Interview de M. Jean-Vincent Placé, secrétaire d'Etat à la réforme de l'Etat et à la simplification, à Europe 1 le 21 avril 2016, sur le climat politique, le mouvement "En marche" d'Emmanuel Macron, la situation d'EDF et l'ouverture des données publiques. | vie-publique.fr | Discours publics

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Interview de M. Jean-Vincent Placé, secrétaire d'Etat à la réforme de l'Etat et à la simplification, à Europe 1 le 21 avril 2016, sur le climat politique, le mouvement "En marche" d'Emmanuel Macron, la situation d'EDF et l'ouverture des données publiques.

Personnalité, fonction : PLACE Jean-Vincent, ELKABBACH Jean-Pierre.

FRANCE. Secrétaire d'Etat à la réforme de l'Etat et à la simplification;

ti : MAXIME SWITEK
L'interview politique d'Europe 1, Jean-Pierre ELKABBACH vous recevez ce matin Jean-Vincent PLACE, secrétaire d'Etat chargé de la Réforme de l'Etat et de la Simplification, messieurs c'est à vous.

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Et je le reçois la première fois depuis qu'il est ministre. A gauche on a le fétichisme et la phobie des dates, bienvenue Jean-Vincent PLACE, bonjour…

JEAN-VINCENT PLACE
Le 21 avril oui j'ai vu, j'ai compris pourquoi j'étais là.

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Voilà ! Est-ce que vous sentez une odeur de défaite comme ça déjà, 21 avril, vous ?

JEAN-VINCENT PLACE
Non, on est à quoi 13 mois – 14 mois de l'élection présidentielle et que…

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Alors, c'est fichu ?

JEAN-VINCENT PLACE
Celles et ceux qui feraient des pronostics seraient à mon avis dans les erreurs de pronostics, parce qu'on l'a vu - je pense en particulier au scrutin victorieux de Jacques CHIRAC – franchement qui misait sur Jacques CHIRAC un an avant ? Et je me souviens bien que…

JEAN-PIERRE ELKABBACH
C'est comme ça que vous vous consolez, c'est bien.

JEAN-VINCENT PLACE
Non !

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Mais vous devriez le dire à certains ministres, écoutez par exemple…

JEAN-VINCENT PLACE
Non, Jean-Pierre ELKABBACH, il n'y a pas besoin de nous consoler, nous on est déterminés, on est volontaires et je ne vais pas vous faire de langue de bois ce matin parce que vous n'aimez pas ça et que vos auditeurs non plus et vous avez raison, mais…

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Il n'y a pas de fatalité de l'échec ?

JEAN-VINCENT PLACE
Non il n'y a pas de fatalité, nous sommes au travail et nous faisons le maximum…

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Vous devriez le dire à quelques ministres, parce que j'en entends quelques-uns…

JEAN-VINCENT PLACE
Qui ? Donnez-moi des noms.

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Non, ici on ne dénonce pas. Mais demandez à madame Laurence ROSSIGNOL qui dit : « c'est le 21 avril peut-être, mais à condition que…, etc. » et on a l'impression que, si aujourd'hui il y avait des élections, il n'y aurait plus de majorité socialiste, plus de frondeurs socialistes, balayés, et puis les Verts – les survivants – ne seraient que des gens qui auront pris la couleur rose ?

JEAN-VINCENT PLACE
Ecoutez, je suis très content d'être venu parce que vous donnez un tableau rose de la situation. Mais plus sérieusement évidemment les temps sont difficiles, les crises sont présentes : les crises internationales, les crises écologiques, les crises économiques, nous essayons de faire face et il faut mobiliser les Français, donc ce n'est pas évident, parce que nous sommes aussi un pays qui a aussi une grosse tendance à la critique et de son gouvernement – ce qui d'ailleurs assez naturel…

JEAN-PIERRE ELKABBACH
On va continuer ! On va continuer.

JEAN-VINCENT PLACE
En plus moi ça ne me choque pas, parce que comme vous le savez je suis en charge du partenariat pour un gouvernement ouvert dont l'objectif est justement d'ouvrir le champ démocratique…

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Donc, là, il y a du boulot parce qu'il faut l'ouvrir ?

JEAN-VINCENT PLACE
Exactement ! Oui.

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Mais on va en parler tout à l‘heure. Selon Libération pour 38 % des Français Emmanuel MACRON serait un bon président pour la France, dans le mois il aurait gagné 8 points de plus, sa candidature c'est surtout porté par la droite, elle ne rassemble pas encore mais il parait que ça vient, qu'est-ce que vous en pensez-vous du succès actuel ?

JEAN-VINCENT PLACE
Ecoutez-moi j'aime beaucoup Emmanuel MACRON, c'est un bon ministre de l'Economie, il est talentueux, brillant et il fait des choses – même si ce n'est pas facile – et évidemment…

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Vous avez dit pas de langue de bois, ça commence bien.

JEAN-VINCENT PLACE
Non, non, mais très sincèrement. Alors après, si vous voulez que je vous dise totalement les choses, je trouve qu'il est très solidaire du gouvernement, actuellement d'ailleurs les résultats économiques ne sont pas formidables, il faut dire les choses telles qu'elles sont, même si nous sommes dans une situation où nous essayons de réveiller la croissance, on est dans une situation où justement : les taux d'intérêt sont bas ; le prix du pétrole, même si étant écologiste je ne pourrais pas uniquement m'en réjouir par rapport à la crise écologique mondiale, mais les circonstances sont plutôt positives tant pour la consommation des ménages que pour les entreprises ; nous avons un euro qui est assez équilibré…

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Oui, d'accord, d'accord, c'est ça…

JEAN-VINCENT PLACE
Et nous avons… Non, non, mais monsieur ELKABBACH, si vous voulez moi…

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Mais ça c'est le discours classique, cher ami, hein ?

JEAN-VINCENT PLACE
Oui, mais d'accord. Mais nous sommes dans une situation où la consommation des ménages repart, les marges de manoeuvre des entreprises se restaurent, je suis désolé de le dire - parce qu'on ne le dit pas assez - et il nous faut…

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Ça va mieux quoi, ça va mieux ?

JEAN-VINCENT PLACE
Et il nous faut un peu de confiance et, comme dirait…

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Le leitmotiv : ça va mieux.

JEAN-VINCENT PLACE
Comme dirait le président de la République…

JEAN-PIERRE ELKABBACH ET JEAN-VINCENT PLACE
Ca va mieux !

JEAN-VINCENT PLACE
Même si ça ne se voit pas encore.

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Oui. Est-ce que vous entendez les premiers mots du mouvement d'Emmanuel MACRON : « Areu, areu », est-ce qu‘il est en marche ?

JEAN-VINCENT PLACE
Jean-Pierre ELKABBACH, vous n'avez pas l'air d'être un fan du mouvement d'Emmanuel MACRON et d'Emmanuel MACRON lui-même ?

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Non ! C'est… Bon ! Je ne peux pas dire les relations que l'on peut avoir avec lui, mais est-ce que ça suffit pour gagner ? Est-ce que ce mouvement est en marche pour François HOLLANDE ou pour lui-même ?

JEAN-VINCENT PLACE
Ce qui est intéressant c'est qu'il parle à un autre public que le public de la gauche traditionnelle ; et c'est d'ailleurs aussi une des responsabilités du gouvernement sous François HOLLANDE avec tant Jean-Marc AYRAULT qu'avec Emmanuel VALLS, c'est que nous avons souhaité, sinon nous réconcilier avec le monde de l‘entreprise - parce que ce n'était pas si évident que ça évident que ça, mais…

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Ça c'est idéal, le portrait idéal ?

JEAN-VINCENT PLACE
Non, non, je pense qu'il y a eu un vrai sujet…

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Mais vous savez qu'il a des amis qui sont bien intentionnés, qui le poussent, qui l'encouragent, qui le financent ?

JEAN-VINCENT PLACE
Jean-Pierre ELKABBACH, je veux bien que vous fassiez les questions et les réponses, même si…

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Non, mais que vous répondiez aux questions.

JEAN-VINCENT PLACE
Eh bien je réponds de façon très simple en vous disant que c'est un garçon talentueux, qu'il apporte à la gauche aujourd'hui une forme de gauche moderne, il parle aux entrepreneurs, aux gens des start-up…

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Très bien !

JEAN-VINCENT PLACE
Dans mon secteur je vois beaucoup de gens du numérique...

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Et il est au service du président de la République ?

JEAN-VINCENT PLACE
Et il est au service et du président de la République tout simplement parce qu'il est son ministre et il est au service du pays parce qu'il s'intéresse à la France et à l'économie. Donc, voilà, il n'y a pas de sujet particulier avec Emmanuel MACRON en termes de division, de désunion - parce qu'on essaie toujours de monter les choses en sauce comme ça - je suis désolé de le dire …

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Tout ça est faux, tout ça est faux ?

JEAN-VINCENT PLACE
Je ne sais pas si c'est faux ! Mais c'est souvent des constructions, soit médiatiques, soit journalistiques, soit même sondagières (phon) et très sincèrement Emmanuel MACRON n'est pas un problème, il peut peut-être une solution.

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Ah ! Vous voyez vous le dites, il peut être une solution. Dans quel cas il peut être une solution ?

JEAN-VINCENT PLACE
Non ! Mais une solution…

JEAN-PIERRE ELKABBACH
De remplacement ?

JEAN-VINCENT PLACE
Mais non !

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Mais c'est vous qui venez de le dire !

JEAN-VINCENT PLACE
Mais une solution dans l'action gouvernementale, une solution parce que justement aujourd'hui on essaie de créer…

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Eh bien, vous le voyez, il faut obliger à préciser.

JEAN-VINCENT PLACE
Mais franchement…

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Bon ! Alors ?

JEAN-VINCENT PLACE
Venir quand même là systématiquement pour avoir des questions sur est-ce qu'Emmanuel MACRON va être candidat, est-ce que machin dit ça, tel ministre du gouvernement…

JEAN-PIERRE ELKABBACH
D'accord ! Vous vous en fichez, d'accord, moi aussi.

JEAN-VINCENT PLACE
Non, Jean-Pierre ELKABBACH, mais tout de même on est dans une situation difficile pour le pays et on fait des choses, regardez demain matin nous signons la charte à l'ONU sur la COP21 et les réalisations c'est tout le monde, le monde entier crédite François HOLLANDE…

JEAN-PIERRE ELKABBACH
C'était un très bel accord !

JEAN-VINCENT PLACE
Laurent FABIUS, Ségolène ROYAL de cette réussite et évidemment nous on est train de parler des petites chicanes gouvernementales.

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Les petites chicanes !

JEAN-VINCENT PLACE
Oui !

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Ah ! Si un ministre devient le concurrent du président de la République en étant son propre ministre c'est une chicane, mais cela ça m'est égal, on continue.

JEAN-VINCENT PLACE
Oui ! Ca n'intéresse que vous.

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Non ! Est-ce que, sur le fond, est-ce qu'EDF – ce géant qui est blessé et qui met en difficulté toute la filière nucléaire française – est-ce qu'EDF doit construire les deux réacteurs ERP d'Hinkley Point au Royaume-Uni ?

JEAN-VINCENT PLACE
EDF a une vision stratégique absolument à revoir, EDF ça fait très longtemps…

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Est-ce qu'EDF doit construire les deux réacteurs EPR ?

JEAN-VINCENT PLACE
Moi vous savez ce sujet énergétique est extrêmement important parce qu'il s'inscrit dans la question de la démarche énergétique du gouvernement, la loi de transition énergétique, et nous sommes déterminés très clairement et ça déjà été réaffirmé par le président et par Ségolène ROYAL c'est réduire à 50 % la part du nucléaire dans notre pays - parce que nous sommes à plus de 75 % - et EDF doit être dans cette stratégie pour que les choses soient claires…

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Oui ! Mais vous n'avez pas répondu. Le réacteur c'est oui, les deux réacteurs anglais ?

JEAN-VINCENT PLACE
Non ! Mais moi je me suis déjà prononcé sur le sujet, je dis que c'est une impasse stratégique Hinkley Point ; et il n'y a pas que moi d'ailleurs qui le dit, le directeur des affaires financières d'EDF…

JEAN-PIERRE ELKABBACH
PIQUEMAL !

JEAN-VINCENT PLACE
Monsieur PIQUEMAL a démissionné - ce qui n'est pas rien - les syndicats, qui sont ultra pro-nucléaires à EDF depuis toujours, y compris la CGT, souhaitent qu'on n'investisse pas aussi lourdement dans quelque chose d'aussi instable et de précaire sur le plan stratégique et donc l‘argent d'EDF – qui est quand même beaucoup l'argent des Français – eh bien doit aller aux énergies renouvelables et ça doit être un choc des énergies renouvelables plutôt que d'être effectivement dans un dossier qui est dans une difficulté forte : EPR à Flamanville, triplement du coût, triplement des délais ; l'EPR de Finlande qui ne sort pas non plus et à la fin ce sont les Chinois qui vont réussir…

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Oui ! Et en plus vous oubliez le désastre d'AREVA que doit subir Jean-Bernard LEVY avec…

JEAN-VINCENT PLACE
Les cinq milliards d'AREVA de perte, parce que ce n'est pas rien….

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Avec EDF.

JEAN-VINCENT PLACE
Qui auraient été beaucoup plus utiles pour le développement des énergies renouvelables, même si c'est la résolution du gouvernement, vous avez vu que Ségolène ROYAL a sorti les décrets pour justement accélérer les choses en matière d'énergies renouvelables et moi-même dans mon dossier de la simplification je simplifie les démarches des entreprises pour les énergies renouvelables.

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Justement vous avez entendu, tout à l'heure Daniel FORTIN - vous voulez simplifier, vous êtes chargé de la Réforme de l'Etat - vous avez entendu : « l'Etat est dépensier, quatre milliards de plus, et puis ça annonce d'autres arrosages de saisons électorales » qu'est-ce que vous en pensez-là ?

JEAN-VINCENT PLACE
Franchement, attendez Jean-Pierre ELKABBACH, franchement quand on fait de la politique sérieuse, rigoureuse que l'on mène depuis quatre ans, on nous entendons les cris d'orfraies de la gauche de la gauche en disant :' »mais c'est scandaleux, c'est un Etat quasiment de droite, libéral, qui sert la dépense » et justement après avoir restauré les comptes publics assez légitimement il y a les agriculteurs en difficulté, il y a des jeunes qui légitimement aussi ont des revendications, les fonctionnaires...

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Donc, vous me dites on ne gaspille pas l'argent ?

JEAN-VINCENT PLACE
Les fonctionnaires pendant quatre ans on n'a pas augmenté le point d'indice, maintenant on l'a augmenté à 1,2…

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Même 5 ans, 5 ans.

JEAN-VINCENT PLACE
Eh bien tout cela est assez légitime, et quand je vois que nous avons divisé par deux les déficits par rapport à la période où la droite était là, où justement personne ne disait : « Ah ! Eh bien tiens ils dépensent n'importe comment », nous avons divisé par deux les déficits, par deux, et c'est quatre milliards sont une goutte d'eau par rapport aux réductions de déficits - que nous assumons, l'Etat aujourd'hui et moi je connais bien le sujet parce que j'évalue les politiques publiques, je dais les audits de l'administration nous faisons des réductions de dépenses extrêmement rigoureuses, y compris en termes…

JEAN-PIERRE ELKABBACH
C'est la réponse de Jean-Vincent PLACE à Daniel FORTIN.

JEAN-VINCENT PLACE
Y compris en termes d'achat.

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Vous êtes donc un ministre satisfait ! Vous savez ce qu'on dit, vous allez encore….

JEAN-VINCENT PLACE
Ah ! Je suis surtout un ministre qui bosse.

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Vous allez me le reprocher ! Un Vert qui ne gouverne pas est-il utile et un Vert qui gouverne, on dit c'est soit un traître, soit un cocu, soit un opportuniste ?

JEAN-VINCENT PLACE
Non, je ne pense pas.

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Vous vous placez comment ?

JEAN-VINCENT PLACE
On ne voit pas les mêmes personnes ! Moi je bosse, je suis très heureux d'être au gouvernement, il y a Emmanuelle COSSE qui fait beaucoup de choses – y compris sur la rénovation thermique des bâtiments…

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Il vaut mieux être dedans alors, il vaut mieux être dans le gouvernement…

JEAN-VINCENT PLACE
Qui est un sujet extrêmement écolo…

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Sinon on n'existe plus ?

JEAN-VINCENT PLACE
Nous aidons à accélérer la mise en oeuvre des politiques publiques écologiques post COP21, je le rappelle donc demain nous signons les documents qui correspondent à la réalisation formelle de la COP21, par rapport à la COP22 qui se prépare actuellement à Marrakech - j'ai été au Maroc pour une visite ministérielle où justement j'ai parlé avec les différents collègues d'une part de la réforme de l'Etat mais aussi de la préparation de la COP22…

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Vous êtes content, donc là vous bossez, vous êtes content de vous ?

JEAN-VINCENT PLACE
Mais ce n'est pas le problème d'être content, Jean-Pierre ELKABBACH, c'est que quand on fait de la politique c'est pour agir et je préfère moi agir que commenter au geindre…

JEAN-PIERRE ELKABBACH
J'aurais pu vous demandez…

JEAN-VINCENT PLACE
Je ne dis pas ça pour vous Jean-Pierre ELKABBACH.

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Non, non. Vous êtes ministre de la Réforme, c'est une mission de titan, irréalisable en peu de temps - mais enfin peu importe – vous préparez un sommet…

JEAN-VINCENT PLACE
Oui !

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Vous avez dit des gouvernements ouverts, on va le dire en très peu de mots.

JEAN-VINCENT PLACE
Partenariat pour un gouvernement ouvert lancé il y a cinq ans par Barack OBAMA et Hillary CLINTON, 69 pays, c'est le débat sur l'Open data – une autre forme de démocratie – et nous sommes leaders dans le monde sur le sujet et ce n‘est pas rien et on associe la société civile, les associations, les start-up du numérique…

JEAN-PIERRE ELKABBACH
D'accord ! Ouvert en quoi ?

JEAN-VINCENT PLACE
Et ce sera le…

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Ouvert en quoi ?

JEAN-VINCENT PLACE
Justement l'idée c'est d'essayer de faire travailler tout le monde, de donner le maximum d'informations aux citoyens, de co-élaborer, c'est une forme si j'ose dire de Nuit debout pour le gouvernement…

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Oui, pourvu que ça ne soit pas Nuit debout.

JEAN-VINCENT PLACE
Le sommet sera présidé par le président de la République les 7, 8 et 9 décembre et j'accélère parce qu'on me demande de conclure.

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Allez-y ! Justement est-ce qu'il est encore temps pour faire passer le président de la République qui fait… qui a un peu de poisse quelquefois dans ce qu'il fait ou ce qu'on lui fait faire et de le faire passer de la scoumoune à la baraka enfin, non, vous avez une solution ?

JEAN-VINCENT PLACE
Eh bien la baraka elle va arriver à la fin de l'année.

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Pourquoi ? Simplement avec ce somment à la fin de l'année ?

JEAN-VINCENT PLACE
Non !

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Mais vous ne dites pas en mai 2017 ?

JEAN-VINCENT PLACE
A la fin de l'année vous verrez les choses seront en place, y compris pour l'élection présidentielle, à un moment quand les champs vont se dessiner les choses seront plus claires et chacun pourra faire son choix et moi, mon choix c'est simple, c'est le président de la République François HOLLANDE.

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Merci d'être venu ! Demain Jean-Marc AYRAULT.


Source : Service d'information du Gouvernement, le 21 avril 2016

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