Conseil des ministres du 17 février 2016. Le bilan de la grande conférence de santé. | vie-publique.fr | Discours publics

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Conseil des ministres du 17 février 2016. Le bilan de la grande conférence de santé.

Personnalité, fonction : TOURAINE Marisol.

FRANCE. Ministre des affaires sociales, de la santé

ti : La ministre des affaires sociales et de la santé a présenté une communication relative au bilan de la grande conférence de santé.

Cet évènement, qui s'est tenu le 11 février 2016 au Conseil économique, social et environnemental, à l'initiative du Premier Ministre, s'est concentré sur les attentes des professionnels en matière de formation et de conditions d'exercice, en cohérence et complémentarité avec la loi de modernisation de notre système de santé. La Grande conférence est le fruit d'un très important travail de concertation mené depuis plusieurs mois par Anne-Marie Brocas, présidente du Haut conseil pour l'avenir de l'assurance maladie, et par Lionel Collet, professeur de médecine et Conseiller d'Etat. La quasi-totalité des organisations étudiantes et professionnelles paramédicales et médicales, associatives, syndicales, ordinales, ou institutionnelles se sont mobilisés pour contribuer à ces travaux, ainsi que le Conseil national de l'ordre des médecins. Le syndicat médical MG France, principal syndicat représentatif des médecins généralistes, y a envoyé des observateurs. Au total, près de 450 personnes, usagers et acteurs du monde de la santé ont débattu des enjeux de la formation médicale et paramédicale, du développement des compétences tout au long de la carrière, des conditions d'exercice et de protection sociale, du numérique, et de la gouvernance territoriale. Enfin, 85 contributions écrites ont été postées sur le site du ministère des affaires sociales et de la santé.

Au terme des débats, le Gouvernement a dressé une feuille de route comportant 22 mesures en faveur de l'innovation pour la formation et pour l'exercice professionnel tout au long de la carrière.

En matière de formation, les modalités d'accès aux études de santé seront réorganisées pour diversifier les orientations des étudiants, améliorer la culture de l'interprofessionalité, et la répartition territoriale des futurs professionnels de santé. La formation visera le développement d'un véritable projet professionnel, renforcera la place de l'Université en offrant à chaque étudiant une filière complète de formation et de recherche et améliorera les avantages sociaux des étudiants des filières paramédicales. La filière universitaire de médecine générale sera dotée de façon pérenne de 80 emplois supplémentaires de chefs de clinique. La maîtrise de stage sera revalorisée. Enfin, à terme, sera constitué un corps d'enseignants chercheurs en maïeutique et en sciences paramédicales.

L'attractivité des métiers sera améliorée, notamment en facilitant les exercices mixtes entre la ville et l'hôpital, et en renforçant la protection sociale des professionnels de santé libéraux, dont la protection maternité pour ceux qui exercent en secteur 1, ou en secteur 2 qui s'engagent à développer leur activité à tarif opposable. Par ailleurs, le Gouvernement a repris la proposition du Conseil national de l'Ordre des médecins, soutenue par les jeunes médecins, d'une recertification régulière des compétences professionnelles, par les professionnels eux-mêmes. Enfin, dès 2016, les ordres professionnels et les collèges nationaux de professionnels proposeront des modalités de gestion des risques psycho-sociaux des professionnels de santé.

La Grande conférence de la santé a permis de répondre aux attentes des professionnels de santé en matière, notamment, de formation, et de conditions d'exercice depuis l'installation et tout au long de la carrière. La ministre chargée de la santé, en accord avec le secrétaire d'Etat chargé de l'enseignement supérieur et de la recherche, s'est engagée à une mise en œuvre rapide de la feuille de route, dont 14 des 22 mesures seront initiées dès 2016.

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