Déclaration de M. Bernard Cazeneuve, ministre de l'intérieur, en réponse à une question sur l'opération "mosquées ouvertes" organisée les 9 et 10 janvier et les conditions d’une relation apaisée dans la République avec l’islam de France, à l'Assemblée nationale le 12 janvier 2016. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Bernard Cazeneuve, ministre de l'intérieur, en réponse à une question sur l'opération "mosquées ouvertes" organisée les 9 et 10 janvier et les conditions d’une relation apaisée dans la République avec l’islam de France, à l'Assemblée nationale le 12 janvier 2016.

Personnalité, fonction : CAZENEUVE Bernard.

FRANCE. Ministre de l'intérieur

Circonstances : Question au gouvernement posée par M. Jean-Luc Laurent, député (SRC) du Val-de-Marne, à l'Assemblée nationale le 12 janvier 2016

ti : Monsieur le Député, nous évoquions à l'instant, en réponse à la question de Guy Teissier, les actes antisémites et les attentats qui se sont produits le 13 novembre. À l'occasion de ces événements absolument tragiques, par ce qu'ils représentent de monstruosité, d'inhumanité et de rupture avec les principes de la République, les musulmans de France ont porté une parole forte, éminemment républicaine. Pour leur parler et les voir souvent, je peux dire devant la représentation nationale qu'un islam de France est en train de naître, de plain-pied dans la République, fier d'y être et affirmant son appartenance première à la République et sa condamnation sans faille des événements abjects qui se sont produits et qui nous rappellent ce dont le terrorisme est capable.

Pour en être convaincu, il n'y a qu'à lire la déclaration de l'ensemble des composantes de l'islam de France, qui se sont réunies à l'Institut du monde arabe quelques jours après les attentats et qui, sous la responsabilité du président du CFCM, Anouar Kbibech, ont adressé une véritable déclaration d'amour à la République. Je veux remercier les musulmans de France pour leur courage, leur détermination et l'affirmation de leur attachement à la République.

Nous devons aller plus loin. S'agissant de la formation des imams, nous devons développer les diplômes universitaires et permettre à ceux qui ont vocation à devenir aumôniers de disposer d'une formation aux principes civiques et républicains. Douze diplômes universitaires - DU - ont été ouverts. Nous devons faire en sorte qu'il y ait une fondation de l'islam de France en 2016, pour assurer la transparence du financement des lieux de culte ainsi qu'une meilleure connaissance de l'islam en France, et créer les conditions d'une relation apaisée dans la République avec l'islam de France. Tels sont les sujets inscrits à notre programme de travail en 2016.


source http://www.diplomatie.gouv.fr, le 18 janvier 2016

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