Déclaration de M. Jean-Marc Todeschini, secrétaire d'Etat aux anciens combattants et à la mémoire, en hommage aux anciens combattants néo-zélandais venus combattre en France pendant la Première Guerre mondiale, à Wellington le 18 novembre 2016. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Jean-Marc Todeschini, secrétaire d'Etat aux anciens combattants et à la mémoire, en hommage aux anciens combattants néo-zélandais venus combattre en France pendant la Première Guerre mondiale, à Wellington le 18 novembre 2016.

Personnalité, fonction : TODESCHINI Jean-Marc.

FRANCE. Secrétaire d'Etat aux anciens combattants et à la mémoire

Circonstances : Voyage officiel en Nouvelle-Zélande et en Australie du 16 au 22 novembre ; Pose de la première pierre du mémorial français, à Wellington (Nouvelle-Zélande) le 18 novembre 2016

ti :
Monsieur le ministre des anciens combattants, ministre des PME,
Monsieur le Secrétaire d'Etat à l'Immigration et aux transports,
Madame l'Ambassadeur,
Monsieur Andrew Patterson,
Mesdames et messieurs,


Le 15 septembre dernier, dans le silence du recueillement, aux côtés de votre ministre de la défense, je rendais hommage aux combattants néo-zélandais à Longueval, en France, sur ce lieu qui a vu mourir tant de combattants de nos deux pays.

Ce sacrifice commun des combattants français et néo-zélandais fonde une mémoire partagée entre nos deux pays qui connaît une nouvelle dynamique à l'aune des commémorations du centenaire de la Grande Guerre.

Au total, 8 000 soldats venus de Nouvelle-Zélande ont été tués ou blessés dans la Somme.

8 000 hommes arrachés à leur pays, à leur famille, à leur avenir dont beaucoup ont été accueillis par la France pour qu'ils reposent en paix.

Et beaucoup reposaient sans nom. Parmi eux, un jeune homme devenu le soldat inconnu dont le corps a été transféré le 11 novembre 2004 au mémorial de Wellington comme pour tisser un lien privilégié entre nos deux pays.

Aujourd'hui, cent ans plus tard, c'est cette terre de Longueval que j'ai répandue ici, à Wellington, comme pour sceller une nouvelle fois les destins de nos deux pays.

Cette mémoire partagée méritait, exigeait un lieu où s'incarner ici en Nouvelle-Zélande.

C'est pourquoi nous avons souhaité traduire dans la pierre l'hommage de la France aux Néo-Zélandais et le message de reconnaissance éternelle et d'amitié.

Je me réjouis de la bonne coopération qui a présidé les relations entre les autorités néo-zélandaises et françaises pour mener à bien ce projet. Je veux vous remercier, monsieur le ministre, et à travers vous le gouvernement néo-zélandais qui nous offre un magnifique espace au sein de ce War memorial Park destiné à faire connaître à des milliers de visiteurs le sacrifice consenti par les Néo-Zélandais pour défendre mon pays, la France.

Je veux remercier bien sûr et féliciter monsieur Andrew Patterson, architecte du monument, architecte de la mémoire partagée entre nos deux pays. Votre œuvre, cher Andrew, a ravi le jury et s'est distinguée des autres par son ambition, sa modernité mais aussi sa puissance évocatrice et symbolique.

La cérémonie à laquelle nous venons d'assister s'inscrit aussi dans la politique volontariste, responsable et respectueuse engagée par le gouvernement français dans le domaine du patrimoine mémoriel.

J'étais la semaine dernière à Dublin pour inaugurer un monument français en hommage aux Irlandais ayant participé à la Première Guerre mondiale.

Et j'adresserai ce même message de remerciement de la France demain aux Australiens.

La disparition des témoins de la Grande Guerre oblige les pratiques mémorielles à se renouveler et à se moderniser.

Le patrimoine de pierre y contribue et puise sa force dans ses dimensions artistique, culturelle et éducative.

Car il suffit parfois d'un monument pour évoquer, pour raconter, pour enseigner, pour transmettre.

La pose de cette première pierre est aujourd'hui un beau témoignage de ce que nous sommes capables de faire dans le domaine de la coopération mémorielle.

Elle est aussi un symbole de cette amitié franco-néo-zélandaise née hier dans la fange des tranchées et qui trouve aujourd'hui un lieu où s'exprimer pour l'éternité.


Je vous remercie.


Source http://www.defense.gouv.fr, le 29 novembre 2016

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