Déclaration de M. Jean-Yves Le Drian, ministre de la défense, sur le rôle de l'Association nationale des auditeurs jeunes de l'Institut des hautes études de défense nationale, à Paris le 22 juin 2016. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Jean-Yves Le Drian, ministre de la défense, sur le rôle de l'Association nationale des auditeurs jeunes de l'Institut des hautes études de défense nationale, à Paris le 22 juin 2016.

Personnalité, fonction : LE DRIAN Jean-Yves.

FRANCE. Ministre de la défense

Circonstances : 20 ans de l'ANAJ-IHEDN, le 31 mai 2016

ti : Mesdames et Messieurs les officiers généraux,
Mesdames et Messieurs, chers amis, chers membres de l'ANAJ,
Monsieur le Président, cher François,


Lorsque j'ai appris que votre association célébrait cette année ses vingt ans d'existence, j'ai voulu profiter de cette occasion pour saluer l'action qui est la vôtre, au service de notre Défense.

C'est pourquoi je suis très heureux de vous accueillir ce soir à l'Hôtel de Brienne.

Au sein de la communauté de défense, au-delà même, on ne présente plus l'association nationale des auditeurs jeunes de l'IHEDN.

A l'origine de cette aventure, il y a bien sûr les séminaires « Jeunes » de l'IHEDN. Je sais que cela a été, pour chacun d'entre vous, une expérience inaugurale, l'occasion d'un contact décisif avec le monde militaire, mais aussi avec d'autres jeunes, qui partagent un même intérêt, une même passion.

Je tiens ici à remercier la présidente de l'IHEDN, Nicole Gnesotto, son directeur, le général de Courrèges, pour avoir bien perçu toute l'importance de ces séminaires « Jeunes ». Je veux encourager l'effort qu'ils ont entrepris à ce sujet.

Mais votre association fait bien plus que rassembler les auditeurs jeunes de l'IHEDN. C'est bien davantage qu'une réunion d'anciens. Pas de nostalgie chez vous. Ce qui vous anime, au contraire, c'est la conviction que l'avenir de notre pays passe aussi par sa Défense, pour l'orienter au sein d'un monde en crise ; et c'est la détermination à vous engager vous-mêmes au sein de ce combat, pour « défendre notre Défense ».

L'ANAJ est ainsi, aujourd'hui, grâce au dynamisme de ses membres, emmenés par un président hyperactif !, un acteur à part entière de la communauté de défense.

Cela tombe bien, car j'ai besoin de vous !

Ces quatre dernières années, comme ministre de la Défense, j'ai acquis une conviction très forte : notre Défense est d'abord le fait des armées, du ministère dont j'ai la charge, bien sûr, mais dans un contexte où la menace a frappé notre pays, notamment votre génération, et où elle peut frapper de nouveau, il faut penser notre Défense à un autre niveau.

A titre personnel, je crois à la nécessité d'une Défense globale, au sens où ce n'est pas seulement l'Etat qui en a la charge – même s'il est bien sûr en première ligne. In fine, c'est bien toute notre société qui en porte la responsabilité et qui a donc le devoir de s'impliquer, d'une manière ou d'une autre, pour faire barrage à ce qui la menace.

Certains ont pensé qu'il fallait rétablir le service militaire. Pour ma part, je ne regarde pas en arrière, mais je veux prendre appui sur les forces existantes pour consolider la résilience de la Nation. Or vous êtes aujourd'hui l'une de ces forces.

En quelques années, à travers l'ANAJ, vous avez créé une dynamique très forte autour des questions de défense, en particulier chez les étudiants et les jeunes actifs. Chaque année, vous rassemblez plusieurs milliers de jeunes à l'occasion d'événements importants, pour réfléchir à ces enjeux majeurs.

Face à un pays qui, parfois, perd un peu de vite de vue la réalité de la menace – qui, elle, ne nous oublie pas –, il faut aussi le travail de fond que vous faites, pour maintenir les yeux ouverts et les esprits alertes sur cette question vitale.

Ce travail est essentiel. Il peut prendre plusieurs formes. Aujourd'hui, au sein de l'ANAJ, demain, au sein du ministère de la défense ou ailleurs, parfois comme réserviste, je sais que vous portez une part importante du combat de la Défense, qui est aussi de sensibiliser nos concitoyens aux enjeux qui s'attachent à leur propre sécurité.

J'ai donc besoin de vous, pour être vous aussi, des « sentinelles » de l'action de nos soldats, dans tous les combats qui les attendent encore.

Mesdames et Messieurs, chers membres de l'ANAJ,

Un verre nous attend, qui sera l'occasion de poursuivre cette discussion d'une manière conviviale.

Je voulais en tout cas profiter de cet anniversaire pour vous féliciter de votre action au service de notre Défense, et bien sûr vous encourager à poursuivre, avec la passion et le même talent.

Bravo à vous tous. Merci, cher François, pour le rôle tout particulier que vous avez joué dans cette réussite. Et longue vie à l'ANAJ-IHEDN, promise à un bel avenir !


Source http://www.anaj-ihedn.org, le 22 juin 2016

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