Déclaration de M. Bernard Cazeneuve, ministre de l'intérieur, en réponse à une question sur l'enquête et l'action de la DGSI visant à déjouer un nouvel attentat et les suites à donner à la lutte contre le terrorisme, à l'Assemblée nationale le 22 novembre 2016. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Bernard Cazeneuve, ministre de l'intérieur, en réponse à une question sur l'enquête et l'action de la DGSI visant à déjouer un nouvel attentat et les suites à donner à la lutte contre le terrorisme, à l'Assemblée nationale le 22 novembre 2016.

Personnalité, fonction : CAZENEUVE Bernard.

FRANCE. Ministre de l'intérieur

Circonstances : Question au gouvernement posée par M. Pascal Popelin, député (Socialiste, écologiste et républicain) de Seine-Saint-Denis, à l'Assemblée nationale le 22 novembre 2016

ti : Monsieur le Député, je veux d'abord confirmer ce que le président de la République et le Premier ministre ont eu l'occasion de dire à plusieurs reprises au cours des dernières semaines : nous sommes face à un niveau de menace extrêmement élevé, qui se traduit par la volonté de groupes de terroristes islamistes radicaux de frapper notre pays. Cela justifie une mobilisation sans trêve ni pause de l'ensemble des services de renseignements et de sécurité intérieure.

Dans la nuit de samedi à dimanche, une opération extrêmement importante a eu lieu. Elle était destinée à mettre hors d'état de nuire un commando, que nous suivions depuis plusieurs mois et dont nous cherchions l'identité de l'ensemble des membres, qui avait pour objectif de commettre un attentat de grande ampleur en France. Cette opération a été méticuleusement préparée par la direction générale de la sécurité intérieure, sous l'autorité des autorités judiciaires, notamment du procureur antiterroriste. Elle a abouti à l'arrestation de sept individus.

Si ce type d'arrestation peut avoir lieu - il y en a eu 418, comme vous l'avez rappelé, depuis le début de l'année, et 43 depuis le début du mois de novembre -, c'est parce que les services de renseignement mènent une action très intense et parce que nous avons considérablement rehaussé leurs moyens : création de 2.000 emplois ; mise en place d'un plan de lutte antiterroriste de 233 millions d'euros destiné à leur permettre d'avoir les moyens de leur action, en moyens numériques et en véhicules ; engagement d'actions européennes très fortes comme le passenger name record - PNR - ou la mise en place de l'interconnexion des fichiers ; enfin, renforcement des relations entre les services de manière à ce qu'ils communiquent mieux, grâce à la création notamment de l'état-major opérationnel de prévention du terrorisme - l'EMOPT - et de la DGSI. C'est toute cette action qui permet de mettre hors d'état de nuire des réseaux terroristes dangereux.


Source http://www.diplomatie.gouv.fr, le 28 novembre 2016

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