Point de presse de M. Jean-Marc Ayrault, ministre des affaires étrangères et du développement international, sur une campagne d'information consacrée au tourisme en France, à Paris le 1er mars 2016 | vie-publique.fr | Discours publics

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Point de presse de M. Jean-Marc Ayrault, ministre des affaires étrangères et du développement international, sur une campagne d'information consacrée au tourisme en France, à Paris le 1er mars 2016

Personnalité, fonction : AYRAULT Jean-Marc.

FRANCE. Ministre des affaires étrangères et du développement international

Circonstances : Réunion avec les professionnels du tourisme, à Paris le 1er mars 2016

ti :
Mesdames et Messieurs,

J'ai réuni aujourd'hui l'ensemble des partenaires de la politique du tourisme en France : le gouvernement - deux secrétaires d'État, Matthias Fekl et Martine Pinville -, les représentants des collectivités locales Paris-Ile-de-France, mais aussi les régions, les départements, les villes et les professionnels.

C'est un appel à la mobilisation que j'ai lancé. Nous avons connu le drame des attentats de l'année dernière qui ont évidemment eu un impact sur la fréquentation touristique mais, en même temps, nous sommes en train de remonter la pente. Les choses vont mieux et il faut donc amplifier ce mouvement et rassurer ceux qui pourraient douter de l'intérêt de la destination France.

Notre mobilisation est très claire et très ambitieuse : valoriser la destination France, donner l'envie de venir séjourner dans notre pays, de visiter la France, de la découvrir sous toutes ses facettes, à Paris, dans l'Ile-de-France mais aussi sur l'ensemble du territoire.

Je rappelle que la France est le pays le plus visité au monde, 84 millions de visiteurs, avec un objectif qui est partagé et que je rappelais ce matin, d'atteindre, d'ici 2020, cent millions de visiteurs. Pour cela il faut travailler et il faut se mobiliser beaucoup, mais c'est possible. Je rappelle que le tourisme est un atout pour la France. C'est un atout économique et social, ce sont deux millions d'emplois, c'est 7% de la richesse produite et ce sont aussi des milliards d'euros qui jouent favorablement sur notre commerce extérieur.

C'est donc un enjeu économique, social, culturel et c'est un enjeu d'avenir pour la France.

Nous allons nous battre encore plus, sortir des petites difficultés que nous traversons, rassurer et lancer une campagne d'information. J'ai mobilisé des crédits pour cela : un budget de 2,5 millions d'euros qui va permettre, à travers les réseaux sociaux, à travers les rencontres de presse, de faire connaître la destination France et montrer que cela vaut la peine de venir en France.

Nous avons des professionnels de qualité qui sont d'accord avec nous pour investir, moderniser leur outil de production, les conditions d'accueil, mieux former le personnel, mieux accueillir, utiliser davantage la numérisation, savoir aussi se servir de l'économie collaborative, donc être dans la modernité, pour que la destination France reste un atout et une force pour notre pays.


Q - N'est-ce pas plutôt la question de la sécurité qu'il faut garantir ? La France est assez connue comme destination.

R - La France est un pays sûr. Même si nous avons subi ce drame des attentats, nous avons tout fait aujourd'hui pour réunir les conditions de sécurité. On peut donc venir en France en toute sécurité. C'est ce que je répète ici, mais il faut le faire savoir. Il y a eu une légère chute de fréquentation dans certains secteurs à la fin de l'année dernière. Nous sommes en train de remonter la pente. Ce qui est important, c'est de rappeler la qualité de l'offre française.

Je reviens d'une visite en Argentine, où j'accompagnais le président de la République et je peux vous dire que l'image de la France est forte et positive ; il faut donc l'encourager partout. Vous avez vous-mêmes un rôle important à jouer par l'information que vous pouvez donner sur les atouts de la France : l'enjeu économique, l'enjeu social et l'enjeu culturel de venir visiter notre pays.

Et le tourisme, c'est l'emploi. Quand on parle de l'emploi, à juste titre, et que l'on se bat contre le chômage, le secteur du tourisme est un secteur porteur d'avenir en termes d'emploi. C'est un secteur que nous voulons continuer à soutenir et pour lequel nous voulons amplifier la dynamique.

Q - Un mot sur l'Euro 2016 ?

R - L'Euro 2016 est un événement formidable qui va marcher, j'en suis sûr, et qui va drainer des publics de partout en Europe, peut-être aussi d'ailleurs mais surtout en Europe. Nous allons permettre que cela marche bien, que le public soit accueilli dans d'excellentes conditions ; c'est tout à fait possible et tout le monde est mobilisé pour cela.

Il y a eu un événement qui s'est produit l'année dernière, la COP21. Certains nous disaient que cela n'allait pas marcher, que ce serait difficile et qu'il y aurait des problèmes. Nous avons montré la capacité de la France, de tous ses services publics, de tous ses partenaires privés à faire de la COP21 un événement non seulement politiquement réussi - l'accord de Paris -, mais aussi un événement où nous avons montré le savoir-faire français en matière d'organisation, de logistique et où il n'y a pas eu une seule bavure, où la sécurité a été assuré mais également la fluidité. L'ambiance était là et je pense que c'est l'un des atouts de la France. C'est un vrai levier.

Je m'appuie sur cette expérience pour vous montrer qu'il n'y a pas de fatalité, que l'on peut relever tous les défis, à condition de le faire collectivement, comme le montre la réunion de ce matin - par laquelle je m'inscris dans la continuité du travail accompli par mon prédécesseur, Laurent Fabius -, et en inscrivant le tourisme comme l'un des atouts de la politique étrangère et du développement international de la France, avec un chantier débuté dès 2013, que j'avais lancé lorsque j'étais Premier ministre avec les assises du tourisme. Depuis, beaucoup d'étapes ont été franchies et la France avance donc dans la bonne direction car nous en avons la capacité.

Q - Quelle est la part de l'État dans cette enveloppe ?

R - Un million, avec la mobilisation d'un million et demi de la part des partenaires dont beaucoup ont déjà donné leur accord.

Q - À qui s'adresse cette campagne ? Plutôt à une clientèle asiatique ?

R - Elle s'adresse aux Français qui sont aussi concernés et nous les invitons d'ailleurs à encore davantage visiter la France et à séjourner plus longtemps en France pour ceux qui ont la possibilité de prendre des vacances. Mais c'est aussi un message qui s'adresse à l'extérieur, non par des campagnes massives car il s'agit d'une campagne avec des moyens modestes, mais en utilisant les réseaux sociaux, les rencontres avec les médias, pour ainsi obtenir un certain nombre de présentations positives de la destination France. C'est donc un travail qui démarre maintenant et qu'il faut faire parce que, encore une fois, c'est l'intérêt collectif du pays.


Source http://www.diplomatie.gouv.fr, le 4 mars 2016

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