Interview de Mme Ségolène Royal, ministre de l'environnement, de l'énergie et de la mer, chargée des relations internationales sur le climat, à France Info le 18 février 2016, sur la consultation locale au sujet du projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes, la réforme du Code du travail et le remaniement ministériel. | vie-publique.fr | Discours publics

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Interview de Mme Ségolène Royal, ministre de l'environnement, de l'énergie et de la mer, chargée des relations internationales sur le climat, à France Info le 18 février 2016, sur la consultation locale au sujet du projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes, la réforme du Code du travail et le remaniement ministériel.

Personnalité, fonction : ROYAL Ségolène.

FRANCE. Ministre de l'environnement, de l'énergie et de la mer, chargée des relations internationales sur le climat

ti : FABIENNE SINTES
Ségolène ROYAL, ministre de l'Environnement, de l'Energie et présidente de la COP21, avec Jean-François ACHILLI et Guy BIRENBAUM, ce matin.

JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
Bonjour Ségolène ROYAL.

SEGOLENE ROYAL
Bonjour.

JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
Soyez la bienvenue. « Le projet de Notre-Dame-des-Landes peut être lancé, et il doit l'être en octobre, pas au-delà », c'est ce que déclare ce matin Manuel VALLS, dans les colonnes de Ouest France. Le Premier ministre confirme au passage qu'il y aura bien une consultation locale au préalable. Alors, Ségolène ROYAL, selon vous, cet aéroport doit-il voir le jour ?

SEGOLENE ROYAL
Alors, de quoi s'agit-il par rapport à ce que vous venez de dire ? Pourquoi cette échéance ? Parce qu'il faut savoir qu'une déclaration d'utilité publique dure dix ans, et que cette déclaration d'utilité publique viendrait à échéance, donc comme l'a dit le Premier ministre, en effet, il faut maintenant clarifier rapidement la situation, et c'est l'objectif de cette consultation, que va d'ailleurs annoncer le président de la République, pour sortir de cette situation de conflit, qui n'a que trop duré.

JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
Alors, vous avez toujours fait entendre un peu votre différence sur ce sujet, est-ce que cet aéroport, je répète ma question, doit voir le jour, est-ce qu'il est utile ?

SEGOLENE ROYAL
Ecoutez, c'est précisément le sens de la consultation. Vous connaissez…

JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
Vous diriez quoi, vous ? Vous diriez : « Moi je vote oui » ?

SEGOLENE ROYAL
Attendez, vous connaissez mon attachement à la démocratie participative, on ne peut pas, à la fois, faire les questions et les réponses.

JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
Vous avez un avis, quand même.

SEGOLENE ROYAL
Mais je l'ai déjà exprimé depuis longtemps, cet avis, justement, cet avis depuis plusieurs années, puisque j'étais présidente de la région voisine, donc un peu concernée par cette équipement, et depuis trois ans, je plaide en effet pour une consultation locale, justement pour que chacun puisse prendre connaissance à la fois des enjeux, pour qu'on puisse aussi apaiser la situation. Ça n'est une solution pour personne, que cette situation de blocage. Et par conséquent, il faut trouver tous les moyens de sortie. Vous savez, quand les projets sont construits, il y a plus de 20 ans, les conditions évoluent, et c'est très important qu'à chaque fois on puisse faire preuve d'intelligence collective, pour voir quel est le meilleur…

JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
Vous ne répondez pas à la question, d'un point de vue…

SEGOLENE ROYAL
Si, j'ai répondu. Non mais écoutez…

JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
On ne sait pas si vous trouvez ça favorable ou pas.

SEGOLENE ROYAL
Mais vous savez, dans les… les problèmes complexes appellent des réponses nuancées et non pas des réponses en oui ou non, qui vont continuer et qui accentuent la crispation des positions. Je pense qu'il faut faire preuve de diplomatie dans ces sujets, de conciliation entre le développement économique et la protection de l'environnement, et ma conviction de toujours, c'est qu'on peut parfaitement concilier le développement économique et l'environnement. J'ajouterais quand même pour les auditeurs, qu'il faut qu'ils sachent que 98 % des projets en France se réalisent. Il y a quelques points de blocages intenses, je l'ai vu sur Sivens, j'ai réglé ce problème très grave de Sivens, en faisant en sorte que les gens se reparlent à nouveau, et je crois que là, c'est le même problème, de se reparler à nouveau et regarder de près comment on peut sortir de cette situation de blocage.

JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
Le président HOLLANDE, lors de son interview télévisée, a parlé de référendum local, Manuel VALLS et vous-même, ce matin, parlez de consultation. Qu'est-ce qui a changé, pourquoi ce jeu de mots ?

SEGOLENE ROYAL
Ah non, rien n'a changé. Un référendum, c'est une consultation.

JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
Non, c'est parce que le référendum local ne peut pas… le référendum ne peut pas concerner un sujet qui est d'une compétence nationale, c'est ça, on joue sur les mots ?

SEGOLENE ROYAL
Ah oui, vous avez raison, oui, je vois ce que vous voulez dire. Le référendum, au sens de l'article…

JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
Donc, on parle de consultation, désormais.

SEGOLENE ROYAL
Attendez. Le référendum, au sens, c'est pour qu'il n'y ait pas de malentendu, le référendum au sens de l'article 11 de la Constitution, c'est un référendum sur des grands sujets nationaux, par exemple le fonctionnement des pouvoirs publics, qui s'adressent à l'ensemble des Français, de la communauté nationale. Là il s'agit d'un référendum au sens où les gens viennent voter, mais au sens juridique c'est une consultation. Et c'est d'autant plus intéressant que je viens de faire adopter une ordonnance de démocratisation du dialogue environnemental, pour les projets à venir, qui va légaliser, cette ordonnance, les consultations locales, sur des projets d'intérêt national. Alors, bien évidemment, cette ordonnance, elle ne peut pas s'appliquer à Notre-Dame-des-Landes, puisqu'elle n'est pas rétroactive, mais ce que je veux dire par là, c'est qu'il va maintenant devenir tout à fait légal, d'organiser des consultations nationales, des consultations locales, sur des enjeux d'équipements nationaux, puisque bien évidemment, ce sont les riverains qui sont les premiers concernés, d'une part, et les élus locaux qui légitimement veulent développer leur territoire en créant des infrastructures. Donc là il y a une démarche légitime des élus locaux pour développer leur territoire en créant un aéroport, puis il y a eu un certain nombre de blocages, parce qu'au départ, le projet s'était très mal engagé. Ces blocages se sont crispés et donc il faut absolument en sortir.

JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
Guy BIRENBAUM.

GUY BIRENBAUM
Mais vous connaissez la circonférence de la consultation, qui précisément va voter ? Puisque c'est ça qu'on… on ne comprend pas trop.

FABIENNE SINTES
Manuel VALLS, il dit Loire Atlantique, ce matin, dans Ouest France.

GUY BIRENBAUM
On ne comprend pas trop.

SEGOLENE ROYAL
Voilà, le Premier ministre a choisi le périmètre du département de Loire Atlantique, donc c'est le choix du Premier ministre, qui pilote d'ailleurs, comme vous l'avez vu, en direct, ce sujet. Moi je viens là en appui, en aide, je facilite le dialogue entre les parties prenantes, mais le Premier ministre pilote directement ce dossier.

JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
Et pour clore le sujet, vous avez demandé, vous, un rapport dans les deux mois, c'était juste avant le référendum, enfin, l'annonce du référendum…

SEGOLENE ROYAL
Voilà, oui.

JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
Quid, qu'est-ce qui va se passer ?

SEGOLENE ROYAL
Oui, c'est en cours, c'est justement pour accompagner, pour faciliter cette démarche de consultation.

JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
Parce qu'il y a cette étude révélée par le Canard Enchainé, qui dit que le préfet de Loire Atlantique, pense jouable l'extension de la piste de l'actuel aéroport. Pardon, c'est technique, mais c'est assez fondamental.

SEGOLENE ROYAL
Non, ce n'est pas technique du tout, vous avez raison, ce n'est pas technique du tout. Ce sont les stratégies…

JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
Ce n'est pas envisageable, ça ?

SEGOLENE ROYAL
En fonction de ce que donner la consultation, il va bien falloir aussi en sortir, et équiper et mettre en place des stratégies de développement aéroportuaire du Grand Ouest, de la France. Donc on est en train de regarder, effectivement, quels sont les équipements du Grand Ouest de la France, à la fois pour faire la synthèse de études qui ont déjà été « existées », il ne s'agit pas de nouvelles études, mais ce que j'ai observé, c'est qu'il y avait en effet des études diverses et variées, certaines dormaient dans les tiroirs, donc pour faire la clarté des choses, j'ai demandé à mon Inspection générale, justement, de faire un rapport très technique, sur ces enjeux.

JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
D'accord. Ségolène ROYAL, la dernière grande réforme du quinquennat arrive, c'est celle du Code du travail, nous sommes à la fin du quinquennat, il y a eu un remaniement, on va en dire deux mots…

SEGOLENE ROYAL
Ah, pas tout à fait quand même.

JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
Est-ce que c'est la fin des 35 heures ? Vous êtes vous-même une personnalité un peu emblématique de la gauche, grande réforme de gauche, on a l'impression que ça y est, chaque entreprise peut s'adapter désormais, il n'y a plus de 35 heures.

SEGOLENE ROYAL
Mais, écoutez, là aussi de quoi s'agit-il ? Pourquoi des polémiques sur ce sujet-là ? On voit bien qu'il faut relancer la croissance économique et le dynamisme des entreprises. Et donc, ce qui est recherché, d'ailleurs les 35 heures ont déjà été adaptées. Ce qu'il faut rechercher, c'est à la fois la sécurité des salariés, la protection des droits acquis, et des acquis sociaux, et en même temps, la souplesse des entreprises, voilà. Et il n'y a pas de tabou, et donc c'est dans cette dynamique-là, de protection des acquis sociaux et de recherche de souplesse de l'entreprise, que le gouvernement travaille. Prenez l'exemple, je suis en train de lancer la Green Tech. Qu'est-ce que c'est que la Green Tech ? Ce sont toutes les start-ups, les jeunes pouces, des entreprises dans le domaine dont j'ai la charge, qui est un domaine formidable, de créativité, d'innovation dans le stockage de l'énergie…

JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
C'est la nouvelle économie.

SEGOLENE ROYAL
… les compteurs intelligents, la performance énergétique des bâtiments, le traitement des déchets, les nouvelles matières, etc., c'est formidable. Les nouveaux services sur Internet et la transition numérique et la transition énergétique, comment les gens vont pouvoir gérer leur consommation énergétique, etc.

JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
Donc là, adaptation du temps de travail.

SEGOLENE ROYAL
Eh bien, ces entreprises, qui sont des jeunes pouces, elles ont besoin par exemple de beaucoup de souplesse, il y a une intensité du travail à certains endroits, à certains moment du lancement d'une entreprise, d'autres, au contraire, il y a du travail plus de réflexion, etc., il y a des nouveau métiers qui émergent, donc il faut de la souplesse, il faut de la modernité…

JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
Fini les 35 heures de Martine AUBRY, donc terminé, c'est l'ancien monde.

SEGOLENE ROYAL
Mais non, pourquoi ? Pourquoi parlez-vous comme ça de façon très schématique ? Mais non, on invente le futur. On invente le futur. Et avec Emmanuel MACRON, nous avons lancé cet… Myriam El KHOMRI qui est chargée de l'évolution aussi de ce droit du travail, nous travaillons en équipe pour que justement on puisse inventer le futur avec des règles contemporaines, qui prennent en compte la réalité de la situation économique et des mouvements économiques de la société, et en même temps, avec la protection du modèle français, des acquis sociaux.

JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
D'accord. Vous avez vu ce que dit la ministre du Travail dans Les Echos, ce matin : qu'elle n'exclut pas l'utilisation du 49.3, parce qu'une partie de la gauche va trainer des pieds sur cette réforme, « nous prendrons nos responsabilités », dit-elle. 49.3, c'est possible, pour une telle réforme ?

SEGOLENE ROYAL
Je pense que si le projet est bien construit, est bien co-construit également avec les parlementaires, eh bien il doit être voté et donc il y a tout un travail là aussi, n'anticipons pas un échec du vote des parlementaires. Je crois que si le projet est une juste conciliation entre la souplesse des entreprises, comme je viens de le dire, et la sécurité des salariés, il n'y a aucune raison que des parlementaires qui veulent aussi le redressement de la France, la relance de l'activité économique et le recul du chômage, ne puissent pas adhérer à un texte qui relance l'activité économique.

JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
Il y a eu le remaniement, donc, photo de famille hier, du nouveau gouvernement, gouvernement de combat, j'imagine, pour la présidentielle de 2017.

SEGOLENE ROYAL
Nous n'y sommes pas à la présidentielle, nous sommes au travail. Vous savez, moi je ne sens pas du tout de fébrilité dans le gouvernement, pensant aux prochaines échéances électorales. C'est très long encore, tous ces mois qui sont devant nous, nous sommes au service des Français, nous sommes attelés à la tâche, nous recherchons les meilleures solutions pour le pays, sans relâche, et je crois que c'est cela qui mobilise le gouvernement qui vient d'être mis en place.

GUY BIRENBAUM
On connait votre sensibilité, madame ROYAL, est-ce que vous ne regrettez pas le sort qui a été fait à certaines femmes dans ce gouvernement ? Madame LEBRANCHU liquidée par un coup de fil, « il faut faire de la place », a-t-elle raconté, c'est ce que lui a dit François HOLLANDE. Madame Fleur PELLERIN limogée, aucune femme aux fonctions régaliennes, c'est un peu regrettable tout ça, non ?

SEGOLENE ROYAL
Vous savez, un gouvernement est une équipe, c'est très difficile après de faire des commentaires personnalisés sur telle ou telle personne, telle ou telle collègue du gouvernement. C'est le sort de la vie politique. Etre dans un gouvernement, ce n'est pas un droit, c'est un honneur…

GUY BIRENBAUM
Mais quand on est une femme, c'est beaucoup plus dur, visiblement.

SEGOLENE ROYAL
La politique a toujours été plus dure pour les femmes.

GUY BIRENBAUM
Eh bien, ça ne va pas mieux.

SEGOLENE ROYAL
Toujours. Il y a toujours eu ce procès dans l'incompétence, il y a toujours eu cela. Eh bien c'est un combat aussi, maintenant il y a aussi des hommes qui ne sont pas restés au gouvernement, donc…

GUY BIRENBAUM
Non mais là ça fait beaucoup, on raconte que madame PELLERIN a pleuré, elle dit qu'elle n'a pas pleuré, enfin, tout ça est, c'est incroyablement machiste, quoi.

SEGOLENE ROYAL
Ce que je crois surtout, c'est que quand on a eu la chance de servir dans un gouvernement, même si c'est très difficile effectivement d'en sortir, mais la vie politique est très difficile. Par exemple, être battu aux élections, c'est encore bien plus difficile que de sortir d'un gouvernement. Un gouvernement, on est nommé, on sait qu'à tout moment on peut être dénommé. Etre battu à des élections, dans des longs combats, parfois quand on a travaillé pendant des années et des années…

GUY BIRENBAUM
Vous l'avez vécu.

SEGOLENE ROYAL
Je l'ai vécu, c'est extrêmement douloureux. On ne dit rien, voilà, on affronte la difficulté, on affronte… on accepte la démocratie, on accepte le jeu politique, et quand… et de toute façon, quand on a été au plus haut niveau des responsabilités de l'Etat, on rebondit, et voilà. Je vais vous dire une chose, ma philosophie de la vie c'est : un échec est toujours l'ouverture d'autres possibles, toujours, et donc il faut toujours se positionner positivement, être dans la résilience, c'est pas facile, hein.

GUY BIRENBAUM
Non, ce n'est pas facile.

SEGOLENE ROYAL
Voilà, reprendre son souffle, retrouver les siens, revoir ses enfants, voilà, et je pense que les femmes ont un ressort intérieur qui leur permet de rebondir, pour peu qu'elles ne se mettent pas dans la posture, justement, d'infériorité, où la société les met encore trop souvent, vous avez tout à fait raison.

JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
Nous vous avons imaginée, quand je dis « nous », c'est dans les médias, au Quai d'Orsay, ce n'est pas contre Jean-Marc AYRAULT que nous disons cela ce matin, ça aurait eu – pardon pour l'expression – de la gueule, quand même, non ?

SEGOLENE ROYAL
Eh bien vous voyez, là aussi, exactement dans la continuité de ce que je viens de dire, je suis une femme d'Etat, donc je sers là où on me demande de servir. C'est vrai que cette proposition m'avait été faite, c'est vrai que je l'avais acceptée, et ensuite il y a eu d'autres considérations, qui sont celles de l'efficacité de l'équipe, d'autres enjeux que j'ai parfaitement compris, et je suis très heureuse de continuer un travail considérable, j'ai fait déjà un travail considérable pendant deux ans, et aujourd'hui je suis à la tête de la COP21, du climat, c'est une forte continuité de mon action, de mes résultats, et je ferai le maximum pour être à la hauteur de cette tâche magnifique qui m'incombe, c'est-à-dire de président la Conférence climat, c'est-à-dire d'aider le monde à relever le défi du réchauffement climatique.

JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
Un dernier mot, rapide. On n'a pas évoqué les agriculteurs, juste un mot, ils doivent lever leurs barrages ? On ne va pas rentrer dans le détail de ce qui a été annoncé. Fin du conflit pour vous ?

SEGOLENE ROYAL
Je crois que la levée des barrages a commencé.

JEAN-FRANÇOIS ACHILLI
Elle est effective déjà, mais bon.

SEGOLENE ROYAL
Le monde rural souffre beaucoup de la baisse des prix, c'est un métier magnifique, les agriculteurs doivent pouvoir vivre dignement de leur travail, et les annonces qu'a faites le Premier ministre, je crois, sont de nature à leur donner une bouffée d'oxygène, mais il y a sans doute aussi des réformes structurelles à faire et notamment la grande distribution française qui est très concentrée et qui ne laisse pas suffisamment de valeur ajoutée aux agriculteurs, par rapport à leur travail.

FABIENNE SINTES
Ségolène ROYAL, sur France Info. Merci beaucoup.


Source : Service d'information du Gouvernement, le 22 février 2016

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