Déclaration de M. Jean-Marc Ayrault, ministre des affaires étrangères et du développement international, sur la coopération entre l'Union européenne et les pays des Balkans occidentaux, à Paris le 24 mai 2016. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Jean-Marc Ayrault, ministre des affaires étrangères et du développement international, sur la coopération entre l'Union européenne et les pays des Balkans occidentaux, à Paris le 24 mai 2016.

Personnalité, fonction : AYRAULT Jean-Marc.

FRANCE. Ministre des affaires étrangères et du développement international

ti :
Mesdames et Messieurs,


Je suis très heureux d'accueillir aujourd'hui, avec Harlem Désir, les ministres, qui peuvent venir autour de moi.

Juste quelques mots pour expliquer le sens de cette réunion et redire le plaisir que j'ai d'accueillir aujourd'hui les ministres de la région des Balkans occidentaux.

C'est d'ailleurs la première fois que cette réunion se tient à Paris dans ce format. Avec nos partenaires slovènes, croates, allemands, italiens et autrichiens, avec le commissaire Johannes Hahn qui est chargé de la politique de voisinage et des négociations d'élargissement, nous travaillons très concrètement, autant que possible, à l'amélioration de la coopération régionale dans les Balkans.

Ce travail ne date pas d'aujourd'hui puisqu'il a commencé dans le cadre d'un processus que l'on appelle le processus de Brdo-Brijuni, à l'initiative du président slovène, Borut Pahor, c'était en 2013, avec un sommet auquel le président François Hollande a participé à l'époque.

Puis, ces travaux se sont poursuivis à Brdo, en avril dernier, à l'invitation de notre collègue et homologue, le ministre slovène des affaires étrangères, Karl Erjavec et avec le ministre croate, aujourd'hui, Miro Kovac.

Notre réunion d'aujourd'hui, qui fait suite à celles de Berlin et de Vienne, a deux objectifs. Le premier est de préparer le sommet qui aura lieu le 4 juillet prochain à Paris. Ce sommet aura lieu avec tous les partenaires des Balkans, ce qui veut dire faire le point sur les initiatives qui ont été prises lors des réunions précédentes, celles de Berlin et de Vienne en 2014 et en 2015, dans les domaines de coopérations régionales qui sont les suivants :

D'abord, une question essentielle pour l'avenir de toute cette région, c'est la question de l'énergie et celle des transports. Un travail très concret a été entrepris sur les infrastructures énergétiques et de transports. La commission présentera l'état des travaux effectués depuis le début du processus, le chemin qu'il reste à parcourir d'ici au mois de juillet pour obtenir des résultats qui sont à la hauteur de nos ambitions collectives.

Puis, il y a le thème de la jeunesse, un thème qui avait été retenu comme le domaine central lors des réunions et des sommets précédents. La jeunesse, c'est une évidence de dire qu'elle constitue les forces vives de cette région, comme des nôtres d'ailleurs. Et, cet avenir, l'avenir qui est le leur, ne peut être prometteur que si on lui permet aussi d'engager des programmes et des projets qui la concerne, et en particulier, de faciliter sa mobilité, la mobilité étudiante en premier lieu, mais aussi de bénéficier sur le terrain, dans la région, de programmes de coopérations avec l'Union européenne. C'est ce que l'on appelle l'agenda positif pour la jeunesse des Balkans. Ce sera l'un des éléments centraux du sommet du 4 juillet à Paris. Et puis, avec une perspective d'un projet tout à fait original, basé sur l'expérience, notamment la nôtre, franco-allemande, qui est la création d'un office régional pour la coopération pour la jeunesse.

Notre réunion sera également l'occasion d'un échange approfondi sur tous les défis communs que nous devons affronter ensemble. Aujourd'hui, tout le monde le sait, ils sont les conséquences de la guerre aux portes de l'Europe, en Syrie et au Levant. Face à l'afflux massif des réfugiés, chacun a dû faire face, chacun dans son pays. Et, au fil du temps, la coordination, la coopération se sont améliorées.

Ici, nous avons la conviction que les réponses peuvent être européennes, des réponses qui passent par la coopération entre tous les pays. Nous savons que nous devons faire face au risque terroriste. Nos efforts, là-aussi, doivent être communs. Beaucoup a été fait, mais nous devons encore faire plus et surtout mieux, en renforçant encore notre capacité à lutter ensemble contre un phénomène qui menace directement la sécurité de nos concitoyens.

C'est l'ensemble de ces aspects - des questions difficiles, vous l'imaginez - que nous allons examiner cet après-midi et ce soir, avec un objectif qui est de renforcer encore nos actions communes. Nous savons bien que nous avons un destin commun, que l'Histoire nous a marqués et qu'elle présente aussi des exigences et nous devons être à la hauteur de ces exigences.

Pour y répondre, nous devons le faire avec l'Union européenne et les pays des Balkans occidentaux, car l'Union européenne est aux côtés de ses partenaires des Balkans. La participation de Johannes Hahn en est la manifestation aujourd'hui, particulièrement concrète, celle d'une volonté et celle d'un engagement.

Et puis, il y a les actions communes entre les pays des Balkans eux-mêmes, car nous avons la conviction que c'est aussi par une coopération régionale, renforcée - j'ai eu des entretiens bilatéraux cet après-midi avec un certain nombre de nos amis ici présents et je vais poursuivre ces échanges - que cette coopération progresse et je m'en félicite.

Le cheminement européen de chacun des pays de la région est en marche, il est en cours, il est exigeant, j'en suis conscient, mais c'est la voie de l'avenir.

Merci, Mes Chers Collègues, merci d'être là, merci au commissaire européen d'avoir répondu à notre invitation pour préparer cet autre rendez-vous celui du 4 juillet.


Bon travail.


Source http://www.diplomatie.gouv.fr, le 27 mai 2016

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