Interview de M. Jean-Marie Le Guen, secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement, à Radio Classique le 1er juin 2016, sur le projet de loi Travail, le dialogue social et l'organisation de primaires à droite dans la perspective de l'élection présidentielle. | vie-publique.fr | Discours publics

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Interview de M. Jean-Marie Le Guen, secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement, à Radio Classique le 1er juin 2016, sur le projet de loi Travail, le dialogue social et l'organisation de primaires à droite dans la perspective de l'élection présidentielle.

Personnalité, fonction : LE GUEN Jean-Marie, DURAND Guillaume.

FRANCE. Secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement;

ti : GUILLAUME DURAND
Nous avons rendez-vous avec Jean-Marie LE GUEN, il a les poings sur les hanches, bienvenue, vous êtes ministre des Relations avec le Parlement. Le monde entier nous regarde, l'Euro arrive dans neuf jours, VALLS doit tenir ou partir ?

JEAN-MARIE LE GUEN
Oh ! Il n'est pas question qu'il parte, il est tout à fait question de tenir bien sûr, il n'y a pas de doute là-dessus ou plus exactement le doute il est…

GUILLAUME DURAND
Ah ! Si, il y a un doute…

JEAN-MARIE LE GUEN
Non !

GUILLAUME DURAND
Autrement la presse étrangère... il y a forcément un doute, quand vous avez tous les grands journaux du monde qui se posent des questions sur la situation en France c'est qu‘il y a un doute ?

JEAN-MARIE LE GUEN
Eh bien apportons-leur une réponse et, tant que Français, vous êtes bien placé aussi pour le dire : le gouvernement, le président de la République, le Premier ministre ont expliqué que cette réforme ira jusqu'au bout, donc d'une façon très claire et très nette les choses iront jusqu'au bout. Ça m'amène à faire un petit commentaire sur la situation française et sur la manière dont la France aime se présenter à l'extérieur, très objectivement j'ai vu comme vous la presse internationale, elle reflète une situation de la France qui est celle que les uns et les autres aimeraient projeter de temps à temps à nous-mêmes, c'est-à-dire un grand scénario où on se fait peur, mais la réalité…

GUILLAUME DURAND
Mais même le département d'Etat américain considère que les Américains qui sont amoureux de football il faudrait mieux qu'ils restent chez eux plutôt que d'aller voir l'Euro parce que c'est dangereux.

JEAN-MARIE LE GUEN
Non, mais vous voyez qu'on n'a pas que des amis et qu'il faut quand même…

GUILLAUME DURAND
Le département d'Etat ce n'est même pas un journal…

JEAN-MARIE LE GUEN
Mais, attendez, mais ça montre…

GUILLAUME DURAND
C'est une institution américaine.

JEAN-MARIE LE GUEN
Mais, attendez, j'étais en train de vous expliquer…

GUILLAUME DURAND
Allez-y !

JEAN-MARIE LE GUEN
Que la France dans sa scénographie adore donner une image d'elle-même, éventuellement à elle-même, mais plus encore aux étrangers, qui est une espèce de drame permanent, la réalité n'est pas celle-là. La réalité n'est pas celle-là, la France n'est pas à l'arrêt, les violences ne sont pas là - alors certes elles sont projetées assez massivement dans des images de télévision et d'information 24 heures sur 24 – mais vous vivez, nous vivons autre chose, simplement nous avons un goût particulier pour montrer notre dramaturgie. Voilà !

GUILLAUME DURAND
Oui, vous allez nous parlez de masochisme.

JEAN-MARIE LE GUEN
Il y a un petit côté oui… et puis de scénographie…

GUILLAUME DURAND
Mais enfin le terrorisme ça existé, le 13 novembre ça existé…

JEAN-MARIE LE GUEN
Non, ça, moi je vous parle, moi de… Non ! Mais, attendez, oui ça existé, aux Etats-Unis aussi...

GUILLAUME DURAND
Les grèves à la SNCF... ça existe…

JEAN-MARIE LE GUEN
Mais les grèves à la SNCF, il y a aujourd'hui une grève où il y a 60 % des TGV qui circulent, donc je veux dire n'en rajoutons pas. Il y a une situation qui est difficile, il y a une tension sociale, ce n'est pas moi qui vais vous dire le contraire, mais elle n'est pas plus grande que ce qui se passe en ce moment en Belgique, potentiellement ce qui existe dans d'autres pays et surtout nous donnons à voir à nous-mêmes, nous avons un goût particulier pour rejouer des problématiques de guerre civile alors que la réalité n'est pas celle-là. D'où, j'en tire la conclusion : premièrement…

GUILLAUME DURAND
Voilà ! Et moi je vais sortir ma petite question.

JEAN-MARIE LE GUEN
Qu'il faut que nous soyons un tout petit peu plus attentifs à l'image que nous donnons de nous-mêmes et, deuxièmement, qu'il est temps que ce pays passe le cap pour avoir des relations sociales pacifiées – ce qui n'empêchera pas qu'il y aura des débats, des désaccords, voire des intérêts différents à gérer, je ne prétends pas cela…

GUILLAUME DURAND
Pacifiées ! Mais regardez les propos qui ont été tenus par monsieur GATTAZ sur la CGT et qui, d'ailleurs, lui a répondu : « ce sont des voyous, ce sont des terroristes », il parle à la culture française le côté pacifiste.

JEAN-MARIE LE GUEN
Eh bien je pense que chacun pourrait comprendre que notre intérêt est effectivement d'avoir une autre attitude, un petit peu plus modérée en tout état de cause et un petit peu moins conflictuelle dans le spectaculaire, il y a un goût du spectaculaire qui me parait exagéré.

GUILLAUME DURAND
Nous sommes en direct sur l'antenne de Radio Classique avec Jean-Marie LE GUEN, la question est la suivante : vous dites VALLS reste, mais alors qu'est-ce qu'on fait exactement avec l'article 2, on n'y touche pas ? On le modifie ?

JEAN-MARIE LE GUEN
Non !

GUILLAUME DURAND
On n'y touche pas ? On ne touche à rien du texte ?

JEAN-MARIE LE GUEN
Non ! Mais non, je n'ai pas dit ça. J'ai dit que je pense que ce qu'a dit le président de la République est très clair…

GUILLAUME DURAND
C'est-à-dire qu'on lâche sur le service public, sur les…

JEAN-MARIE LE GUEN
Mais on ne lâche rien !

GUILLAUME DURAND
Mais si !

JEAN-MARIE LE GUEN
Mais non ! Il y a un dialogue social qui se fait point par point.

GUILLAUME DURAND
Ils ont suspendu les négociations à la SNCF.

JEAN-MARIE LE GUE
Mais non ! Mais non, mais non.

GUILLAUME DURAND
On envisage de redonner justement…

JEAN-MARIE LE GUEN
Mais, attendez, j‘entends bien. Mais est-ce qu'il faut aujourd'hui venir en aide aux agriculteurs ? Oui ! Est-ce qu'il faut venir en aide aux gens qui sont dans l'Yonne dans la difficulté ? Oui ! Est-ce qu'il faut que le…

GUILLAUME DURAND
Aux chercheurs, la garantie Jeunes…

JEAN-MARIE LE GUEN
Mais est-ce que vous cherchez…

GUILLAUME DURAND
Racheter les licences de taxi… Vous voulez que je vous fasse la liste ?

JEAN-MARIE LE GUEN
Mais non ! Mais où est-ce que vous avez vu le rachat des licences de taxi ?

GUILLAUME DURAND
Ah ! Mais ça été évoqué à un moment.

JEAN-MARIE LE GUEN
Non, mais parce que ça été évoqué depuis cinq ans quand on se pose le problème, on a laissé depuis 30 ans se créer une inflation comme vous le savez des licences de taxi - maintenant on est bien embêtés – et donc les pouvoirs publics réfléchissent à toutes les solutions…

GUILLAUME DURAND
D'accord !

JEAN-MARIE LE GUEN
Et les meilleurs économistes proposent cette problématique de rachat des licences de taxi. Bien ! Est-ce que c'est applicable ? Je ne suis pas un spécialiste du dossier ! Est-ce qu'il y a une intention de le faire ? Non ! Donc, arrêtons là encore de prendre des sujets. La nécessité de revaloriser le travail des enseignants est actée par tous les travaux des économistes, quand vous comparez avec la moyenne de l'OCDE, c'est-à-dire les pays développés…

GUILLAUME DURAND
C'est la moitié de l'Allemagne !

JEAN-MARIE LE GUEN
Bien ! Eh bien nous avançons, on ne double pas le salaire des enseignants, on est relativement raisonnables, on va dans une certaine direction.

GUILLAUME DURAND
Mais c'est la question de la balance, vous m'avez parfaitement compris…

JEAN-MARIE LE GUEN
Oui ! Mais…

GUILLAUME DURAND
Si tout d'un coup les journaux, je vous l'accorde, d'opposition ce matin considèrent que pour essayer d'arrêter la grève on essaie de…

JEAN-MARIE LE GUEN
Mais non ! C'est un cinéma….

GUILLAUME DURAND
C'est une réponse politique que vous faites.

JEAN-MARIE LE GUEN
Mais non ! Nous sommes dans un dialogue total sur tous les sujets…

GUILLAUME DURAND
On n'est pas en train de… ce n'est pas open…

JEAN-MARIE LE GUEN
Mais non ! Mais pourquoi voulez-vous que les gens…

GUILLAUME DURAND
Pardonnez-moi l'expression, ce n'est pas open bar à Matignon pour que les...

JEAN-MARIE LE GUEN
Mais non ! Mais non.

GUILLAUME DURAND
Se calment ?

JEAN-MARIE LE GUEN
Mais il n'y a pas d'open bar, il y a une discussion sociale, nous sommes… Mais vous savez très bien que le problème de la SNCF n'a rien à voir avec la discussion de travail, que le débat a lieu sur le futur statut des gens du ferroviaire au-delà de la SNCF et nous considérons qu'il faut qu'il y a une harmonisation entre ce qui se passe à la SNCF et les autres entreprises. Voilà !

GUILLAUME DURAND
Mais on a quand même suspendu, pardonnez-moi de vous interrompre, on a quand même suspendu les négociations qui existaient version Guillaume PEPY qui semble-t-il à un moment considère que…

JEAN-MARIE LE GUEN
Mais, écoutez, mais ça c'est ce que…

GUILLAUME DURAND
PEPY on en fait quoi, il part ?

JEAN-MARIE LE GUEN
Mais, écoutez, non, il est président de la SNCF… Voilà ! Il n'y a pas de problème.

GUILLAUME DURAND
Comment ça il n'y a pas de problème ? Il a songé à démissionner parce qu'on lui…

JEAN-MARIE LE GUEN
Mais ça c'est ce que vous dites ! Il l'a dit ? Il vous l'a dit ?

GUILLAUME DURAND
Ah ! Non, il a songé j'ai dit.

JEAN-MARIE LE GUEN
Bon ! Eh bien alors ? Vous dites ça, mais qui vous le dit ?

GUILLAUME DURAND
C'est écrit partout…

JEAN-MARIE LE GUEN
Ah ! C'est écrit partout, alors si c'est écrit partout…

GUILLAUME DURAND
Non ! Mais, pardonnez-moi…

JEAN-MARIE LE GUEN
Alors c'est écrit partout.

GUILLAUME DURAND
C'est écrit partout…

JEAN-MARIE LE GUEN
Ah ! On a dit que c'était écrit partout.

GUILLAUME DURAND
Vous savez bien qu'on sait quand même qu'il a des états d'âme et qu'on l'a suspendu des négociations…

JEAN-MARIE LE GUEN
Ecoutez, le gouvernement est l'actionnaire de la SQNCF, enfin l'Etat est actionnaire de la SNCF, l'Etat a une fonction de régulation sur le ferroviaire, l'Etat fait son travail… Voilà ! Et PEPY, Guillaume PEPY, président de la SNCF, excellent président, est amené aussi à faire en sorte que la SNCF fonctionne bien et vous voyez qu'il y a du travail, on a des pannes, il y a des choses qui se passent, c'est du boulot la SNCF, c'est vrai que ce n'est pas facile.

GUILLAUME DURAND
Autre dossier, je ne vais pas dire complexe, mais c'est intéressant d'avoir votre point de vue, l'affaire Macron et son ISF, c'est un coup bas qui vient je ne dis pas de vous mais en tout cas des rangs de la gauche…

JEAN-MARIE LE GUEN
Non !

GUILLAUME DURAND
Ou il y a un véritable problème de sous déclaration ?

JEAN-MARIE LE GUEN
Il n'y a ni problème, ni coup bas, il y a une discussion qui a eu lieu avec l'administration fiscale et elle s'est conclue, il n'y a rien de plus à dire que… il y a des milliers et des milliers de contribuables Français à qui ça arrive ce type de discussion…

GUILLAUME DURAND
…. réexamen ?

JEAN-MARIE LE GUEN
Pardon ?

GUILLAUME DURAND
De réexamen, donc, circulez il n'y a rien à voir MACRON ?

JEAN-MARIE LE GUEN
Je pense qu'il n'y a rien à voir, il n'y a aucune intention délictueuse, il y a un débat sur les éléments, et par ailleurs il se soumet naturellement à cela. Je dois dire…

GUILLAUME DURAND
Je ne me vautre pas dans cette affaire mais vous-même tout à l'heure vous disiez qu'il faut absolument essayer de retrouver une manière de se présenter qui soit disons plus… plus cohérente, donc toutes les phrases de MACRON sur les milliardaires, les costumes, etc., etc., plus ce « petit incident » avec l'ISF c'est vrai que ce n'est pas très cohérent ?

JEAN-MARIE LE GUEN
Ecoutez, j'imagine que, et lui, et chacun, aurait bien aimé que cet évènement n'existe pas, mais enfin franchement on ne peut pas non plus…

GUILLAUME DURAND
Que vous avez connu aussi ?

JEAN-MARIE LE GUEN
Non justement ! Mais je ne voudrais pas revenir sur cette affaire, moi je n'ai eu aucun redressement d'ISF contrairement à ce que raconte beaucoup de vos collègues, mais je ne vais pas passer mon temps à expliquer ma vie à des collègues qui de toute façon sont là pour faire des évènements et des racontars. Voilà ! Mais c'est comme ça, vous savez quand on a un peu d'expérience politique, j'espère qu'il va l'acquérir d'ailleurs Emmanuel MACRON, on a la peau relativement épaisse par rapport aux racontars.

GUILLAUME DURAND
Mais l'ensemble de l'opposition, il y a encore un entretien d'Alain JUPPE dans Le Figaro ce matin, ils ont l'impression que tout va se jouer – je parle de la Présidentielle – aux primaires et qu'au fond le basculement a déjà eu lieu.

JEAN-MARIE LE GUEN
Ecoutez, les primaires à droite commencent à exister parce qu'on s'aperçoit en temps réel que ce que racontent les candidats à la primaire aujourd'hui c'est open bar – pour reprendre votre formule de tout à l'heure – sur « plus libéral que moi tu meurs, je vais casser la baraque, vous allez voir », donc c'est Musclor qui est en train de se montrer les uns et les autres par rapport à une réalité du pays aux aspirations réelles de ce pays qui sont en décalage. Donc je pense que vous allez avoir le choc des idées et le choc des trajectoires individuelles et que les Français vont regarder – alors qu'il faut reconnaître que depuis deux ans et demi ou trois ans, pour ne pas dire quatre, la gauche s'est donnée en spectacle d'une façon assez lamentable de mon point de vue je vous l'accorde, là nous allons voir la droite arriver avec des vrais problèmes à résoudre : problème de leadership, problème d'unité, parce que je pense qu'ils ne sont pas unis sur le fond des choses, parce qu'il y a ceux qui quelque part sont dans l'orbite du Front national et ceux qui sont des authentiques républicains quelles que soient leurs convictions économies et sociales différentes de celles de la gauche, eh bien je pense que cette production nous allons avoir un vrai débat politique à droite et d'ailleurs qui concernera tous les Français…

GUILLAUME DURAND
Et vous pensez que les primaires c'est la meilleure bande-annonce pur la gauche ?

JEAN-MARIE LE GUEN
Non ! Je n'ai pas cette vision cynique des choses.

GUILLAUME DURAND
Je ne suis pas cynique !

JEAN-MARIE LE GUEN
Non, mais moi je prétends que cette vision-là pourrait être cynique et elle peut être celle d'un certain nombre de gens de gauche. Je pense qu'il va falloir que… il y a un moment de vérité, aujourd'hui il n'y a pas de désir de droite soyons clair, lorsqu'on parle de ce qui se passe pour la popularité de François HOLLANDE de la gauche je ne vais pas vous dire qu'il n'y a pas des problèmes entre l'opinion publique et le gouvernement et la gauche… Bien ! Mais il n'y a pas de désir de droite, c'est quand même assez remarquable me semble-t-il. Donc, comment vont-ils et est-ce qu'ils vont être capables de surmonter à la fois le choc des ambitions qui quelque part est aussi légitime – moi je ne suis pas là encore une fois pour débiner les autres – mais surtout commencer à apporter des réponses aux énormes problèmes que connait notre pays…

GUILLAUME DURAND
Dernière question, ces propos de BENZEMA qui sont intervenus ce matin dans la presse espagnole : « Didier DESCHAMPS, a-t-il dit, a cédé à une partie raciste de la France », l'Euro est dans neuf jours…

JEAN-MARIE LE GUEN
Eh bien voilà ! Ne rentrons pas dans une dramaturgie. Je pense que BENZEMA, chacun le comprend bien, il parle aux Espagnols pour essayer de s'excuser de ne pas avoir été retenu dans les conditions que l'on sait... Bien ! Dans les conditions que l'on sait, ce n'est pas le sportif qui est cause c'est j'allais dire l'homme tel qu'il s'est conduit… Bien ! Faut-il, il parle aux Espagnols pour s'excuser, pour expliquer pourquoi les Espagnols ne le verront pas… Bien ! Alors il va chercher de…

GUILLAUME DURAND
Donc le révolté est un grand malin, quoi ?

JEAN-MARIE LE GUEN
Voilà ! C'est un peu une utilisation, je trouve ça dommage. Il n'est pas le seul, il y a beaucoup de gens qui vont chercher les instrumentalisations pour expliquer pourquoi ils n'ont pas marché, etc.

GUILLAUME DURAND
Jamel a tenu des propos du même type, CANTONA a tenu des propos du même type.

JEAN-MARIE LE GUEN
Mais voilà ! Chacun essaie… C'est quand même incroyable, est-ce que…on peut ne pas être d'accord avec monsieur DESCHAMPS, mais est-ce qu'on est obligé… carton jaune quoi, voilà. Est-ce qu'on le tacle de façon normale ? Non ! On brutalise monsieur Didier DESCHAMPS qui, par ailleurs, est le sélectionneur de l'équipe de France. Donc, j'aimerais – dont on connait d'ailleurs la difficulté au regard des problèmes de sélection qu'il a notamment sur les arrières – donc un peu de respect et jouons fair-play et pas carton jaune. Voilà !

GUILLAUME DURAND
Merci Jean-Marie LE GUEN d'avoir été l'invité de la matinale de Radio Classique et de Paris Première ce matin, bonne journée à vous.

JEAN-MARIE LE GUEN
Merci à vous.

GUILLAUME DURAND
Vous avez de très jolies lunettes.

Source : Service d'information du Gouvernement, le 2 juin 2016

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