Interview de M. Bruno Le Roux, ministre de l'intérieur, à RTL le 14 décembre 2016, sur la prolongation de l'état d'urgence, le suivi des Français revenus de la zone syro-irakienne, la réforme des règles d'usage des armes par les policiers et la préparation de l'élection présidentielle. | vie-publique.fr | Discours publics

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Interview de M. Bruno Le Roux, ministre de l'intérieur, à RTL le 14 décembre 2016, sur la prolongation de l'état d'urgence, le suivi des Français revenus de la zone syro-irakienne, la réforme des règles d'usage des armes par les policiers et la préparation de l'élection présidentielle.

Personnalité, fonction : LE ROUX Bruno, MARTICHOUX Elizabeth .

FRANCE. Ministre de l'intérieur;

ti : YVES CALVI
Elizabeth MARTICHOUX, vous recevez ce matin le nouveau ministre de l'Intérieur, Bruno LE ROUX.

ELIZABETH MARTICHOUX
Bonjour à vous, Bruno LE ROUX.

BRUNO LE ROUX
Bonjour Elizabeth MARTICHOUX.

ELIZABETH MARTICHOUX
Merci d'être avec nous dans ce studio de RTL. Une semaine maintenant que vous êtes devenu le nouveau premier flic de France, et c'était hier votre premier discours à l'Assemblée nationale devant la représentation, en qualité de ministre de l'Intérieur pour défendre la prolongation de l'état d'urgence, très largement adoptée. Il y a quand même 32 députés qui ont voté contre, ils ne mesurent pas le risque, la gravité de la situation ?

BRUNO LE ROUX
Je pense qu'ils pensent que ce risque peut être pris en charge par les moyens du droit commun, et j'ai essayé de leur expliquer hier que nous avions besoin de l'application de la loi sur l'état d'urgence, la loi de 1955, qui donnait des pouvoirs qui sont complémentaires aujourd'hui pour nos forces de sécurité, j'ai j'essayé de leur faire comprendre la nature de la menace, les arrestations qui sont encore mises en oeuvre aujourd'hui, les assignation à résidence, les perquisitions administratives qui sont des outils utiles et totalement contrôlés, parce que, bien souvent, la question qui nous est posée, la question qui m'est posée, c'est : ces mesures sont-elles bien contrôlées, et sommes-nous toujours dans un état de droit ? Oui…

ELIZABETH MARTICHOUX
Le syndicat de la magistrature par exemple qui dit à propos de cette prolongation : ce gouvernement portera la responsabilité historique d'avoir initié, puis amplifier cette dérive de l'état de droit sans qu'aucune nécessité opérationnelle ne l'exige.

BRUNO LE ROUX
Je ne comprends pas que l'on puisse avoir les yeux si fermés par rapport à la réalité. 1.4.7.17. 1, c'est le nombre d'attentats déjoués en 2013, 17, c'est le nombre d'attentats déjoués en 2016, dont 13 après l'état d'urgence dernier que nous avions voté en juillet à l'Assemblée nationale, la menace est forte, je ne veux pas être dans l'anxiété, mais ma responsabilité, c'était de dire à l'Assemblée nationale la réalité de la menace, j'ai réussi à convaincre une grande majorité des parlementaires, je m'en félicite et je les en remercie.

ELIZABETH MARTICHOUX
Noël est une période propice au risque d'attentat, le risque sur notre sol reste élevé, c'est ce que vous nous dites, est-ce que vous renforcez la protection ?

BRUNO LE ROUX
Oui, oui, oui, il convient, quand il y a des rassemblements de personnes à Noël, et je souhaite qu'il y en ait, je souhaite que les touristes viennent massivement dans notre pays, je souhaite que nos concitoyens puissent sortir, s'amuser, il faut assurer leur sécurité totalement, dans la coordination de tous les services de sécurité, dans la coordination avec les élus locaux qui ont une grande importance dans la mise en oeuvre des dispositifs, et aussi dont l'amplification des dispositifs, je pense en particulier…

ELIZABETH MARTICHOUX
Vous nous annoncez ce matin, une protection renforcée, plus d'hommes ?

BRUNO LE ROUX
Oui, oui, il y aura une protection renforcée, et nous sommes dans une discussion qui va s'achever dans les prochaines heures avec le ministre de la Défense, mon collègue Jean-Yves LE DRIAN, pour remonter le niveau de militaires engagés dans l'opération Sentinelle, qui permettront sur tout notre territoire d'assurer pour les fêtes de fin d'année une protection supplémentaire.

ELIZABETH MARTICHOUX
On dit autour de 10.000, 10.400 hommes déjà mobilisés par Sentinelle.

BRUNO LE ROUX
Non, 7.000 hommes mobilisés aujourd'hui, qui est le plancher, 10.000, qui est le plafond, il va falloir trouver…

ELIZABETH MARTICHOUX
Vous allez trouver un chiffre entre le plancher et le plafond…

BRUNO LE ROUX
Oui, nous avons, et nous allons tomber d'accord dans les minutes qui viennent, avec Jean-Yves LE DRIAN, pour avoir un chiffre qui corresponde totalement aux demandes qui sont faites par nos préfets sur le terrain pour assurer la sécurité maximale.

ELIZABETH MARTICHOUX
Donc les demandes des préfets sont assouvies, vous nous le dites ce matin, la précision sera donnée, et c'est pour la période de Noël, jusqu'à la rentrée de janvier ?

BRUNO LE ROUX
C'est pour la période de Noël, jusqu'au début d'année, bien entendu, nous passons la Saint-Sylvestre, et nous réévaluerons le dispositif en début d'année 2017.

ELIZABETH MARTICHOUX
Bruno LE ROUX, ce sera donc au successeur de François HOLLANDE, au nouveau Parlement, de décider une éventuelle interruption de l'état d'urgence, ce n'est pas une façon de se défausser d'une décision politique délicate ?

BRUNO LE ROUX
Non, les temps démocratiques sont connus, l'état d'urgence, nous le prolongeons jusqu'à l'été prochain, cela permettra justement d'avoir une période électorale où nous n'aurons pas à connaître ce type de débat. Donc nous prenons nos responsabilités, la mienne est de faire en sorte que la sécurité soit assurée et que les échéances démocratiques puissent se tenir dans les meilleures conditions ; donc l'état d'urgence ne peut pas être prolongé de plus de sept mois, c'est le plus que nous ayons fait depuis le début, et donc, il y a, là, une date particulièrement cohérente avec notre calendrier démocratique.

ELIZABETH MARTICHOUX
Il y a un sujet délicat qui est lié au terrorisme aussi, Monsieur le Ministre, ce sont les retours des Français partis en Syrie, est-ce qu'avec la perte de vitesse relative, disons-le quand même, de Daesh, ces revenants, entre guillemets, sont plus nombreux ?

BRUNO LE ROUX
Oui, il y a aujourd'hui des personnes qui veulent revenir après être parties en zone syro-irakienne, on estime aujourd'hui à environ 800, 8 à 900 Français, ceux qui sont partis, 230 ceux qui sont décédés sur place, dans les combats, et puis, un peu plus de 200, ceux qui sont revenus aujourd'hui. Et nous accordons une veille toute particulière à identifier un à un tous ceux qui reviennent sur notre territoire.

ELIZABETH MARTICHOUX
Une mère est revenue le 5 décembre avec ses quatre enfants, de 4 à 9 as, semble-t-il. Quel est leur statut, quel est le statut de ces enfants, ils sont placés et ils sont traités d'une façon… ils ont un suivi particulier ?

BRUNO LE ROUX
Mais, il y a, bien entendu, un suivi particulier, si je prends, et je ne veux pas être sur un cas précis, mais les 205 personnes qui sont revenues dans notre pays, 178 font l'objet aujourd'hui d'une judiciarisation, donc prises en compte par des procédures judiciaires. Les autres sont suivies individuellement, chacune, notamment par nos services de renseignements. Donc il n'y a absolument – pour ceux que nous pouvons identifier, et nous cherchons toujours à améliorer notre capacité – mais absolument aucune ambigüité sur le traitement de ceux qui reviennent et le suivi dont ils font l'objet.

ELIZABETH MARTICHOUX
Ils sont placés dans des familles d'accueil classiques, ils sont même interrogés, c'est la question qu'on se pose, ils sont jeunes, mais d'autres sont plus âgés, ils peuvent revenir déjà très imprégnés d'une idéologie…

BRUNO LE ROUX
Mais bien entendu, et il y a pour ça les concours des médecins qui sont nécessaires, il y a pour ça toutes les prises en charge nécessaires qui sont mises en oeuvre.

ELIZABETH MARTICHOUX
Vous héritez de la grogne des policiers, née sous Bernard CAZENEUVE, il fait de la figuration, c'est ce qu'on entendait tout à l'heure à 07h30, en parlant de vous, de la bouche d'un policier : Bruno LE ROUX, il fait de la figuration, il est là pour cinq mois, qu'est-ce qu'il va faire pour nous ? C'était un des manifestants d'hier soir.

BRUNO LE ROUX
Il va continuer, Bruno LE ROUX, ce qu'a fait son prédécesseur, notamment, en mettant en oeuvre les moyens qui ont été votés. Je veux bien écouter.

ELIZABETH MARTICHOUX
Seulement ceux qui ont été votés ou vous allez au-delà dans le cadre de leur demande sur la légitime défense ?

BRUNO LE ROUX
Ah, mais, je prépare l'avenir dans le même temps que je mets en oeuvre les discussions qui ont été prises par le précédent gouvernement, donc il y aura un texte en début d'année, que je présenterai en Conseil des ministres le 21 décembre prochain, qui reprend les discussions, parce qu'il y a eu un dialogue particulièrement fécond, tant sur les moyens que sur l'évolution de nos procédures, ces dernières semaines. Donc il y aura un texte au Conseil des ministres le 21 décembre, notamment sur les règles d'usage des armes qui font l'objet d'un débat depuis très longtemps, avec les policiers…

ELIZABETH MARTICHOUX
Vous alignez le régime des policiers sur celui des gendarmes, c'est ce qu'ils demandaient à minima ?

BRUNO LE ROUX
Oui, en tout cas, nous réécrivons aujourd'hui ces règles d'usage pour qu'elles soient valables tant pour les policiers que pour les gendarmes.

ELIZABETH MARTICHOUX
Pour être précis, pour les auditeurs qui ne connaissent pas ces dossiers dans le détail, ils pourront tirer d'après ce texte du 21 décembre après sommation, et pas seulement lorsqu'ils sont attaqués physiquement ?

BRUNO LE ROUX
Dans quatre cas, qui seront particulièrement sériés juridiquement, le texte est actuellement au Conseil d'État, mais il y aura donc des règles d'usage communes aux policiers et aux gendarmes, de la même façon que nous avancerons sur la question des outrages, en alignant les outrages qui sont faits aujourd'hui aux policiers ou gendarmes, sur les outrages à magistrats, et où nous irons plus loin sur l'anonymisation des procédures pour faire en sorte que les policiers, qui ont été des cibles pour des malfaiteurs tous ces derniers mois, ne puissent pas être sous pression lorsqu'ils bâtissent une procédure.

ELIZABETH MARTICHOUX
Il y aura une loi Le Roux sur l'extension à la légitime défense pour la police.

BRUNO LE ROUX
Il y aura une loi sécurité publique…

ELIZABETH MARTICHOUX
Dans les cinq mois qui vous restent. Une conséquence inattendue, Olivier BOY de RTL nous l'expliquait hier soir, à 18h, il y a une grève du zèle sur les PV, 50 % de moins sur les excès de vitesse, à cause de cette grogne des policiers ; c'est irresponsable ? Vous condamnez ?

BRUNO LE ROUX
En tout cas, je demande un regard citoyen sur cela, il ne peut pas y avoir dans cette période, notamment de fin d'année, de messages contradictoires sur la sécurité routière, c'est d'une importance capitale, et je demande donc…

ELIZABETH MARTICHOUX
Vous leur dites quoi à ces policiers ?

BRUNO LE ROUX
Je leur dis qu'il faut être au travail, et qu'il faut qu'ils mettent en oeuvre les moyens qu'ils n'ont jamais eus, le plan de 230 millions que nous avons discuté avec eux, les effectifs qui sortent de police, rendez-vous, Elizabeth MARTICHOUX, il y a maintenant cinq ans, c'était 488 policiers qui sortaient des écoles, vous savez, aujourd'hui, combien il y en a cette année ? 4.600.

ELIZABETH MARTICHOUX
Plusieurs milliers…

BRUNO LE ROUX
Et l'année prochaine, combien ? 4.600 encore…

ELIZABETH MARTICHOUX
En tout, 9.000, c'était la promesse des annonces de Bernard CAZENEUVE

BRUNO LE ROUX
Oui, mais ce sont des moyens particulièrement élevés, moi, je veux continuer le dialogue avec les policiers, les gendarmes, les sapeurs-pompiers, toutes les forces de sécurité, mais je leur demande sur cette question de la sécurité routière d'y accorder une importance toute particulière.

ELIZABETH MARTICHOUX
Vous êtes un pilier du Parti socialiste, Bernard LE ROUX, ministre, vous vous intéressez, bien sûr, évidemment aux questions de la majorité, nous sommes à cinq semaines et quelques jours maintenant du premier tour de la primaire de la gauche, c'est demain, vous avez choisi votre candidat ?

BRUNO LE ROUX
Je n'ai plus ma responsabilité de m'exprimer, mais j'avais la chance d'avoir choisi, avant d'être ministre de l'Intérieur, j'avais dit mon amitié et mon soutien à Manuel VALLS. Je n'ai plus aujourd'hui à participer à ce débat, ce n'est plus sur ces questions que l'on m'attend, mais je n'ai pas changé d'avis.

ELIZABETH MARTICHOUX
Jean-Yves LE DRIAN, Najat VALLAUD-BELKACEM, vous maintenant, il est le candidat officiel du gouvernement, Manuel VALLS ?

BRUNO LE ROUX
Non, non, non, justement, c'est bien pour ça que je vous rappelle ce qui avait été mon propos avant d'être ministre de l'Intérieur.

ELIZABETH MARTICHOUX
Alors, pourquoi, quelles sont ses qualités pour être votre candidat, et quelles sont ses faiblesses éventuelles ?

BRUNO LE ROUX
Une force dans l'action, une analyse des situations, une force dans l'action, une autorité naturelle, et puis, pour moi, et la chose n'est pas mineure, je le considère comme aujourd'hui un candidat représentant une gauche qui veut affronter l'avenir, affronter les défis. Mais déjà, j'en ai trop dit sur cette question. Je ne veux me consacrer qu'à mes responsabilités…

ELIZABETH MARTICHOUX
On va encore avoir quand même quelques interrogations, mais c'est vrai qu'il a été votre prédécesseur aussi à Beauvau, il a marqué le ministère de l'Intérieur. Est-ce que son profil autoritaire peut lui faire du tort au sein du PS ?

BRUNO LE ROUX
Il n'y a pas de profil autoritaire, il ne faut jamais confondre la volonté avec l'autoritarisme.

ELIZABETH MARTICHOUX
Vincent PEILLON accusé d'avoir une ardoise de 19.500 euros d'arriérés au Parti socialiste de cotisations, c'est une révélation du Canard Enchaîné, c'est le début de la bataille de boules puantes, ça en dit long sur l'état du Parti socialiste ?

BRUNO LE ROUX
Je ne veux pas m'insérer dans ce débat, et je n'ai reçu aucun rapport…

ELIZABETH MARTICHOUX
Ça s'appelle une esquive…

BRUNO LE ROUX
Non, mais je n'ai reçu aucun rapport sur mon bureau, ce qui montre que ce n'est peut-être pas essentiel aujourd'hui…

ELIZABETH MARTICHOUX
Mais attendez, vous êtes là depuis une semaine. Vincent PEILLON, il n'a pas l'envergure d'un candidat à la présidentielle ?

BRUNO LE ROUX
Mais il peut y avoir plusieurs candidats ayant une envergure, une notoriété, sans pour autant qu'on soit obligé de les opposer l'un à l'autre, j'ai fait un choix il y a quelques semaines. Aujourd'hui, j'ai une autre responsabilité, je m'y cantonne.

ELIZABETH MARTICHOUX
En tout cas, le programme de François FILLON, le candidat Les Républicains, issu de la primaire de la droite, a été très ciblé hier par Bernard CAZENEUVE dans son discours de politique générale. Vous, au PS, on se demande quelles sont les lignes de force du programme des candidats, il ne manque pas un peu de substance encore dans le débat ?

BRUNO LE ROUX
Mais je ne vais pas vous détailler le programme du Parti socialiste, mais peut-être vous dire simplement un mot sur la force et le respect dont a fait preuve le Premier ministre dans son discours de politique générale hier. J'eusse aimé que ce soit la même chose sur tous les bancs de l'Assemblée, il y a eu un Premier ministre respectueux des engagements pris par le président de la République, des actions entamées par ses prédécesseurs, et d'une préparation de l'avenir qui lui incombe, parce que nous n'avons pas uniquement cinq mois, quand nous sommes en démocratie, nous avons la charge de préparer bien plus loin, bien plus en avant, et donc Bernard CAZENEUVE a voulu, hier, préparer l'avenir, je m'associe à son travail.

ELIZABETH MARTICHOUX
Un tout petit mot pour finir, il y a une polémique sur votre CV, votre blog officiel laissait entendre que vous étiez un ancien élève d'HEC et d'ESSEC, vous avez rectifié depuis…

BRUNO LE ROUX
Non, pas mon blog…

ELIZABETH MARTICHOUX
Petit arrangement avec la réalité ?

BRUNO LE ROUX
Non, non, pas du tout, pas mon blog officiel, puisque le seul CV que je signe est celui que chaque année, je mets au Who's Who ; et celui-là, je le signe de ma main.

ELIZABETH MARTICHOUX
Mais alors, ça sort d'où ? C'était quelqu'un qui vous voulait du mal ?

BRUNO LE ROUX
Non, ça sort d'un militant qui tenait le blog, et qui, ne connaissant pas le diplôme universitaire que je suis très fier d'avoir fait, je le dis, un DEA délivré par une université, qui était assuré par le programme de formation doctorale de HEC et de l'ESSEC…

ELIZABETH MARTICHOUX
Donc c'est du zèle d'un assistant…

BRUNO LE ROUX
C'est une mauvaise compréhension sur un CV que je n'avais, bien entendu, pas signé…

ELIZABETH MARTICHOUX
Donc ce n'est pas vous, c'est lui, pour finir ?

BRUNO LE ROUX
Non, mais tous les CV qui sont sur les documents officiels et que j'ai signés ne comportent absolument aucunement cette mention.

ELIZABETH MARTICHOUX
Voilà, la rectification est faite au micro de RTL. Merci beaucoup Bruno LE ROUX d'avoir été dans ce studio ce matin avec nous.

BRUNO LE ROUX
Merci.

YVES CALVI
Le ministre de l'Intérieur qui annonce une protection renforcée pendant la période des fêtes à la demande des préfets, dispositif réévalué en 2017 et sur les retours de djihadistes, 205 seraient revenus. Tous sont identifiés, nous dit le ministre. 178 font l'objet d'une judiciarisation, et tous les autres sont pris en charge, notamment les enfants.


Source : Service d'information du Gouvernement, le 15 décembre 2016

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