Déclaration de M. Manuel Valls, Premier ministre, sur la contribution des accords de Matignon et de l'accord de Nouméa au rééquilibrage territorial et économique de la Nouvelle-Calédonie, la question des modalités d'inscription sur les listes électorales spéciales et le calendrier institutionnel, à Koné le 30 avril 2016. | vie-publique.fr | Discours publics

[ Publicité ]

Déclaration de M. Manuel Valls, Premier ministre, sur la contribution des accords de Matignon et de l'accord de Nouméa au rééquilibrage territorial et économique de la Nouvelle-Calédonie, la question des modalités d'inscription sur les listes électorales spéciales et le calendrier institutionnel, à Koné le 30 avril 2016.

Personnalité, fonction : VALLS Manuel.

FRANCE. Premier ministre

Circonstances : Déplacement en Nouvelle-Calédonie du 28 avril 2016 au 1er mai - Discours devant l'Assemblée de la province Nord, à Koné le 30

ti : Monsieur le président de la Province Nord, cher Paul NEAOUTYINE,
Madame la ministre,
Monsieur le directeur de cabinet du président de la République,
Monsieur le Haut commissaire,
Monsieur le sénateur,
Monsieur le député,
Monsieur le président du gouvernement de Nouvelle-Calédonie,
Mesdames et Messieurs les élus de l'Assemblée de la Province Nord,
Messieurs les maires,
Messieurs les représentants des Autorités coutumières,
chers amis,


C'est bien sûr un grand plaisir, j'ai déjà eu l'occasion de le dire, de poursuivre aujourd'hui en Provence Nord mon déplacement en Nouvelle-Calédonie, et un honneur de m'adresser aux élus de votre Assemblée après avoir été accueilli selon les règles de la coutume.

Les gestes coutumiers que nous avons effectués il y a un instant témoignent de l'importance que nous tous attachons à cette rencontre. Il témoigne du rôle essentiel que la notion d'accueil, de dialogue, de respect mutuel joue dans la culture mélanésienne. Ce sont des valeurs fortes dans lesquelles nous tous bien sûr pouvons nous reconnaître, ceux qui viennent ici, ceux que vous accueillez et dans lesquels je me reconnais.

Je tiens d'abord à vous saluer monsieur le président, cher Paul pour votre engagement sans faille au service de vos concitoyens. Nous nous retrouvons périodiquement à Paris sous le froid pour le Comité des signataires de l'accord de Nouméa, au fond du parc de Matignon, dans cet hôtel de la rue de Babylone chargé d'histoire. Et vous défendez toujours vos positions avec beaucoup de calme, même si parfois vous me disiez que vous êtes capable de vous départir de ce calme, avec beaucoup de constance, de cohérence et de conviction surtout. Et cela fait de vous depuis longtemps un partenaire écouté et respecté. Et nous avons su nouer une relation de confiance, de respect permettant les échanges, même si cela n'enlève rien à votre projet politique en faveur de l'indépendance, vous me le rappeliez tout à l'heure, permettant donc des échanges toujours apaisés et constructifs.

Je souhaite remercier également tous les maires pour leur mobilisation et leur très grande disponibilité au service de nos concitoyens. Les maires comme les élus de l'Assemblée sont en première ligne pour assurer le bon fonctionnement des services publics de proximité, parfois difficiles à garantir en zone rurale.

J'ai à nouveau ici une pensée amicale pour Michel ROCARD qui a tant fait pour la Nouvelle-Calédonie et qu'il y a quelques années, dans une autre salle sans doute – nous le rappelions, avec le rappelions avec Yves COLMOU – me précédait dans ce type de rencontre et à la tribune.

Venir en Province Nord n'est jamais anodin, le président de la République François HOLLANDE est venu en octobre 2014, il n'y a donc pas si longtemps, se rendre compte par lui-même de votre extraordinaire développement économique. Il a en particulier a été très impressionné par l'inauguration de l'usine KNS à Voh et on aura l'occasion de parler du nickel dans un instant. A mon tour de cheminer sur les côtes donc de la Province Nord, en m'excusant très sincèrement de ne pas pouvoir rester le temps qui serait nécessaire pour découvrir chaque commune. Mais si je reste trop de temps, je crois qu'on va finir par me le reprocher à Paris et pourtant, l'envie de rester elle est réelle. J'étais il y a un instant dans la brousse et Philippe GOMES voulait que je reste pour eux plusieurs jours.

Et nous le savons à vrai dire, il faudrait plusieurs semaines pour bien saisir toutes les spécificités, toutes les richesses de votre territoire. Et quand je parle de semaines, je pense que c'est plutôt une vie qu'il faudrait consacrer pour comprendre la complexité de votre société.

Dans ces richesses, il y a bien sûr le Coeur de Voh ou le lagon qui sont désormais connus du monde entier. Mais vous avez vu le programme officiel de mon déplacement, mes conseillers ne me laissent aucun répit même si certains reviendront demain pour poursuivre des discussions, monsieur André DANG vous participerez à ces discussions et je vous salue, qui sont essentielles pour l'avenir.

Mesdames, messieurs vous le savez, au coeur des accords de Matignon et de l'accord de Nouméa, il y a il y a – au-delà des aspects institutionnels et politiques – l'engagement de la Nouvelle-Calédonie sur la voie du rééquilibrage territorial. Je cite ainsi le préambule de l'accord de Nouméa, c'est important pour ceux qui suivent de plus loin ce dossier ou qu'ils ne connaissent pas.

Cet accord spécifiait que le passé a été le temps de la colonisation, le présent est le temps du partage par le rééquilibrage. L'avenir doit être le temps de l'identité dans un destin commun. Ce rééquilibrage, une émancipation par rapport à la période coloniale et ses conséquences, a été largement mis en oeuvre par la Province Nord, avec le concours et le soutien de l'Etat. Vous avez su cher Paul, cher président agir pour le développement industriel de votre territoire. L'usine du Nord – qui représente un investissement de plus de 7 milliards de dollars – joue dans ce cadre un rôle historique, celui d'une valorisation des ressources du territoire par ses propres habitants et au service de ses citoyens.

Ce rôle a été rappelé par tous les partenaires lors du dernier Comité des signataires et là, par ces quelques mots je veux marquer l'importance du nickel, pas uniquement comme outil industriel mais tout simplement pour l'avenir de la Nouvelle-Calédonie, de la Province Nord et des habitants.

Et là aussi, comme je l'ai fait hier, je veux tenir un discours de vérité. La crise actuelle est la plus grave traversée depuis 20 ans, et personne ne peut en prédire tout à fait l'issue. KNS – comme tous les groupes industriels du secteur du nickel – connaît des difficultés, mais l'investissement est là comme la ressource, le massif du Koniambo. Et je sais que les équipes techniques calédoniennes ou étrangères se mobilisent pleinement pour réussir la montée en puissance du four rénové et plus globalement du complexe industriel. Et je n'oublie pas que l'usine du Nord, ce sont près de 2.000 emplois directs.

Je sais aussi que votre partenaire principal et actionnaire, GLENCORE, s'est engagé dans la durée et est déterminé à atteindre les niveaux de production que vous avez fixés ensemble. Mais la dureté et la sévérité de la crise bouscule les schémas établis par les opérateurs, et l'oblige à des efforts de maîtrise des coûts difficile. Il faut avoir la lucidité de voir que les opérateurs calédoniens ne sont pas toujours les mieux placés en termes de compétitivité dans la concurrence féroce, très féroce que se livrent les opérateurs mondiaux.

La lourdeur des investissements et le risque qui est associé ne transformera donc jamais la richesse du sous-sol calédonien en rente économique garantie. Pour exploiter au mieux ces potentialités, la Nouvelle-Calédonie doit disposer d'une signature fiable, être considérée comme un partenaire de référence, cela passe par une stratégie collective actualisée et plus solidaire entre tous les acteurs du secteur.

En un mot, ne laissons pas les engagements pris sur la question du nickel lors du Comité des signataires devenir lettre morte, l'Etat – je l'ai déjà dit hier – est prêt à contribuer de façon dynamique à chacune des étapes. Et ce sujet est lié au compromis politique global qui sera nécessaire et je sais votre engagement pour sa réussite. Au-delà du nickel, le rééquilibrage passe aussi par le développement urbain et la mise au niveau des services publics. La zone Voh-Koné-Pouembout a plus que doublé de taille, cette réussite s'est traduite par le développement de nouveaux quartiers, de nouvelles écoles, de nouveaux services.

Avec votre société d'économie mixte NORD AVENIR, vous avez également à coeur de soutenir des projets de diversification économique en attirant des talents, en recherchant l'excellence scientifique, nous l'avons dit il y a un instant comme nous nous sommes vus, et en formant des jeunes de la Province Nord à ces technologies, puisque c'est là l'essentiel, préparer l'avenir pour la jeunesse.

Parmi les réalisations récentes, on peut citer aussi le projet d'élevage porcins de référence de Ouaco ou encore vos projets dans le secteur aquacole. Ce n'est pas un hasard si Jean-Marie TJIBAOU avait proposé en 1989 la ville de Koné pour établir le siège de la Province Nord. Il avait perçu les grandes opportunités de cette localité située à un carrefour stratégique.

Je veux saluer bien sûr la mémoire de Jean-Marie TJIBAOU disparu tragiquement, je salue aussi la présence parmi nous de Marie-Claude TJIBAOU. Son engagement pour la paix, son message de dialogue sont plus que jamais d'actualité. Et j'irai cet après-midi me recueillir sur sa tombe à Tiendanite et je le ferai aussi pour les 10 tués de 1984.

Je le ferai en présence d'Isabelle LAFLEUR, dont le père fut l'autre acteur de cette poignée de main historique qui a construit la nouvelle Nouvelle-Calédonie. Nous étions ensemble avec elle pour nous incliner hier devant la mémoire de son père dans ce cimetière, où il repose et toujours avec la présence de Marie-Claude TJIBAOU.

Mesdames, messieurs, mettre à niveau les services publics grâce à l'action de la collectivité passe également par une action forte pour l'accès aux soins. Et je visiterai en effet dans quelques instants le chantier du Centre hospitalier Nord, qui jouera un rôle pivot dans le Nord du territoire. Afin d'accélérer la mise en oeuvre de ce chantier structurant important, j'ai décidé que l'Etat apporterait en 2016 2,7 millions d'euros de crédits de paiement supplémentaires, soit plus de 300 millions de francs pacifiques sur le contrat de développement. Nous avons parlé aussi avec le président du gouvernement hier.

En Province Nord, ce ne sont pas les projets qui manquent et l'Etat continuera à les soutenir, avec la recherche d'un plus grand équilibre entre la côte Est et la côte Ouest. C'est pour cela que l'extension du lycée de Pouembout, qui portera le nombre d'élèves de 450 1.100, est importante. Ce lycée est le symbole de l'engagement de l'Etat envers la Nouvelle-Calédonie, il s'agit avec celui du Mont-Dore du dernier lycée entièrement construit par l'Etat.

Et je vous confirme que l'Etat consacrera les moyens humains nécessaires à son bon fonctionnement, et pas uniquement à traverse des redéploiements mais aussi de créations de postes quand cela s'impose.

Un centre pénitentiaire, nous l'avons abordé, sera également mis en place dans le Nord grâce à un partenariat exemplaire avec la Province, qui a notamment mis à disposition le foncier nécessaire. D'autres infrastructures devront à plus long terme être réalisées, je pense – et vous me l'avez évoqué – au projet de barrage multifonctions sur la rivière Pouembout. Une impérieuse nécessité pour sécuriser durablement l'alimentation en eau potable et permettre à une agriculture irriguée performante de se mettre en place. Le prochain contrat de développement sera donc l'occasion de programmer les crédits de cet ouvrage tout à fait essentiel. Et les contrats de développement jouent – et j'en suis pleinement conscient – un rôle essentiel dans le financement des infrastructures publiques.

Tous ces sujets que je viens d'aborder trop rapidement montrent que nous voulons répondre ensemble aux préoccupations des habitants. Des efforts ont été demandés au niveau de l'Etat pour financer la lutte contre le terrorisme ou redresser les finances publiques. Mais contrairement à ce qui a pu être dit, il n'y a pas eu d'année blanche ni de désengagement de l'Etat. L'effort financier de l'Etat pour l'ensemble des contrats de développement en Nouvelle-Calédonie sera de 58 millions d'euros en 2016. Et à cette somme s'ajoute la dotation d'équipements des territoires ruraux que j'ai souhaité augmenter en 2015 et qui a été maintenu en 2016.

Afin d'éviter que les échéances nationales, ça peut arriver, ne ralentissent la conclusion des prochains contrats de développement, je vous confirme que j'ai mandaté le Haut commissaire Vincent BOUVIER, dont je veux saluer l'action, l'engagement, la droiture, le sens de l'écoute, il connaît bien sûr pleinement ce territoire. Il faut dire du bien de lui, sinon il y en a qui disent du mal… voilà, voilà, pour qu'il engage des discussions sur la prochaine génération de contrats. Et c'est normal que le Premier ministre dise du bien de lui, mais j'invite tous les autres à le dire aussi.

Et nous nous sommes fixés un objectif ambitieux de finalisation des discussions techniques pour octobre 2016 ; et de signature officielle au début de l'année 2017. Vous voyez, c'est vrai pour la Nouvelle-Calédonie, c'est vrai partout, ce gouvernement réforme et agit et agira jusqu'au bout.

Les communes constituent, je le disais tout à l'heure en saluant le rôle des maires, l'échelon de base. Ils apportent à nos concitoyens des services de proximité ; et la réussite du processus engagé par l'accord de Nouméa passe aussi par le bon fonctionnement de cet échelon ; et la mise en place des services attendus par les populations. L'Etat soutiendra ainsi la formation et la montée en compétences des personnels communaux. Mesdames et messieurs, je sais qu'ici en Nouvelle-Calédonie, les Comités des signataires de l'accord de Nouméa sont toujours très attendus ; et que les relevés de conclusions sont analysés avec la plus grande attention.

Nous avons le 5 juin dernier, en 2015, un Comité des signataires extraordinaire. Il a permis de poser les bases d'un accord politique sur l'épineuse question des modalités d'inscription sur les listes électorales spéciales, pour l'élection des membres du Congrès et des assemblées de province. Conformément aux engagements pris par l'Etat, ce que nous avons appelé entre nous le « litige électoral », a été quantifié par un expert indépendant. Je le rappelais hier, le professeur de Droit Ferdinand MELIN-SOUCRAMANIEN.

Le dernier Comité des signataires qui s'est tenu, lui, le 4 février de cette année a ainsi permis de forger un comprimé… un comprimé, il y a un peu de fatigue à la fin, de forcer un compromis qui n'est pas comprimé, au sujet d'un contentieux qui polluait depuis longtemps la vie politique calédonienne.

Je le rappelle très concrètement, les personnes arrivées après le 8 novembre 1998 ont reçu une lettre leur demandant de justifier de leur situation dans le respect du droit au contradictoire. Celles qui n'ont pas pu produire les justificatifs nécessaires attestant de leur présence sur le territoire ont été radiées des listes par les commissions. L'Etat vous le voyez, a tenu sa parole.

Depuis, certaines initiatives sont apparues qui aboutissent à contourner l'accord du Comité des signataires, au risque de rouvrir inutilement le conflit et de méconnaître l'équité des situations. Et j'en appelle donc à la sagesse collective de tous les élus de Nouvelle Calédonie. Le temps des contentieux est passé, la parole exprimée par l'ensemble des partenaires lors du dernier Comité des signataires pour considérer le litige comme politiquement clos doit être respectée. Ce relevé de conclusions nous engage tous ou alors le Comité des signataires ne sert plus à rien, ce que nous ne pensons pas.

L'année 2016 est extrêmement importante, car elle permettra de disposer enfin des listes électorales spéciales incontestables et aussi, bien sûr, de la liste électorale spéciale pour l'accession à la pleine souveraineté élaborée sous l'égide d'observateurs des Nations unies, d'ailleurs madame la ministre que vous avez rencontré hier soir.

Le temps de la préparation de l'avenir est venu, il nous reste à peine plus de 2 ans pour préparer au mieux l'échéance de novembre 2018. J'ai demandé Alain CHRISTNACHT, que vous connaissez tous, épaulé par 5 autres experts aux profils variés, de piloter dans un premier temps une mission d'écoute, d'analyse et de conseil. Cette mission conduira à une seconde étape essentielle, l'identification dans un document qui devra être approuvé par le Comité des signataires d'octobre. Des points de convergence entre indépendantistes et non-indépendantistes, et je veux de ce point de vue-là saluer l'engagement personnel politique toujours utile de Pierre FROGIER et Philippe GOMES. Et puis vous pouvez aussi compter, je veux le dire également et très sincèrement, sur l'engagement personnel, déterminé, apaisé et apaisant et le sens du dialogue de la ministre George PAU-LANGEVIN.

Ne perdons plus de temps, je l'ai dit d'hier, concentrons-nous sur l'essentiel, c'est-à-dire sur l'avenir de ce magnifique territoire qu'est la Nouvelle-Calédonie, sur celui de vos enfants, de vos enfants, de cette jeunesse que j'ai rencontrée hier et que je rencontrerai de nouveau cet après-midi. A qui il faut ouvrir des perspectives sur ces îles et dans tout l'ensemble océanien. Elle s'interroge, elle veut savoir de quoi sera fait demain l'avenir et au fond le sens de votre engagement, de votre engagement personnel c'est de bâtir un avenir pour cette jeunesse. Le vaste mouvement de développement de la zone Asie-Pacifique offre d'immenses opportunités, et l'Etat est là pour vous accompagner.

Mesdames, messieurs et j'en termine, les accords de Matignon puis de Dino (phon) puis l'accord de Nouméa puis les accords de Bercy, il ne faut jamais en oublier aucun, ont été au fond quand on regarde les choses au niveau de l'histoire une incontestable réussite. Une réussite politique avec des institutions originales, une réussite économique avec le décollage industriel, une réussite territoriale avec un nouvel équilibre en faveur du Nord et des îles, mais aussi avec un gouvernement, monsieur le Président GERMAIN qui travaille aussi et dont je veux saluer l'action.

Pour tous, pour le respect de celles et de ceux qui habitent ici, qui vivent ici, nous avons le devoir de travailler au développement de la Nouvelle-Calédonie dans un esprit de dialogue et d'équité. La Province du Nord avec vous monsieur le président, avec ses élus, ses vice-présidents, avec vous toutes et vous tous a choisi cette voie. C'est la plus conforme aux intérêts de la population, des jeunes comme des anciens, qui comptent dans votre société, de l'avenir de la province et du territoire.

Vous pouvez compter monsieur le président, mesdames et messieurs les élus sur l'Etat, sur le gouvernement de la France et sur mon engagement personnel pour vous accompagner, vous aider, vous soutenir dans cette démarche. Je m'interrogeais hier à haute voix sur cette place très particulière de la Nouvelle-Calédonie dans l'histoire moderne de la France.

Mais quand on vient en Nouvelle-Calédonie, quand on y rencontre les hommes et les femmes, quand on regarde avec précision quels sont les atouts et ils sont nombreux pour la Nouvelle-Calédonie, quand on découvre la beauté de ces paysages, on comprend mieux pourquoi la Nouvelle-Calédonie occupe une place toute singulière. Et moi je veux tout simplement – et c'est mon dernier mot – la réussite de la Nouvelle-Calédonie. Alors ensemble construisons le futur, l'avenir, ce projet, ce destin commun de la Nouvelle-Calédonie.


Je vous remercie.


Source http://www.nouvelle-caledonie.gouv.fr, le 4 mai 2016

Rechercher