Déclaration de Mme Barbara Pompili, secrétaire d'Etat aux relations internationales sur le climat, chargée de la biodiversité, sur les grands axes du plan national d'actions « France, terre de pollinisateurs », à Nairobi le 26 mai 2016. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de Mme Barbara Pompili, secrétaire d'Etat aux relations internationales sur le climat, chargée de la biodiversité, sur les grands axes du plan national d'actions « France, terre de pollinisateurs », à Nairobi le 26 mai 2016.

Personnalité, fonction : POMPILI Barbara.

FRANCE. Secrétaire d'Etat aux relations internationales sur le climat, chargée de la biodiversité

Circonstances : Assemblée des Nations unies pour l'environnement (23-27 mai 2016) - Table ronde de la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) sur la pollinisation, à Nairobi (Kenya) le 26 mai 2016

ti : La France a soutenu l'IPBES depuis son origine, et a beaucoup oeuvré pour sa création en 2012.

À l'image du GIEC pour le climat, l'IPBES constitue désormais une véritable interface mondiale entre la science et les décideurs politiques en faveur d'une meilleure prise de décision pour la protection de la biodiversité.

Je me réjouis que la Plate-forme ait produit cette année ses deux premières évaluations, dont celle sur les pollinisateurs, la pollinisation et la production alimentaire.

Lors de la 4e Plénière de l'IPBES, en février dernier à Kuala Lumpur, des discussions de grande qualité ont conduit à l'approbation du « résumé pour décideurs » de cette évaluation.

La France y a pris une part active, et je tiens à en saluer le résultat.

En France, le premier Plan national d'actions en faveur des abeilles et des insectes pollinisateurs sauvages, «France, terre de pollinisateurs», est paru en février 2016.

C'est une mesure d'accompagnement de la loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages, loi qui est en cours d'examen par le parlement et qui sera adoptée avant l'été.

Nous avons la chance d'héberger en France une diversité exceptionnelle d'insectes pollinisateurs.

C'est la variété des paysages, des terroirs et des climats (atlantique, montagnard, méditerranéen…) qui a favorisé une telle diversité de ces espèces.

La pollinisation par les insectes est indispensable à la survie des trois quarts des plantes à fleurs, à l'agriculture qui produit nos aliments et, plus largement, à l'équilibre des écosystèmes.

C'est un bien inestimable et vital que nous rend la nature.

Mais les insectes pollinisateurs et le service qu'ils rendent sont aujourd'hui menacés.

Les causes de leur surmortalité sont multifactorielles et il convient d'agir avec efficacité dans chacun des domaines.

Le Plan national d'actions « France, terre de pollinisateurs » contient précisément 20 actions :

6 actions prévoient une consolidation de la connaissance des espèces concernées d'insectes, indispensable à la mise en oeuvre de mesures opérationnelles en faveur de ces espèces ;
6 actions visent à sensibiliser et former un large public sur les pollinisateurs et le service qu'ils rendent ;
7 actions engagent les différents gestionnaires d'espaces à appliquer de bonnes pratiques pour améliorer les conditions de vie des pollinisateurs favoriser ainsi le service de pollinisation.

Ces actions à l'intention des différents acteurs sont adaptées aux types d'espaces concernés.

Le Plan national d'actions propose ainsi des solutions pour rendre aux insectes pollinisateurs de bonnes conditions d'habitat et d'alimentation.

Il appelle chacun à se mobiliser.

Chaque gestionnaire d'espace peut agir, en territoire rural, dans les forêts, en ville, y compris le particulier dans son jardin.

En adaptant certaines de nos pratiques pour restaurer les populations d'insectes, nous pouvons retrouver une pollinisation de qualité.

Le pilotage national du Plan national d'actions est opéré par la Direction de l'eau et de la biodiversité et l'animateur national qui l'assiste est l'Office pour les insectes et leur environnement (OPIE). L'OPIE prévoit un séminaire de lancement du Plan national d'actions le 2 septembre prochain.

La mise en oeuvre du Plan national d'actions a démarré.

Certaines parties prenantes se sont d'ores et déjà approprié le plan et ses actions opérationnelles ; on peut citer l'Union nationale des producteurs de granulats qui a produit un document qui décline le Plan national d'actions : « Les carrières de sable : une opportunité pour les abeilles solitaires ».

Par ailleurs, en février dernier, des conventions d'engagement avec 7 partenaires ont été signés : Voies navigables de France, le Domaine national de Chambord, Réseau de transport d'électricité, la Fédération des parcs naturels régionaux de France, Parcs nationaux de France, l'Institut national de la recherche agronomique et l'Office national des Forêts.

Les recommandations et données scientifiques issues des travaux de l'IPBES constituent un socle essentiel pour l'action de la France, sur le plan national, mais également dans le cadre européen.


Source http://www.developpement-durable.gouv.fr, le 1er juin 2016

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