Déclaration de M. Harlem Désir, secrétaire d'Etat aux affaires européennes, en réponse à une question sur l'accord entre l'Union européenne et la Turquie concernant les réfugiés, au Sénat le 12 mai 2016. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Harlem Désir, secrétaire d'Etat aux affaires européennes, en réponse à une question sur l'accord entre l'Union européenne et la Turquie concernant les réfugiés, au Sénat le 12 mai 2016.

Personnalité, fonction : DESIR Harlem.

FRANCE. Secrétaire d’Etat aux Affaires européennes

Circonstances : Questions d'actualité au Sénat, le 12 mai 2016

ti :
Merci Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs les Sénateurs,
Monsieur le Sénateur,


Comme vous venez de le rappeler, dans le cadre de l'accord qui a été passé entre l'Union européenne et la Turquie pour lutter contre le trafic d'êtres humains en mer Égée, - un trafic qui a provoqué des centaines de morts et, qui ne faisait qu'alimenter des trafiquants d'êtres humains - il a été effectivement décidé de prendre un certain nombre de mesures qui permettent de réadmettre en Turquie les personnes arrivées en Grèce de façon irrégulière et de s'assurer (la Turquie a pour cela modifié sa législation), que la Turquie leur accordera une protection temporaire, c'est le cas en particulier pour les Syriens. Il y a déjà de nombreux réfugiés syriens en Turquie, mais il fallait s'assurer que ceux qui seraient réadmis ne seraient pas renvoyés, par exemple, en Syrie.

Une protection a également été accordée pour les Pakistanais et pour les Afghans. L'Europe s'est également engagée à réinstaller depuis la Turquie un certain nombre de réfugiés syriens, de telle sorte qu'il existe une voie légale d'accueil des réfugiés qui doivent être répartis de façon solidaire dans l'ensemble de l'Union européenne, plutôt que cette voie illégale qui avait provoqué ces drames, qui posait et pose toujours des problèmes en Grèce. La route des Balkans ayant été fermée, la Grèce a aujourd'hui plus de 50.000 réfugiés.

Nous venons d'ailleurs en aide à la Grèce, nous le faisons à la fois en apportant un renfort de personnels à Frontex et au bureau européen d'appui à l'asile, mais aussi avec de l'aide humanitaire.

Dans le cadre de cet accord, il a été convenu d'accélérer les négociations qui étaient déjà engagées depuis plusieurs années en vue de la libéralisation des visas avec la Turquie.

Vous l'avez dit, des critères pour cela sont exigés à la Turquie, comme avec d'autres pays : 72 critères qui portent à la fois sur des mesures de sécurité - les passeports biométriques - sur la propre politique de visas de la Turquie, sur le respect des droits fondamentaux, sur le respect des droits de l'Homme en Turquie. Ces critères devront être remplis pour que cette libéralisation des visas puisse être mise en oeuvre et, par ailleurs, nous avons demandé qu'une clause de sauvegarde puisse être également incluse dans l'accord.


Source http://www.diplomatie.gouv.fr, le 18 mai 2016

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