées. Si elles sont conformes aux acquis européens, la négociation pourra aboutir. Sinon, la négociation sera plus difficile. S'il est légitime d'entendre le Premier ministre britannique, il n'est pas acceptable de revoir ce qui fonde les engagements européens. C'est en tenant compte de ces deux principes : permettre à la Grande-Bretagne de rester dans l'Union européenne et garder aussi les principes de l'Union européenne, tout en faisant les réformes indispensables. Merci.

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