Déclaration de M. Jean-Marc Ayrault, ministre des affaires étrangères et du développement international, en réponse à une question sur la lutte contre le terrorisme, à l'Assemblée nationale le 22 mars 2016. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Jean-Marc Ayrault, ministre des affaires étrangères et du développement international, en réponse à une question sur la lutte contre le terrorisme, à l'Assemblée nationale le 22 mars 2016.

Personnalité, fonction : AYRAULT Jean-Marc.

FRANCE. Ministre des affaires étrangères et du développement international

Circonstances : Questions d'actualité à l'Assemblée nationale, le 22 mars 2016

ti : Merci Monsieur le Président,
Monsieur le Député,


Une fois de plus, c'est la démocratie qui est attaquée et c'est l'Europe qui est atteinte à deux pas de ses institutions où ont eu lieu les attentats. Mais, plus que jamais, Bruxelles incarne et, plus que jamais, incarnera la solidarité européenne.

Aujourd'hui, le coeur des Français bat pour Bruxelles. Je me suis entretenu avec mon homologue Didier Reynders pour lui dire la solidarité de la France avec le peuple belge et notre engagement total, comme l'a rappelé le Premier ministre il y a quelques instants, pour lutter ensemble contre le terrorisme.

Vous l'avez rappelé, les barbares, les terroristes n'hésitent en rien et n'ont plus de limite ; ils ont frappé la Tunisie, ils ont frappé la Côte d'Ivoire, ils ont frappé la Turquie, le Burkina Faso, la Somalie, le Mali. Mais partout où la démocratie est attaquée, nous répondrons avec force et détermination, partout où des vies sont volées, nous répondrons avec courage et solidarité.

Et pour être efficace, vous l'avez rappelé, cette réponse doit être globale, cette réponse doit être européenne. Et il y a urgence, en effet, à mettre en oeuvre les décisions qui ont été déjà prises et les engagements qui ont été annoncés. C'est le cas de l'échange de données des passagers aériens, qui doit enfin être adopté par le parlement européen.

Mais c'est la même chose pour la maîtrise de nos frontières extérieures. La création d'un corps européen de garde-frontières a été décidée, il doit être mis en oeuvre concrètement.

Mais la mobilisation, c'est aussi la mobilisation internationale pour éradiquer la barbarie à la source. Donc, combattre militairement Daech en Irak et en Syrie, mais aussi avancer, comme le font les négociateurs à Genève, pour une solution politique en Syrie. Puis aider les pays qui en ont besoin, en Afrique en particulier, comme nous le faisons avec les pays européens. C'est aussi le message que j'ai adressé à la Tunisie, dont nous devons aider à assurer la sécurité et le développement.


Source http://www.diplomatie.gouv.fr, le 25 mars 2016

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