Déclaration de M. Harlem Désir, secrétaire d'Etat aux affaires européennes, en réponse à une question sur la coopération euro-turque dans la crise des réfugiés, à l'Assemblée nationale le 9 mars 2016. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Harlem Désir, secrétaire d'Etat aux affaires européennes, en réponse à une question sur la coopération euro-turque dans la crise des réfugiés, à l'Assemblée nationale le 9 mars 2016.

Personnalité, fonction : DESIR Harlem.

FRANCE. Secrétaire d’Etat aux Affaires européennes

Circonstances : Questions d'actualité à l'Assemblée nationale, le 9 mars 2016

ti : Merci Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les Députés,
Monsieur le Député,


Il n'y eu aucun renoncement. Ce qui était à l'ordre du jour du sommet des 28 chefs d'État et de gouvernement avec la Turquie, lundi à Bruxelles, c'étaient trois objectifs. Tout d'abord le renforcement du contrôle de la frontière extérieure commune de l'Union européenne. Deuxième point, le partenariat avec la Turquie dans la lutte contre les filières de l'immigration illégale et troisièmement le renforcement de l'aide à la Grèce qui est aujourd'hui confrontée à un afflux de migrants qui ne peuvent plus franchir les frontières des pays des Balkans.

De son côté, la Turquie a proposé, aux termes de discussions qui durent depuis maintenant plusieurs mois, la réadmission des réfugiés ou de migrants qui se trouvent sur bateaux affrétés par des clandestins en mer Égée, dans le cadre d'un accord de réadmission entre la Grèce et la Turquie. Pour renforcer le contrôle de cette frontière maritime, l'OTAN a la mission de venir renforcer l'action de Frontex pour identifier les bateaux de clandestins et faire en sorte que la Turquie, qui est aussi membre de l'OTAN comme la Grèce, accepte les migrants qui sont à bord de ces bateaux.

Ce qu'il faut maintenant vérifier, ce sont les conditions de cette politique et si cela va être compatible avec le droit d'asile, avec la Convention de Genève et avec la directive européenne sur le droit d'asile.

Deuxième point, la Turquie accueille 2,5 millions de réfugiés syriens et nous sommes convenu d'aider la Turquie pour que les réfugiés victimes de la guerre en Syrie puissent rester au plus proche de leur pays que soit en Turquie, au Liban et en Jordanie. Aussi nous sommes prêts à aider la Turquie non pas en donnant de l'argent au budget turc, mais au Haut-Commissariat aux Réfugiés, aux agences des Nations unies, aux agences humanitaires.

Concernant l'ouverture de chapitres de négociations, il n'y a pas d'adhésion de la Turquie prévue. Il y a des négociations, qui respectent des critères. Vous avez ouvert des chapitres nous en ouvrons, mais comme le président de la République l'a rappelé, il ne peut y avoir d'adhésion sans une consultation du peuple français.


Source http://www.diplomatie.gouv.fr, le 14 mars 2016

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