Déclaration de M. Manuel Valls, Premier ministre, en réponse à une question sur le démantèlement du camp de Calais et l'accueil des réfugiés, au Sénat le 29 septembre 2016. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Manuel Valls, Premier ministre, en réponse à une question sur le démantèlement du camp de Calais et l'accueil des réfugiés, au Sénat le 29 septembre 2016.

Personnalité, fonction : VALLS Manuel.

FRANCE. Premier ministre

Circonstances : Question au gouvernement posée par Mme Stéphanie Riocreux, sénatrice (PS) d'Indre-et-Loire, au Sénat le 29 septembre 2016

ti : Le règlement de ce dossier requiert maîtrise, responsabilité et sang-froid. Le campement de Calais sera démantelé d'ici la fin de l'année. Il est intolérable de laisser perdurer la jungle. C'est une nécessité sanitaire et humaine, c'est notre responsabilité par rapport aux habitants et entreprises de Calais et sa région. Rien ne serait pire, toutefois, que de disperser les migrants en laissant le hasard décider de leur sort, ce serait laisser la main aux réseaux de passeurs.

Les migrants qui ne relèvent pas de l'asile seront placés en centre de rétention pour être reconduits à la frontière, comme l'ont été 40.000 personnes depuis le rétablissement de nos frontières. La réalité est que 80% des personnes à Calais relèvent de l'asile, elles se verront proposer une place dans l'un des 170 centres d'accueil, comme à Épernay, et entreront dans un processus d'intégration et d'apprentissage du français.

Avec une politique différente de l'Allemagne, nous mettons en oeuvre le droit d'asile qui fait l'honneur de notre pays. Que ceux qui ne sont pas d'accord le disent ! C'est une grande émotion pour moi de voir ces familles intégrées dans notre pays, comme d'autres le furent par le passé.

Une attention particulière doit être portée aux mineurs isolés qui sont entre 900 et 1.000 dans notre pays. Bernard Cazeneuve l'a dit à son homologue britannique, le Royaume-Uni doit assumer pleinement ses responsabilités. Je sais pouvoir compter sur l'esprit de solidarité et de responsabilité des maires. Ceux qui s'engagent ne seront pas concernés par les arrivées supplémentaires. Nous les accueillerons dans des centres de taille humaine.

Ainsi nous serons à la hauteur de la tradition de la France. Quand l'Allemagne reçoit 1,5 million de demandes d'asile, contre 100.000 chez nous, nous devons être capables de faire face à ce défi avec humanité et intelligence sans céder au populisme.


Source http://www.diplomatie.gouv.fr, le 5 octobre 2016

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