Déclaration à la presse de M. Jean-Marc Ayrault, ministre des affaires étrangères et du développement international, sur la disparition du vol Egyptair MS804, à Roissy le 19 mai 2016. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration à la presse de M. Jean-Marc Ayrault, ministre des affaires étrangères et du développement international, sur la disparition du vol Egyptair MS804, à Roissy le 19 mai 2016.

Personnalité, fonction : AYRAULT Jean-Marc.

FRANCE. Ministre des affaires étrangères et du développement international

ti : Je viens de voir une partie des familles des personnes qui étaient à bord de cet avion d'Egyptair et c'est un moment d'intense émotion. Les familles apprennent la nouvelle de la disparition d'un avion égyptien qui allait de Paris au Caire, 20 minutes avant son atterrissage. Il n'a donné aucune nouvelle ni aucun signe depuis.

À l'heure actuelle, nous sommes en contact direct avec les autorités égyptiennes et grecques. Des informations circulent mais rien n'est confirmé. Nous savons qu'il y avait 66 personnes à bord de cet avion dont 15 Français. Mais, à l'heure qu'il est, nous devons rester extrêmement prudents avant de faire des commentaires et d'exprimer des hypothèses. Nous sommes en contact avec les autorités égyptiennes, la France a proposé son aide aérienne et maritime pour participer aux recherches de cet avion.

Pour l'instant, nous sommes dans une étape de solidarité d'abord et avant tout avec les familles. Des familles qui sont dans l'angoisse, des familles qui souffrent et qui expriment cette souffrance. Ici, un lieu leur a été réservé, c'est un hôtel où ils peuvent rester s'ils le souhaitent. D'autres personnes souhaitent se rendre au Caire et la compagnie Egyptair met à leur disposition des places dès cet après-midi.

Je crois qu'il faut rester prudent, vigilant mais il faut surtout rester solidaire des familles des victimes éventuelles pour la souffrance qu'elles ressentent aujourd'hui. Elles sont dans l'angoisse, elles attendent des informations et je pense qu'il faut rester respectueux de ces familles et de leur angoisse et rester disponible à leur égard.

C'est ce que fait le gouvernement avec la cellule de crise du Quai d'Orsay, c'est ce que font les autorités d'Aéroports de Paris avec la cellule de crise qui est ici, c'est ce que font la compagnie égyptienne et les autorités égyptiennes.

La France est solidaire de l'Égypte et également de ses ressortissants. C'est le message que je voulais donner, c'est un message à la fois de solidarité et de compassion, de soutien et en même temps d'espoir.

Nous recherchons l'information et tant que nous n'avons pas une information fiable, vérifiée, nous gardons avant tout le cap sur la solidarité avec les familles, c'est la priorité des priorités.


Q - Il n'est donc pas question de parler de terrorisme actuellement ?

R - Je pense qu'il faut se garder de toute hypothèse en la matière. Trop d'informations circulent qui n'ont absolument pas été vérifiées. Vis-à-vis des familles, je leur ai dit que je ne voulais pas leur donner des informations que je n'avais pas, par respect pour elles, pour leur angoisse et pour leur souffrance.

Certaines familles ont des parents à bord, un père, une mère, un frère, une soeur, des enfants. Je pense que si l'on veut respecter les familles, la première des priorités est d'attendre des informations qui soient fiables avant de se lancer dans des hypothèses et des commentaires.


Source http://www.diplomatie.gouv.fr, le 23 mai 2016

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