Interview de M. Jean-Marc Ayrault, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec Europe 1 le 22 avril 2016, sur la Grande-Bretagne et l'Union européenne, le conflit israélo-palestinien, la situation en Syrie, la crise ukrainienne, la politique gouvernementale et sur l'élection présidentielle de 2017. | vie-publique.fr | Discours publics

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Interview de M. Jean-Marc Ayrault, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec Europe 1 le 22 avril 2016, sur la Grande-Bretagne et l'Union européenne, le conflit israélo-palestinien, la situation en Syrie, la crise ukrainienne, la politique gouvernementale et sur l'élection présidentielle de 2017.

Personnalité, fonction : AYRAULT Jean-Marc, ELKABBACH Jean-Pierre.

FRANCE. Ministre des affaires étrangères et du développement international;

ti :
MAXIME SWITEK
Voici l'interview politique d'Europe 1. Jean-Pierre ELKABBACH, vous recevez ce matin Jean-Marc AYRAULT, ministre des Affaires étrangères et du Développement international. Messieurs, c'est à vous.

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Vous avez chaussé les bottes de sept lieues pour commencer à traverser la planète. Bienvenu Jean-Marc AYRAULT, merci d'être avec nous sur Europe 1.

JEAN-MARC AYRAULT
Merci de votre accueil, bonjour.

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Barack OBAMA est en ce moment à Londres pour soutenir David CAMERON dans sa bataille pour le maintien du Royaume-Uni dans l'Europe. N'est-ce pas choquant ? N'est-ce pas de l'ingérence dans les affaires anglaises, peu importe, mais européennes ? De quoi se mêle-t-il ?

JEAN-MARC AYRAULT
Je crois que Barack OBAMA fait une tournée. Il vient d'Arabie Saoudite, il passe par Londres et ensuite il va à Hanovre, en Allemagne, où il rencontrera François HOLLANDE, Angela MERKEL, CAMERON, l'Italien. Je pense que c'est un moment important et on ne parlera pas que de l'Europe. On parlera aussi des grandes questions d'aujourd'hui : la Syrie, la Libye, le terrorisme et je crois que c'est un sujet qui doit nous mobiliser tous.

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Et pour soutenir CAMERON, est-ce qu'il ne faut pas alors que François HOLLANDE, MERKEL et RENZI aillent à Londres faire campagne avec lui ?

JEAN-MARC AYRAULT
Je ne crois pas que ce soit nécessaire. C'est le peuple britannique qui va se prononcer mais c'est une décision grave que doit prendre le peuple britannique. Les Français et les autres Européens souhaitent que la Grande-Bretagne reste dans l'Europe parce que je pense que c'est l'intérêt de l'Europe, même si l'Europe doit évoluer et garder sa spécificité sans passer par toutes les exigences britanniques, mais en même temps c'est aussi l'intérêt du Royaume-Uni. Je crois que ce serait l'aventure si les Britanniques choisissaient la sortie de l'Europe, mais en même temps c'est leur choix et donc il faut que le débat politique aille jusqu'au bout en Grande-Bretagne.

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Voilà. Et que les Anglais sortent ou restent dans l'Europe, il faut peut-être donner un coup nouveau pour un élan nouveau à l'Europe.

JEAN-MARC AYRAULT
J'en suis convaincu et de ce point de vue, comme on dit, le couple franco-allemand a un rôle déterminant à jouer.

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Et il le joue ?

JEAN-MARC AYRAULT
Oui. Je travaille beaucoup avec mon homologue Frank-Walter STEINMEIER. Nous prenons d'ailleurs beaucoup d'initiatives ensemble. Le premier déplacement que j'ai fait, je l'ai fait en Ukraine avec lui à Kiev pour essayer de sortir de cette crise qui conduit aux sanctions contre la Russie, comme vous le savez. Je suis allé aussi avec lui en Libye, à Tripoli, soutenir le gouvernement d'Union nationale. Et bientôt, je vais au Mali et au Niger avec lui.

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Vous dites que le couple franco-allemand marche bien et qu'il y aura bientôt une initiative franco-allemande. Mais la France organise le 30 mai à Paris, vous l'avez dit hier soir, une réunion pour relancer le processus de paix entre Israël et les Palestiniens présidée par François HOLLANDE. Vingt pays, l'Union européenne, l'ONU. Est-ce que ça veut dire que la priorité n'est plus de liquider d'abord l'Etat islamique ?

JEAN-MARC AYRAULT
Mais si, bien sûr. La lutte contre Daesh et le terrorisme est une priorité, mais ce n'est pas parce qu'il y a la guerre en Syrie, la crise en Libye, la montée du terrorisme que pour autant, nous devons oublier qu'il y a un conflit qui dure depuis soixante-dix ans qui est le conflit israélo-palestinien. Aujourd'hui, nous assistons à une désespérance et cette désespérance conduit à la violence. Si on n'arrête pas ce processus en donnant des perspectives de relance d'un processus de paix, c'est-à-dire réhabiliter l'idée que la solution c'est bien deux Etats – Israël et la Palestine vivant côte à côte et en sécurité – alors je crains la pire. Donc la France a pris l'initiative en deux temps.

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Quelle est la légitimité d'une réunion à laquelle vous n'invitez ni les Palestiniens, ni les Israéliens ?

JEAN-MARC AYRAULT
Nous discutons avec les Palestiniens et les Israéliens. Pour l'instant entre eux, il n'y a pas de dialogue. C'est eux qui feront la paix ou qui ne la feront pas.

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Mais vous ne pensez pas alors que le dialogue direct entre eux est possible, ce que veulent à la fois les Israéliens et les Palestiniens ?

JEAN-MARC AYRAULT
Vous voyez bien que ça ne marche pas. Et comme ça ne marche pas et que ça conduit au désespoir et à la violence, nous prenons une initiative. Comme déjà le travail est fait entre Américains, Russes et Européens mais il faut aller plus loin, nous élargissons aux Arabes, aux pays arabes, à d'autres pays européens. J'étais récemment au Japon et je peux vous dire qu'au Japon, on s'inquiète de cette situation. C'est-à-dire que le monde entier veut la paix entre Israël et la Palestine. La France prend cette initiative, je préside à cette réunion le 30 qui sera ouverte par le président de la République.

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Mais à quel signe, Jean-Marc AYRAULT, vous penserez que ce sommet de Paris le 30 mai est une réussite ou pas ?

JEAN-MARC AYRAULT
D'abord par la qualité de ceux qui seront présents. Hier soir, j'ai eu une longue discussion au téléphone avec John KERRY qui partage cette préoccupation. Les Etats-Unis ont tenté à plusieurs reprises et j'espère que d'ailleurs avant la fin de son mandat, Barack OBAMA prendra aussi une initiative. Je crois qu'il faut qu'on unisse nos efforts. J'étais à Moscou, j'ai vu le président POUTINE et mon homologue Sergueï LAVROV. Nous avons parlé de ça, nous en parlons entre Européens aussi. Nous voulons la paix et donc si nous ne faisons rien, parce que certains disent : « On ne peut plus rien faire, c'est la fatalité », moi je ne veux pas me résigner à cette fatalité alors la France prend l'initiative. Nous sommes sur une ligne de crête, j'en suis conscient, avec des risques d'échec. Mais moi, je ne me résigne pas à l'échec : je veux travailler à la paix.

JEAN-PIERRE ELKABBACH
La Syrie, là aussi c'est la guerre, la paix. Les opposants à Bachar el-ASSAD quittent les négociations de Genève aujourd'hui. Ils sont persuadés que POUTINE veut maintenir Bachar au pouvoir. C'est vrai ou pas ?

JEAN-MARC AYRAULT
On sait bien qu'à la fin du processus de paix – processus de paix par la négociation à Genève, il faut qu'elles reprennent ces négociations – il n'y aura pas Bachar el-ASSAD comme solution. Il ne va pas rester président de la Syrie, c'est une évidence.

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Mais si vous dites il y a des élections après la phase transitoire en Syrie, est-ce que la France accepterait que Bachar soit candidat ?

JEAN-MARC AYRAULT
Ecoutez, ça paraît aberrant qu'il soit candidat.

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Donc c'est non ? C'est non ? A terme c'est non, dehors.

JEAN-MARC AYRAULT
Le représentant des Nations Unies pour la négociation, Staffan de MISTURA avec qui je suis en contact permanent, a annoncé hier qu'il y avait eu dans cette guerre jusqu'à présent quatre cent mille morts. Il faut en sortir, il faut la paix. Les Européens contribuent à la paix par la voie de la négociation, les Américains, les Russes, tout le monde doit s'y mettre. J'ai dit à Vladimir POUTINE que la première fois depuis le début de cette guerre, il y a un cessez-le-feu. Mais ce cessez-le-feu aujourd'hui est en danger car il y a eu des combats qui ont repris, qui sont meurtriers, à l'initiative de Bachar el-ASSAD, qu'il faut lui qu'il fasse pression. J'ai discuté aussi avec l'Arabie Saoudite encore hier au téléphone pour que les opposants de l'opposition modérée reviennent à la table des négociations. Il faut tout faire pour non seulement sauver ce cessez-le-feu, faire en sorte que l'aide humanitaire arrive vraiment – et elle commence là – mais aussi qu'on arrive à une solution politique. Il n'y aura pas d'autres solutions.

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Jean-Marc AYRAULT, avec les Russes ça va changer ? Parce que jusqu'à présent, François HOLLANDE dialoguait plutôt avec POUTINE et cætera, et le quai d'Orsay était pro-américain et battait froid les Russes. Question : ça va changer ?

JEAN-MARC AYRAULT
Jean-Pierre ELKABBACH, il faut regarder les choses en face. La Russie est une grande puissance qui souhaite jouer son rôle mondial. Elle a la parfaite légitimité pour le faire.

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Donc ça va changer ?

JEAN-MARC AYRAULT
Il faut parler avec elle. La Russie est un partenaire mais ça ne veut pas dire que quand on est face à un partenaire, on dit qu'il a raison sur tout. Moi, je suis allé à Moscou donner mes points de désaccord. Par exemple sur l'Ukraine, je veux qu'on puisse lever les sanctions. Pour ça, il faut que la Russie nous aide à trouver la solution.

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Est-ce que vous demandez la levée de l'embargo ?

JEAN-MARC AYRAULT
La levée de l'embargo.

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Et des sanctions à l'égard des Russes ?

JEAN-MARC AYRAULT
J'ai dit clairement à Vladimir POUTINE que l'objectif, ce n'était pas de garder les sanctions à l'égard de la Russie mais pour lever ces sanctions, il faut qu'on sorte de la crise ukrainienne. Les deux parties concernées, c'est-à-dire les Russes, peuvent faire pression pour que la sécurité revienne dans l'est du pays, dans le Donbass, mais qu'en même temps le gouvernement de Kiev adopte très rapidement dans sa constitution…

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Mais qui commence ? Qui fait le premier geste ?

JEAN-MARC AYRAULT
Les deux ensemble, les deux ensemble. Moi je suis allé à Kiev avec STEINMEIER, je vous l'ai dit tout à l'heure, dès le début de ma prise de fonction. C'est possible. J'ai dit à POUTINE : « Si vous bougez, si le gouvernement de Kiev bouge, alors on va vers une perspective de levée des sanctions. C'est votre intérêt, c'est notre intérêt ».

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Jean-Marc AYRAULT, on note votre enthousiasme, votre fougue, votre passion.

JEAN-MARC AYRAULT
Non, ma détermination. Moi, je ne me résigne pas.

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Le mot que vous avez le plus à la bouche depuis que vous êtes là, c'est la paix. Est-ce que vous ne vous faites pas des illusions depuis que vous êtes passé de Matignon au quai d'Orsay ? La paix, la paix.

JEAN-MARC AYRAULT
Oui, la paix, la paix parce que c'est ce sur quoi nous devons nous engager à fond. Mais ça ne se décrète pas la paix, ça se construit. A la fois par la puissance, y compris lorsque le djihadisme veut envahir le Mali, le président de la République François HOLLANDE décide d'intervenir. Mais aussi par la voie de la négociation et de la diplomatie. Vous savez, parfois ceux qui croient à rien ont tort. Je veux prendre un exemple. C'est loin de chez nous, c'est en Colombie. Vous connaissez le dossier des FARC : on pensait qu'on n'y arriverait jamais et que seule la voie du militaire, la voie de la guerre pourrait résoudre le problème. Ça n'a jamais rien résolu. Qu'est-ce qui se passe ? Le président SANTOS que j'ai eu la chance de rencontrer il y a déjà plusieurs années a négocié. Il a négocié, notamment cette négociation a eu lieu à Cuba.

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Après plusieurs années de guerre.

JEAN-MARC AYRAULT
Ils y arrivent ! Ils y arrivent ! C'est la même chose en Libye, on est en train d'avancer.

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Vous voyagez, vous revenez de temps en temps en France et vous voyez l'état de la France. Pour le magazine Time, François HOLLANDE fait partie des cent personnalités les plus influentes du monde. Pourquoi en France est-il aujourd'hui parmi les derniers ?

JEAN-MARC AYRAULT
Vous l'avez dit, je voyage beaucoup, je reviens en France aussi heureusement, mais quand je voyage je ne quitte pas mon pays.

JEAN-PIERRE ELKABBACH
D'accord, mais qu'est-ce que vous constatez ?

JEAN-MARC AYRAULT
Je constate que la France est respectée, que la France est souvent attendue et qu'elle joue un rôle très important.

JEAN-PIERRE ELKABBACH
A l'extérieur ; mais ici, elle n'a pas le moral.

JEAN-MARC AYRAULT
Récemment le président de la République a fait une visite au Liban, en Egypte, en Jordanie et je peux vous dire que ça compte, ça pèse. On attend la France. Là, l'initiative que je viens d'évoquer sur la paix Israël-Palestine en fait partie.

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Oui, oui, je comprends votre enthousiasme, vous avez envie de dire beaucoup. Il faudra revenir en longueur.

JEAN-MARC AYRAULT
Je vais répondre à votre question complètement. C'est que la France est un pays qui est en train de remonter la pente, qui a connu une crise profonde. Son attractivité est réelle. Vous avez vu, il n'y a pas longtemps il y a un immense contrat qui a été signé avec les Chantiers de Saint-Nazaire. Vous savez ce que m'a dit le PDG de cette entreprise, MSC ? Il m'a dit : « Continuez la France ! Vous êtes sur le bon chemin. On vient chez vous »…

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Vous aussi vous nous dites : « Ça va mieux ».

JEAN-MARC AYRAULT
Non, mais il y a des résultats concrets. Après, que pour chaque Français les choses n'aillent pas toujours mieux, ça je le comprends aussi.

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Vous qui pensez la paix et qui l'avez dit, est-ce que vous ne pouvez pas faire faire la paix entre le président de la République et son ministre de l'Economie qui trouve le moyen de prendre ses distances chaque jour avec le président qui l'a nommé ? Quand vous arrivez entre deux voyages, vous entendez ou vous lisez aujourd'hui Emmanuel MACRON répondre au président. Personnellement loyal, il ne se sent ni l'homme d'un clan ni son obligé. Son obligé !

JEAN-MARC AYRAULT
Ça m'apparaît très, très loin de ce qu'il faudrait faire, c'est-à-dire d'aller à l'essentiel.

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Mais c'est quoi « son obligé » quand vous l'entendez ? L'homme d'un clan Hollande ? Quoi ?

JEAN-MARC AYRAULT
Monsieur Jean-Pierre ELKABBACH, vous êtes un observateur depuis des années et des années de la vie politique française. Je ne vais pas me lancer dans une compétition avec vous pour commenter la vie politique française. Par contre sur l'essentiel, ce que je dirais c'est que quand on est membre d'un gouvernement – et j'essaye de faire mon travail, je vous l'ai dit en quelques mots et il y aurait encore beaucoup de choses à dire – mais s'agissant du ministre de l'Economie, il est ministre de l'Economie. Je crois que c'est quelqu'un de compétent et il fait son travail. Il doit se concentrer essentiellement sur son travail parce que si l'économie va un peu mieux, on n'est pas encore sorti de la crise. Donc il faut se concentrer sur l'essentiel.

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Donc vous dites que ça ne peut pas durer.

JEAN-MARC AYRAULT
Et nous avons besoin d'unité dans l'action.

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Ça ne peut pas durer ?

JEAN-MARC AYRAULT
Je souhaite qu'on ait vraiment cette exemplarité de comportement, l'unité dans l'action, la cohérence parce que c'est ça que les Français attendent, sinon ils n'auront pas confiance.

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Et dans ce climat défavorable et malsain, François HOLLANDE pourra-t-il être candidat à sa réélection ?

JEAN-MARC AYRAULT
Ecoutez, moi je parle de François HOLLANDE comme je viens de vous le dire. Il a un courage immense. Moi je pense qu'en effet, il peut continuer à jouer un rôle important dans l'intérêt du pays.

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Jouer un rôle important là où il est ou dans d'autres fonctions ?

JEAN-MARC AYRAULT
De continuer à être président de la République, mais ça c'est les Français qui le décideront. Nous sommes à un an de l'élection présidentielle. En ce qui nous concerne pour l'instant, nous continuons à travailler pour la réussite de la France. C'est ce que fait tous les jours François HOLLANDE et vous savez bien qu'il a un sang-froid admirable. Ça demande effectivement beaucoup de courage. Ce n'est pas facile mais il est concentré sur l'essentiel, c'est-à-dire sa mission au service du pays.

JEAN-PIERRE ELKABBACH
Et puisqu'il a du sang-froid de marquer aussi à la fois sa patience et son autorité à l'égard de ceux qui, dans le gouvernement, lui tirent les oreilles ou lui tirent des coups dans le dos.

JEAN-MARC AYRAULT
Oui, mais je pense que chacun a à prendre sa part de responsabilité. L'exemplarité, ça fait aussi partie de l'éthique de la politique.

JEAN-PIERRE ELKABBACH
D'autant plus qu'Emmanuel MACRON a beaucoup de talent comme vous l'avez dit. Merci Jean-Marc AYRAULT.


Source : Service d'information du Gouvernement, le 27 avril 2016

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