Interview de M. Jean-Vincent Placé, secrétaire d'Etat à la réforme de l'Etat et à la simplification, à Public Sénat le 16 septembre 2016, sur la préparation de l'élection présidentielle à gauche et l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. | vie-publique.fr | Discours publics

[ Publicité ]

Interview de M. Jean-Vincent Placé, secrétaire d'Etat à la réforme de l'Etat et à la simplification, à Public Sénat le 16 septembre 2016, sur la préparation de l'élection présidentielle à gauche et l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

Personnalité, fonction : PLACE Jean-Vincent, VIGUIER Cyril.

FRANCE. Secrétaire d'Etat à la réforme de l'Etat et à la simplification;

ti : CYRIL VIGUIER
Notre invité politique dans Territoires d'infos aujourd'hui c'est Jean-Vincent PLACE, bonjour Jean-Vincent PLACE...

JEAN-VINCENT PLACE
Bonjour.

CYRIL VIGUIER
Vous êtes secrétaire d'État chargé de la Réforme de l'État et de la simplification. Pour vous interroger, aujourd'hui, à mes côtés : Michaël SZAMES de Public Sénat, bonjour Michaël...

MICHAËL SZAMES
Bonjour.

CYRIL VIGUIER
Et bonjour Christophe BORDET...

CHRISTOPHE BORDET
Bonjour à tous.

CYRIL VIGUIER
Rédacteur en chef de Sud radio. Jean-Vincent PLACE, plusieurs milliers de personnes ont défilé hier, des dégradations en marge des manifestations dans plusieurs villes de France et des syndicats qui disent qu'une loi peut être votée et défaite dans la rue, que répondez-vous ?

JEAN-VINCENT PLACE
Non ! Les lois, heureusement, ne sont pas faites et défaites par la rue, elles sont faites par le Parlement, il y a des légitimités, il y a eu un gouvernement qui s'est engagé très nettement sur ce texte sur la réforme du droit du travail avec tout simplement un souci d'un bon sens et un pragmatisme économique. Qu'il y ait autant de querelles en 2016 dans un pays comme la France, un pays ouvert dans le monde économique qui est celui de notre environnement et qui dit juste que les accords d'entreprise assez logiquement sont plus intéressants que les accords de branche par exemple, qu'on puisse au niveau des entreprises essayer de gérer le plus efficacement possible, franchement faire de cette querelle une idéologie clivante cela parait quand même des combats d'arrière-garde - donc je le déplore – et puis la loi a été votée dans des conditions que l'on sait et ses décrets d'application ont vocation à sortir le plus vite possible – et d'ailleurs c'est une des tâches que moi j'ai au gouvernement en termes de réforme de l'État – c'est, après le travail du Parlement, faire en sorte que l'action du gouvernement soit plus efficace, plus claire, plus lisible et puis rapide aussi parce que trop longtemps les décrets d'application mettaient justement trop de temps à sortir et rendant inopérationnelle la loi trop longtemps.

MICHAËL SZAMES
Le climat également, Nicolas SARKOZY à la télé soir : « je suis le président qui veut protéger les Français », François HOLLANDE dans la revue « Débats » hier : « je porte une France fraternelle », ça y est le match retour de 2012 il est là ?

JEAN-VINCENT PLACE
Je ne sais pas si c'est le match retour de 2012 pour la troisième partie pour Nicolas SARKOZY parce que Nicolas SARKOZY lui était déjà élu en 2007 et je crois que d'évidence le sujet de la protection, le sujet de la sécurité – pas seulement d'ailleurs des biens et des personnes et pas seulement face à la situation du monde, de la situation du terrorisme- mais aussi, on le voit bien aussi dans le débat, la Sécurité sociale, la sécurité dans l'éducation, la sécurité sanitaire, toutes les formes de sécurité – y compris la sécurité environnementale – oui aujourd'hui dans ce monde parfois anxiogène, complexe, eh bien les Françaises et les Français ont besoin de protection et de sécurité, c'est je pense aussi l'un des enjeux aussi du Sommet de Bratislava où le chef de l'Etat...

MICHAËL SZAMES
Qui a lieu aujourd'hui oui, qui a lieu aujourd'hui.

JEAN-VINCENT PLACE
Porte la parole de cette France qui souhaite protéger davantage l'Europe.

CHRISTOPHE BORDET
Alors protection et fraternité si j'ai bien compris, donc François HOLLANDE – je peux vous appeler frère PLACE ce matin, en quelque sorte c'est un peu ça...

JEAN-VINCENT PLACE
Ce n'est pas... le terme est connoté, mais...

CHRISTOPHE BORDET
Mais la France fraternelle, la France fraternelle qui est défendue par François HOLLANDE, est-ce que ça pourrait être un bon slogan de campagne ?

JEAN-VINCENT PLACE
On n'est pas dans la...

CHRISTOPHE BORDET
Est-ce que ça pourrait être ça ?

JEAN-VINCENT PLACE
Non, mais on n'est pas dans la campagne, nous sommes...

CHRISTOPHE BORDET
Un peu quand même !

MICHAËL SZAMES
Oui.

JEAN-VINCENT PLACE
Sept – huit mois de l'élection présidentielle, je pense que...

CHRISTOPHE BORDET
Mais est-ce que la France fraternelle ça pourrait résumer la pensée de François HOLLANDE ?

JEAN-VINCENT PLACE
Je pense très sincèrement que cela agite plus aujourd'hui, à l'heure à laquelle nous parlons, le microcosme politique – comme disait Raymond BARRE - ou même les journalistes, parce que je vous vois très chaud depuis le début de la rentrée à parler de l'élection présidentielle, vous ne m'en voudrez pas moi qui suit encore demain...

CHRISTOPHE BORDET
Mais enfin la France fraternelle ce n'est pas qui en parlons, c'est François HOLLANDE ?

JEAN-VINCENT PLACE
Demain sur mon territoire, parce qu'on parle de territoires d'infos – qui est le nom de votre émission – moi je serai demain dans l'Essonne et dimanche matin également à voir d'Arpajon à Marcoussis les électrices et les électeurs de mon département, la réalité excusez-moi... on parle de la rentrée scolaire, les parents par exemple ils sont dans le sujet de la rentrée scolaire, de faire les rentrées de classe, de voir avec les enseignants qui font un travail remarquable, une belle rentrée...

CHRISTOPHE BORDET
On en parle tout le temps sur nos antennes également, la vraie vie des gens.

JEAN-VINCENT PLACE
C'est très bien ! Je crois que celles et ceux, plus de 70.000, qui ont retrouvé un emploi cette année - grâce à une économie plus efficace et à une croissance de retour - ils sont plutôt contents d'être...

CHRISTOPHE BORDET
Bon ! Mais François HOLLANDE n'est pas en campagne...

JEAN-VINCENT PLACE
Oui, oui, mais voilà les chefs d'entreprise que j'ai rencontrés par exemple hier soir eux s'intéressent à la simplification de la vie administrative, pourrions-nous en parler ? Enfin voilà ! Je ne suis pas persuadé...

CHRISTOPHE BORDET
D'accord, donc François HOLLANDE...

JEAN-VINCENT PLACE
Moi je vous le dis, mais je vous le dis très sincèrement, je peux vous dire que ça passionne le microcosme et les journalistes, très sincèrement les Français ne sont pas dans l'élection présidentielle - et heureusement – et le président de la République lui il préside...

CHRISTOPHE BORDET
François HOLLANDE n'est pas candidat, eh bien écoutez il préside...

JEAN-VINCENT PLACE
Mais si je souhaite qu'il soit candidat à terme.

CHRISTOPHE BORDET
Non, mais il préside peut-être, mais hier par exemple disant du Boncoin - puisqu'il est allé fêter les 10 ans du Boncoin...

JEAN-VINCENT PLACE
C'est bien, c'est l'économie moderne.

CHRISTOPHE BORDET
François HOLLANDE a donc dit à un moment, il a déclaré, je cite : « tout le monde connaît Leboncoin, enfin presque – allusion évidemment à Nicolas SARKOZY – et après vous dites il n'est pas en campagne mais il envoie des pics ?

JEAN-VINCENT PLACE
Oh ! C'est de bonne guerre si j'ose dire et puis c'est plutôt sur le ton de la boutade. Mais plus sérieusement, je crois que le président préside, le président d'ailleurs fait des discours sur ce qu'est aujourd'hui la place de la France dans le monde, le discours de Wagram – qui était un très beau discours, qui était un discours dynamique – et oui moi je fais partie de celles et ceux qui souhaitent que le président de la République en décembre, comme il l'a indiqué pour le temps de sa réponse à la question que vous vous posez manifestement de savoir s'il sera candidat, moi je souhaite qu'il soit candidat pour le renouvellement de son mandat.

MICHAËL SZAMES
Il n'a pas de doute ?

JEAN-VINCENT PLACE
Pour être très franc non, parce que je pense qu'il a tiré les leçons, y compris un bilan qui est contrasté, je ne vais pas vous faire la méthode Coué de dire que tout a été bien fait. D'ailleurs qui fait tout bien ? Vous faites tout bien sur quatre ans ? Personne ne fait tout bien ! Et heureusement. Après, il faut être lucide, il faut voir ce qui a été bien fait, ce qui n'a pas été assez amplifié...

CHRISTOPHE BORDET
Mais vous savez ce que disent les frondeurs...

MICHAËL SZAMES
Vous avez entendu Benoît HAMON hier qui a dit que son bilan social est catastrophique, qu'il ne devrait pas se représenter ?

JEAN-VINCENT PLACE
Moi je les ai vus les frondeurs à la télévision ce week-end, très sincèrement 300 personne à La Rochelle avec quatre ou cinq candidats putatifs, avec des thèmes uniquement protestataires, un bashing anti-Hollande disproportionné et caricatural. Est-ce que vous croyez que c'est vraiment à la hauteur des enjeux ? Est-ce que c'est... les uns et les autres, parfois je me pose la question de savoir s'ils ont une connaissance même... de la réalité économique, de la compétitivité mondiale que nous avons avec les Chinois, avec l'Inde, avec l'Afrique du Sud, avec les Russes ? Mais on se demande dans quel monde ils vivent pour présenter cette vision économique et sociale caricaturale...

MICHAËL SZAMES
Bon ! Vive la politique politicienne.

JEAN-VINCENT PLACE
On a l'impression d'être dans les années 1950 – 60, c'est incroyable.

MICHAËL SZAMES
Vous avez entendu Nicolas SARKOZY évidemment « sur le côté climato-sceptique » et j'emploie des guillemets sur ce que je viens de dire, le problème démographique est plus important que le réchauffement climatique a-t-il dit une nouvelle fois hier, que dit vous la fibre écologique que vous portez ?

JEAN-VINCENT PLACE
C'est quand même terrible aussi sur la parole de la politique ! Et pour le coup j'ai eu l'occasion de la saluer pour ma part, parce que vous le savez je ne fais pas partie des écolos les plus sectaires – en 2007 quand le Grenelle de l'environnement a été lancé, sous notamment l'influence de Jean-Louis BORLOO et de Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET - le président de la République d'alors n'était pas du tout climato-sceptique, d'ailleurs c'est assez rare parce que généralement il y a des gens climato-sceptiques qui intègrent les problématiques de la COP21 et donc de la lutte nécessaire contre les émissions de gaz à effet de serre, donc c'était cette évolution-là qu'on rencontre aujourd'hui – et tant mieux – là il faut reconnaître que celui qui était à discours écolo en 2007, qui neuf ans plus tard devient climato-sceptique, c'est peut-être la seule figure politique du monde qui fait ce parcours intellectuel et donc déjà le nier – et ce n‘est pas moi qui le dit et puis je ne suis pas un scientiste absolu - mais quand même 999 scientifiques sur 1.000 disent aujourd'hui que depuis ; renforcé encore par la réussite exceptionnelle qu'a eue le président de la République à la COP21 pour obtenir cet accord exigent et contraignant pour les perspectives Climat d'ici 2025, eh bien qu'il y ait cette vision climato-sceptique de l'ancien président de la République c'est tout à fait navrant. Alors, est-ce que c'est circonstanciel peut-être pour flatter un électorat qui pourrait venir le sauver aux primaires de la droite, certains agriculteurs, certains plus productivistes que d'autres dans la vie économique ? Mais même cela je pense que c'est une erreur d'une part sur le fond et en plus c'est une erreur électorale et tactique - donc c'est regrettable – et puis opposer la question du climat à la question de la démographie c'est tout à fait absurde parce que c'est justement un problème global de la finitude de la planète, de la limite de nos ressources naturelles, et le fait que justement – notamment dans le cadre de l'entreprise, de la production et aussi de la démographie - parce que c'est vrai qu'aujourd'hui nous sommes sept milliards sur la planète et de nourrir cette planète c'est difficile aujourd'hui, mais c'est justement comme cela qu'il faut réguler en préservant nos ressources naturelles , c'est ça l'enjeu de la COP21.

CHRISTOPHE BORDET
Jean-Vincent PLACE, une question par rapport aux zadistes de Notre-Dame-des-Landes, on arrive un peu au bout du bout, est-ce que les travaux vont commencer prochainement ? Est-ce que vous avez des informations par rapport à ça ? On avait fin septembre, on y est bientôt, est-ce que vous avez une info par rapport à ça ce matin ?

JEAN-VINCENT PLACE
Je ne sais pas qui avait dit fin septembre, moi ce que je sais c'est qu'il y a eu deux éléments de fond, d'un part le référendum – qui a donné une victoire pour les soutiens de l'aéroport - et moi je dis j'ai souhaité le référendum, j'ai souhaité ce temps électoral et démocratique et évidemment je souhaite que les temps électoraux et démocratiques soient respectés, quand en 2007 Nicolas SARKOZY - justement puisqu'on parle – a été élu, il était président de la République pour cinq ans, ça s'est imposé à tous et de même le vote du référendum de juillet s'impose à tous sur Notre-Dame-des-Landes, même si je regrette le résultat...

CHRISTOPHE BORDET
Donc, là, à partir de quand les zadistes vont être évacués et les travaux vont commencer ?

JEAN-VINCENT PLACE
Il y a un deuxième élément qui va également de paire avec cela, c'est la parole du président de la République qui s'est engagé à ce qu'il n'y ait pas de travaux avant les derniers recours, avant les recours définitifs...

CHRISTOPHE BORDET
Là ça y est !

JEAN-VINCENT PLACE
Il y a encore des recours européens qui ont une pertinence, notamment sur les questions liées à la loi Biodiversité, à la loi sur l'eau, à la loi sur les zones humides, et moi pour ma part je souhaite que nous ayons la sagesse d'apaiser plutôt que de précipiter.

MICHAËL SZAMES
Très court, sur Fessenheim, à l'heure où l'on s'inquiète sur l'emploi, 2.000 salariés peuvent rester sur le carreau, des emplois directs...

JEAN-VINCENT PLACE
Non, non, non, non.

MICHAËL SZAMES
Faut-il ou pas renoncer à fermer la centrale pour les questions d'emploi ?

JEAN-VINCENT PLACE
Non, monsieur SZAMES vous ne pouvez pas dire ça...

MICHAËL SZAMES
Ils manifestent, ils ont peur de perdre leur emploi, 2.000 personnes...

JEAN-VINCENT PLACE
Notre objectif ce n'est pas de virer les salariés de Fessenheim, notre objectif est de rééquilibrer le mixte énergétique français entre nucléaire, énergies renouvelables et aussi particulièrement – on l'oublie trop souvent – la maîtrise de la consommation énergétique qui est excessive et la question des fermetures des centrales cela se fait à emploi constant, personne ne va être licencié, personne ne va perdre...

MICHAËL SZAMES
Ce n'est pas ce que disent les 2.000 personnes qui ont manifesté hier.

JEAN-VINCENT PLACE
Mais personne ne va perdre un emploi, personne ne va perdre un emploi ; et par ailleurs, je le dis aussi, il y aura à un moment un temps de vérité, quand il y a des restructurations économiques c'est aussi le temps de la mobilité, donc quand on dit ça on a l'impression d'avoir dit une horreur parce qu'on dirait... à gauche il faudrait dire, même dans le privé ou même dans le parapublic : « pendant 40 ans on travaille au même endroit dans la même société », mais c'est par ailleurs un temps qui est déjà fini, et quand on dit : « on vous garantit l'emploi jusqu'à la fin de votre vie dans une entreprise comme EDF », vous savez ce n'est pas rien, moi je préférerais être salarié à Fessenheim que parmi les centaines et les milliers de chômeurs aujourd'hui qui cherchent un emploi. Donc la question de Fessenheim ce n'est pas l'emploi, l'emploi sera préservé, parce qu'il y aura...

CYRIL VIGUIER
On a bien compris !

JEAN-VINCENT PLACE
Un traitement économique et pas social des salariés de Fessenheim, en revanche oui Fessenheim va fermer.

CYRIL VIGUIER
C'est Jean-Vincent PLACE, le secrétaire d'Etat chargé de la Réforme de l'Etat et de la simplification, qui est l'invité de Sud radio et de Public Sénat ce matin. C'est à l'Islam à s'intégrer dans la République, pas le contraire - dit Nicolas SARKOZY - est-ce que vous partagez cette vision des choses ?

JEAN-VINCENT PLACE
L'Islam doit être dans la République, tout comme l'ensemble des religions. Moi je suis pour le coup républicain et laïc et la laïcité c'est extrêmement simple, c'est le vivre-ensemble le plus original et le plus efficace qu'un pays ait pu inventer, cela veut dire que quelles que soient les religions chacun chez lui fait ce qu'il veut dans ses lieux de culte, chacun croit dans le respect des lois de la République et, quand on arrive dans la relation avec l'Etat, avec l'administration, avec le service public, ce sont les lois de la République qui s'imposent à toutes et à tous - et c'est simple – c'est comme cela depuis 1905 et c'est valable bien sûr pour les religions qui étaient présentes à l'époque dans notre pays très majoritairement, c'est valable pour l'Islam de France, et il faut... cette loi est intemporelle, c'est pour ça d'ailleurs qu'il ne faut pas y toucher, elle est l'équilibre de notre chapeau républicain.

MICHAËL SZAMES
Si vous le permettez, je vais changer de sujet assez rapidement, vous allez préparer avec François HOLLANDE...

JEAN-VINCENT PLACE
On passe parfois du coq-à-l'âne-là !

MICHAËL SZAMES
Un petit peu, mais votre actualité directe, vous partez à New-York avec le président de la République la semaine prochaine...

JEAN-VINCENT PLACE
Oui, lundi après-midi.

MICHAËL SZAMES
Pour préparer ce qu'on appelle le gouvernement ouvert, en quoi est-ce que le citoyen français va être touché par cela ?

JEAN-VINCENT PLACE
Je suis très heureux que vous me posiez cette question, lundi je pars à l'Organisation des Nations Unis et j'ai cette chance d'accompagner le président de la République qui lui interviendra mardi matin au nom de la France, j'organise un grand évènement dans l'après-midi à New-York sur le partenariat pour un gouvernement ouvert à partir de... qui regroupe aujourd'hui 70 pays, que je vais avoir l'honneur de présider au nom de la France, partenariat particulièrement original dans la mesure où il est avec les associations – en particulier les associations environnementales, sociales et démocratiques – nous aurons un grand temps de démocratie parce que nous voulons faire avec le président de la République le Sommet de la Démocratie les 7, 8 et 9 décembre – je vous donne rendez-vous ici – parce qu'il y aura, j'ai travaillé avec le président LARCHER il y a deux jours, il y aura un temps du Parlement ouvert. Ca veut dire quoi le gouvernement ouvert, le Parlement ouvert ? Ça veut dire que – en profitant notamment de la révolution numérique d'aujourd'hui – nous voulons associer davantage les citoyennes et les citoyens à la décision publique, à l'élaboration, y compris de la loi, y compris par un droit d'amendement plus ouvert et aussi un sujet qui m'intéresse tout particulièrement...

CYRIL VIGUIER
Merci.

JEAN-VINCENT PLACE
L'évaluation des politiques publiques...

CYRIL VIGUIER
Merci.

JEAN-VINCENT PLACE
Donc voilà je sais, c'est parfois peut-être trop sérieux, mais je crois que ça intéresse les Françaises et les Français.

CYRIL VIGUIER
Merci Jean-Vincent PLACÉ d'avoir été l'invité de Territoires d'infos et l'on passe au débriefe de vos propos sur ce plateau.


Source : Service d'information du Gouvernement, le 27 septembre 2016

Rechercher