Conseil des ministres du 4 mai 2016. La situation de l'économie. | vie-publique.fr | Discours publics

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Conseil des ministres du 4 mai 2016. La situation de l'économie.

Personnalité, fonction : SAPIN Michel, COSSE Emmanuelle, MACRON Emmanuel.

FRANCE. Ministre des finances et des comptes publics; FRANCE. Ministre du logement et de l'habitat durable; FRANCE. Ministre de l'économie, de l'industrie et du numérique

ti : Le ministre des finances et des comptes publics, la ministre du logement et de l'habitat durable et le ministre de l'économie, de l'industrie et du numérique ont présenté une communication relative à la situation de l'économie.

La France a enregistré au premier trimestre 2016 une croissance de + 0,5 % selon la première estimation de l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE). Après 0,3 % au dernier trimestre de 2015, ce chiffre, supérieur aux prévisions qui étaient de 0,4 %, montre que la reprise se consolide et accélère, en France comme dans la zone euro. Ce bon résultat s'explique en effet principalement selon l'INSEE par le rebond de la consommation et par la nouvelle forte accélération de l'investissement des entreprises. Ainsi, la consommation des ménages, qui a augmenté de 1,2 % au premier trimestre, a connu sa plus forte hausse depuis 2004, tandis que l'investissement des entreprises accélère fortement (à +1,6 %), en lien avec la bonne tenue des chiffres d'affaires de février. L'acquis de croissance, c'est à dire la croissance en fin d'année en cas de croissance nulle pour les trimestres suivants, est déjà de 1 % pour 2016, ce qui conforte la prévision du Gouvernement de 1,5 % sur l'ensemble de l'année.

La reprise se traduit concrètement pour les ménages et les entreprises. Ainsi, depuis le début de l'année, le nombre de demandeurs d'emploi sans activité a diminué de plus de 50 000 (- 1,3 %). Ceci se traduit aussi par des emplois plus stables : l'Accoss a enregistré une nette hausse des embauches de plus d'un mois au premier trimestre 2016 (+ 4,8 %) après deux trimestres de légère hausse. Les embauches en contrats à durée indéterminée ont notamment augmenté de 3,8 %. Du côté des entreprises, celles-ci sont plus solides : le nombre de défaillance a fortement chuté au 1er trimestre, soit une baisse de 10,1 % sur un an. Il s'agit de la plus forte baisse depuis 2009. Les petites entreprises sont les premières bénéficiaires de cette amélioration : celles employant moins de 10 salariés voient les procédures collectives se replier de 9 % au premier trimestre, et les petites et moyennes entreprises (PME) de 10 à 49 salariés ont enregistré une réduction de 21 % du nombre de défaillances.

Le secteur de la construction bénéficie aussi de cette reprise : le nombre de permis délivrés au 1er trimestre 2016 est en hausse de 7,5 % par rapport au 1er trimestre 2015. Sur un an, ce sont ainsi près de 394 000 autorisations qui auront été délivrées, soit une hausse de près de 8 % par rapport à l'année précédente. Cette dynamique reste particulièrement soutenue dans le domaine des logements collectifs. Cumulé sur 12 mois, le nombre de permis pour des logements en collectif, privés comme sociaux, est en hausse de 11,4 % par rapport à l'année précédente. Cette reprise se ressent également du côté des ouvertures de chantier, mais avec un décalage de 6 à 8 mois par rapport aux permis. Sur le premier trimestre 2016, 84 000 logements ont été lancés, une hausse de 3% par rapport au 1er trimestre 2015. Sur un an, ce sont plus de 353 000 logements qui auront été mis en chantier, principalement dans l'hébergement collectif.

L'économie française marque des points à l'international. L'expertise de son industrie est reconnue dans le monde entier, comme le montre par exemple l'annonce d'un contrat de 34 milliards d'euros pour la construction de la prochaine génération de sous-marins australiens, de même que les secteurs de maintenance et de la formation des personnels. Les observateurs internationaux reconnaissent également la qualité de la signature française. L'agence de notation DBRS a ainsi confirmé la note « AAA » pour l'Etat français et a relevé la perspective de « négative » à « stable ».

Ces bons résultats sur plusieurs fronts doivent être mis en relation avec les mesures mises en place par le Gouvernement pour soutenir la reprise. Le pacte de responsabilité et de solidarité et le Crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE) ont ainsi permis aux entreprises de reconstituer les deux tiers de leurs marges perdues avec la crise, ce qui, couplé à la mesure de suramortissement, qui vient d'être prolongée d'un an, a permis de soutenir l'investissement. La nouvelle étape du pacte de responsabilité et de solidarité, en place depuis le 1er avril, accentue cet effort en allégeant les cotisations familiales jusqu'à 3,5 SMIC. En parallèle, la mesure « Embauche PME », qui offre une prime de 4 000 € sur deux ans pour l'emploi des salariés peu qualifiés dans les PME remporte également un franc succès : plus de 250 000 demandes ont été reçues depuis sa mise en œuvre en février.

Le Gouvernement continue de réformer pour consolider cette reprise.

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