Déclaration de M. Jean-Marc Todeschini, secrétaire d'Etat aux anciens combattants et à la mémoire, sur l'enseignement de l'histoire de la Première Guerre mondiale, à Talange le 11 mars 2016. | vie-publique.fr | Discours publics

[ Publicité ]

Déclaration de M. Jean-Marc Todeschini, secrétaire d'Etat aux anciens combattants et à la mémoire, sur l'enseignement de l'histoire de la Première Guerre mondiale, à Talange le 11 mars 2016.

Personnalité, fonction : TODESCHINI Jean-Marc.

FRANCE. Secrétaire d'Etat aux anciens combattants et à la mémoire

Circonstances : Visite de l'école maternelle Le Breuil et de l'école élémentaire Jean-Jacques Rousseau, à Talange (Moselle) le 11 mars 2016

ti :
Monsieur le Sénateur, cher Patrick,
Madame la Députée, chère Aurélie
Madame la directrice de l'école Jean-Jacques Rousseau,
Mesdames et Messieurs,
Chers enfants,


C'est avec plaisir que je reviens dans cette école Jean-Jacques Rousseau, dans laquelle j'ai officié avec passion en tant qu'instituteur au début de ma carrière.

Le 29 mai 2015, j'avais rencontré également la classe de CM2 de Madame la Directrice pour leur expliquer en quoi consistaient les fonctions de parlementaire et de ministre.

J'ai été très heureux d'assister aujourd'hui aux différentes activités pédagogiques en lien avec le contrat territorial d'éducation artistique et culturelle. Ces initiatives transdisciplinaires et originales, comme tout ce qui permet de donner à nos enfants le goût de la culture et un esprit critique, doivent être saluées.

L'après-midi que nous avons passé à l'école maternelle Le Breuil a permis de constater à quel point les équipes éducatives étaient engagées pour faciliter l'intégration des élèves allophones et pour les éveiller aux richesses de la culture.

Le fils d'immigré italien que je suis mesure pleinement l'importance de tels dispositifs.

Le Secrétaire d'État chargé des Anciens Combattants et de la Mémoire que je suis devenu le mesure plus encore. Ma responsabilité est de rappeler à chaque instant, et particulièrement à la jeunesse, que l'histoire de notre pays est aussi un puissant facteur d'intégration.

C'est pour cette raison que je me rends régulièrement dans des écoles, des collèges et des lycées.

C'est pour cette raison aussi que j'encouragerai toujours les équipes éducatives à organiser des rencontres avec des témoins et des acteurs de notre histoire.

La transmission de la mémoire est un enjeu fondamental pour permettre à la jeunesse de devenir des citoyens éclairés, responsables et critiques.

Je me félicite par conséquent de toutes les initiatives que prennent chaque jour les enseignants pour faire vivre l'histoire de France. Le 29 mai dernier, j'inaugurais par exemple le Centre socio-culturel associatif et d'accueil enfance jeunesse à Marange qui accueillera bientôt un club d'histoire locale.

Et le 29 mai prochain, 4000 jeunes, dont 1000 allemands et 2000 collégiens lorrains, seront pleinement associés à la grande cérémonie du centenaire de Verdun. Je crois en effet que rien ne remplace une participation active et directe de la jeunesse au travail de mémoire.

Je voudrais également saluer – cher Gilles Pécout – la vigueur que démontre l'académie de Nancy-Metz pour entretenir la mémoire de la Grande Guerre, qui a tant marqué nos territoires.

Car ces enfants n'ignorent pas qu'il y a cent ans de cela, tout près d'ici, des soldats défendaient la France dans les tranchées de Verdun.

Parmi ces poilus, il y avait des Français de tous les horizons, de toutes les cultures, de toutes les couleurs de peau aussi. Ils n'étaient pas tous de la même religion. Certains croyaient. D'autres ne croyaient pas.

Mais tous se battaient pour la République et pour la France. Pour des valeurs communes, celles qui sont rassemblées dans notre devise : la Liberté, l'Égalité et la Fraternité.

Ainsi, en travaillant nos leçons d'histoire, nous travaillons aussi à construire l'unité de notre peuple.

Cette histoire, les enfants la poursuivront demain. Ils seront les continuateurs et les bâtisseurs du futur. C'est une chance immense. C'est aussi une lourde responsabilité.

Pour la mener à bien, il faut connaître le passé de la France afin d'en tirer les leçons pour l'avenir. Tel est le sens de mon action en tant que ministre. Tel est le sens des enseignements prodigués chaque jour.

Votre engagement et l'admirable mobilisation des équipes éducatives m'ont convaincu que vous êtes tous, élèves et professeurs, à la hauteur de ce défi.


Je vous remercie.


Source http://www.defense.gouv.fr, le 16 mars 2016

Rechercher