Déclaration de M. François Hollande, Président de la République, sur le Musée du Louvre-Lens et sur la protection du patrimoine culturel face au terrorisme, à Lens le 1er novembre 2016. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. François Hollande, Président de la République, sur le Musée du Louvre-Lens et sur la protection du patrimoine culturel face au terrorisme, à Lens le 1er novembre 2016.

Personnalité, fonction : HOLLANDE François.

FRANCE. Président de la République

Circonstances : Inauguration de l'exposition "L'Histoire commence en Mésopotamie" au Musée du Louvre-Lens, le 1er Novembre 2016

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Madame la ministre, chère Audrey AZOULAY,


Monsieur le président de la région des Hauts-de-France, nous ne nous quittons pas, de Calais à Lens, sans oublier les premières pierres que nous avons pu déposer pour des installations industrielles.

Je veux saluer, aussi, Michel DAGBERT, le président du conseil départemental du Pas-de-Calais. Je sais quelle est son implication dans les sujets qui nous préoccupent, ces jours derniers et qui vont encore nous mobiliser ces jours prochains.

Je veux saluer tous les élus. Bien sûr, le maire de Lens, le maire de Liévin et tous ceux qui se sont associés dans l'agglomération pour arriver à ce résultat.

J'aurai, aussi, une pensée pour nos amis irakiens qui sont ici et qui nous ont fait l'honneur de participer à cet événement pour l'exposition sur la Mésopotamie. Ils sont chez eux, ici, puisque ces oeuvres leur appartiennent, nous appartiennent en commun.

Je veux, enfin, dire à monsieur le président directeur du Louvre et à tous ses collaborateurs combien ce qui se fait ici, depuis l'ouverture du Louvre-Lens, est impressionnant. Cette exposition sur laquelle je reviendrai en est une nouvelle illustration.

Il y a quatre ans, j'étais déjà là pour l'inauguration du Louvre Lens. C'était en décembre 2012. C'était, à l'époque, un incroyable pari politique territorial, économique, architectural, culturel. Et, aujourd'hui, nous pouvons l'affirmer tous et d'une même voix : ce pari a été réussi. Le territoire, le vôtre, s'est emparé, s'est approprié le Louvre et en a fait son Louvre : le Louvre Lens.

Plus de deux millions de visiteurs depuis quatre ans sont venus ici. Il y a eu dans le bassin minier cette fierté d'être une terre qui, avec son histoire, était aussi capable d'accueillir la grande Histoire.

Il est vrai aussi que nous avons pu, grâce à cet équipement exceptionnel, générer des activités de toutes natures. Certaines, touristiques, ont pu recréer entre 600 et 800 emplois directs ou indirects.

C'est une nouvelle occasion qui m'est donnée de rendre hommage à cette continuité républicaine qui a été évoquée par Xavier BERTRAND, à tous ceux qui ont porté le projet initialement – c'étaient le président Jacques CHIRAC, les ministres de la Culture qui étaient autour de lui, des élus locaux et Daniel PERCHERON. Jack LANG y a aussi joué son rôle de persuasion auprès des uns et des autres et généralement, il arrive à ses fins. Nous avons pu ensemble, vous avez pu ensemble lancer le Louvre-Lens mais il a fallu aussi qu'il y ait une suite : Xavier BERTRAND aujourd'hui pour la région, Sylvain ROBERT qui a succédé à Guy DELCOURT et puis Jean-Luc MARTINEZ pour le musée du Louvre, qui a lui-même remplacé Henri LOYRETTE. Sans oublier les mécènes qui sont restés fidèles et qui ont rendu possible la réalisation de ce formidable équipement.

C'est vrai qu'il est original à bien des aspects. Il fallait qu'il puisse s'inscrire dans le paysage, ne pas rompre avec lui ; il fallait aussi qu'il puisse offrir la gratuité pour cette Galerie du temps exceptionnelle par les oeuvres présentées et par le renouvellement que nous avons voulu assurer.

Il fallait aussi qu'il y ait des expositions qui puissent, elles-mêmes, être magnifiques et uniques. Je pense à « L'Europe de la Renaissance », à « La civilisation étrusque », « L'Égypte antique », « La peinture au siècle d'or », sans oublier la magistrale évocation des « Désastres de la Guerre » qui correspondait aussi à l'histoire mémorielle de cette région Hauts-de-France.

Beaucoup de visiteurs sont venus de la région ou de France. Beaucoup sont venus de Belgique, du Luxembourg, d'Allemagne et puis de la France entière. C'est pourquoi cet équipement n'est pas seulement un équipement régional ou national, il est un équipement international, européen. C'est la raison pour laquelle l'Europe a participé au financement.

Le Louvre ne s'est pas greffé sur le bassin minier comme s'il avait fallu mettre un équipement culturel pour compenser ce qui avait été une histoire ouvrière. Non, le Louvre-Lens a plongé ses racines dans le bassin minier, s'est nourri de son histoire, pour finalement s'y fondre presque naturellement.

Il y a cette architecture, ce bâtiment de verre qui était également une volonté démocratique, pour montrer qu'un musée pouvait donner à voir, même à ceux qui passaient devant. Ce Louvre qui a su s'insérer dans le tissu artistique culturel régional d'une formidable vitalité, fait qu'il y a tout un réseau dans la région Hauts-de-France. On pense au LaM de Villeneuve-d'Ascq, au Ballet du Nord, à la piscine de Roubaix, à l'Orchestre national de Lille, au Musée de Picardie. Bref, tout cet ensemble qui fait que nous pouvons faire des parcours qui amènent le visiteur dans toute la région.

Le 17 novembre prochain, un autre établissement national va ouvrir ses portes. Ce sera à Tourcoing et ce sera l'Institut du Monde Arabe qui pourra y organiser des expositions et y créer son propre établissement. Daniel PERCHERON en avait eu l'idée, ce projet devient réalité grâce à la détermination de Jack LANG, président de l'Institut du Monde Arabe, mais aussi à l'engagement du président BERTRAND, du maire de Tourcoing, Gérald DARMANIN et des élus locaux.

L'Institut du Monde Arabe de Tourcoing sera un lieu d'expositions, de colloques, de concerts, d'enseignement et sa collection permanente présentera des oeuvres uniques, à la disposition de la population et prêtées par l'Institut du Monde Arabe. Voilà une nouvelle étape du mouvement de décentralisation que nous avons voulu donner, qui fait que le Centre Pompidou est installé à Metz, que le château de Versailles expose ses trésors à Arras, qu'il y a des collections du musée d'Orsay qui circulent partout – et notamment dans votre région – et que nous pouvons ainsi mettre des oeuvres à la disposition de tous. Cela ne veut pas encore dire accessibles à tous. Nous devons agir pour l'éducation artistique, pour la formation des jeunes pour qu'un certain nombre de publics qui ne sont pas forcément familiers ou qui craignent, qui appréhendent l'entrée dans un lieu culturel puissent y venir sans crainte.

La gratuité est un des éléments, mais ce n'est pas le seul. Il faut créer cet environnement, il faut créer cette confiance, il faut aussi créer cette pédagogie ; faire en sorte que ce soit à la fois ludique - et ça l'est de plus en plus avec les nouvelles technologies - et en même temps que nous puissions apprendre, sortir du musée en étant plus conscient de notre histoire et de ce qu'elle a porté.

C'est ce qui m'a conduit également à ouvrir un nouveau chapitre pour cette agglomération de Lens-Liévin avec la construction prochaine du centre de conservation du Louvre à Liévin dont nous venons de dévoiler la première plaque.

Il constituera, ce centre de conservation, un pôle muséal sans équivalent en Europe. De quoi s'agit-il ? Il s'agit de mettre les réserves du musée du Louvre, des centaines de milliers d'oeuvres - je parle sous le contrôle du président de l'établissement - oui je dis bien des centaines, des milliers d'oeuvres ici dans la région des Hauts-de-France, ici à Lens Liévin, pour que ces oeuvres puissent être, non seulement conservées, mais préservées et même réhabilitées ou restaurées.

Il nous est arrivé, effectivement, un événement il y a peu de temps, c'était au mois de juin. Il pleuvait beaucoup et les craintes que nous avions, c'était que les réserves du musée du Louvre puissent être inondées. Je me souviens des heures passées tard la nuit où j'ai vu les personnels du musée du Louvre se dévouer sans compter pour essayer de mettre autant qu'il était possible les réserves à l'abri, les remonter. Cela n'a pu que nous confirmer dans le projet d'installer des réserves du Louvre dans un lieu qui serait non seulement sécurisé, qui serait protégé, et qui serait également capable d'avoir l'espace suffisant, avec toutes les techniques modernes. C'est donc le choix qui a été fait d'installer ces réserves à Liévin dans une forme de continuité.

C'est je pense, pour vous, dans la région, mais au-delà même de la région, une grande fierté de penser que ce qu'il y a de plus précieux, les réserves de notre plus grand musée, puissent être ici conservées. Pas conservées comme si on devait les mettre dans des pièces pour ne jamais les sortir, mais au contraire parfois présentées, le plus souvent restaurées. Ce qui va, là encore, justifier la création d'emplois et d'activités pour de nombreux métiers.

C'est un investissement important – 60 millions d'euros – et partagé entre le Louvre, ce qui veut dire l'Etat, et la région pour que nous puissions avec les terrains que Laurent DUPORGE a pu nous mettre à notre disposition, avoir toutes les conditions pour réussir cette opération. Je veux ici le remercier.

Il est également nécessaire d'avoir une conception particulièrement ouverte de l'établissement et qui puisse être également harmonieuse. C'est le sens de la mission qui a été confiée par le Premier ministre à l'urbaniste Jean-Louis SUBILEAU dont les conclusions devront être remises dans les prochains jours et qui va créer un projet d'intérêt majeur dans le cadre d'une réflexion globale sur l'aménagement du bassin minier.

Le futur Centre de conservation contribuera à la reconversion du territoire. C'est là que nous devons unir les deux projets, ne pas penser que la culture doit se substituer. Non, la culture doit accompagner, la culture doit anticiper, la culture doit accélérer mais également des technologies nouvelles doivent permettre à la culture de se mettre en avant.

La vocation première du centre Liévin sera d'accueillir – je l'ai dit – les réserves du musée du Louvre. Mais nous devons, aussi, réfléchir à une autre vocation, hélas liée aux événements, aux drames, aux tragédies que nous pouvons connaître dans le monde. Là où des oeuvres sont en danger parce que des terroristes, parce que des barbares ont décidé de les détruire, notamment ceux qui sont en Syrie et en Irak et bien dans d'autres pays. Les terroristes ne veulent pas simplement détruire des hommes, des femmes, des enfants – et d'ailleurs quelle que soit leur religion – ce qu'ils veulent, c'est détruire toute trace d'humanité et donc les oeuvres.

Nous avons aussi des trafiquants puisque hélas dans le monde dans lequel nous sommes tout est trafic : trafic des être humains, nous le savons à travers ce qui se passe avec les réfugiés ; trafic de drogue ; trafic d'armes ; trafic d'oeuvres d'art. Nous devons, donc, mettre en sécurité le patrimoine mondial et nous allons avoir une conférence très importante qui va se tenir à Abu-Dhabi. Jack LANG en est chargé. Ce sera au début du mois de décembre. La communauté internationale va décider de protéger, de mettre en valeur, de financer la réhabilitation d'un certain nombre d'oeuvres et nous allons faire valoir que c'est au Centre de conservation de Liévin que ces oeuvres pourront être mises à l'abri. Donc lorsqu'on parle de ce Centre de conservation, on ne parle pas simplement de questions culturelles, on parle aussi de questions politiques, au sens le plus élevé. C'est là que, finalement, une part de la civilisation, de l'humanité peut être également préservée.

Je veux vous dire que pour lutter contre le terrorisme, nous devons agir. En ce moment-même, il y a des forces françaises qui interviennent à la fois à partir de notre porte-avions, à partir d'une base qui est à Abu-Dhabi, nous avons également une batterie d'artillerie et nous nous préparons à appuyer les forces irakiennes pour la reconquête de Mossoul. C'est une opération militaire, humanitaire extrêmement difficile et décisive puisque c'est là qu'il y a la capitale de ce pseudo-califat de Daesh. Nous devons aussi faire en sorte que nos armées - qui ont leur rôle à jouer dans le cadre d'une coalition, puissent préparer l'après-Mossoul. C'est-à-dire, faire en sorte qu'il puisse y avoir politiquement la paix qui revienne dans tout l'Irak et cela vaut, également, pour ce que nous aurons à faire pour la Syrie.

Il est très important aussi que les oeuvres puissent être également protégées parce que les terroristes voudront tout détruire, ne rien laisser et c'est là aussi notre responsabilité : sauvegarde des personnes, protection des plus faibles, des minorités chrétiennes ; Yazidis que nous connaissons, les Kurdes, dont certains sont ici représentés et bien sûr de la population irakienne dans toute sa diversité. Protection des personnes, c'est notre devoir, et protection du patrimoine de la culture.

Alors, j'évoquais ce que nous allions faire grâce au rapport de monsieur MARTINEZ pour que la conférence d'Abu-Dhabi puisse prendre des décisions importantes et je ne désespère pas de convaincre. Au mois juin dernier, il y a eu des réunions au G7 avec les principaux pays les plus riches du monde et nous avions acté cette décision : faire qu'il puisse y avoir une conférence internationale. Elle va se tenir et elle va avoir des conséquences immédiates à travers la constitution d'un fonds.

Mais je reviens à ce qui est l'essentiel pour nous tous, c'est-à-dire cette exposition. Elle ne vient pas par hasard, cette exposition. Nous l'avions voulu justement, au moment même où les oeuvres du Patrimoine de l'Humanité pouvaient être mises en danger, en Irak, en Syrie ; nous voulions que puisse être présentée une représentation de la Mésopotamie, « là où commence l'Histoire », là aussi où se joue notre histoire.

Cette exposition présente des chefs-d'oeuvre et nous les avons découverts, des chefs d'oeuvre qui sont nos racines, des racines très anciennes, remontant jusqu'à 4.000 ans avant Jésus-Christ, parfois davantage, qui sont notre patrimoine, notre civilisation. Elles n'ont pas simplement à être protégées par le droit international, même si c'est une obligation qui nous est faite, mais qui ont à nous convaincre que nous appartenons au même monde, que nous venons du même monde, de la même histoire.

Il y a 6.000 ans, dans ce pays entre les deux fleuves, aujourd'hui l'Irak, l'humanité s'est éveillée. C'est là que l'homme a apprivoisé les instruments de sa liberté : l'écriture, le calcul, les systèmes urbains, l'échange, même l'organisation politique, mais aussi l'irrigation, le tissage, la brique, la voûte. Et dans ces plaines aujourd'hui meurtries, des figures mythologiques ont vu le jour, avant de peupler l'imaginaire de centaines de millions d'êtres humains à travers la planète.

Voilà le symbole de cette exposition : nous montrer que nous venons de là, et que ce qui se passe là-bas peut également nous toucher directement.

Il y a toujours, parmi nos concitoyens, ceux qui pensent qu'ils ne viennent de nulle part et qu'ils peuvent se protéger de tout, qui considèrent qu'il suffirait de s'enfermer pour être en paix, et que tout étranger, tout autre, serait une menace pour leur propre sécurité. Il y en a qui pensent que les guerres qui se produisent, les mouvements de populations qui en sont la conséquence, n'ont aucune influence sur notre propre vie, alors même que l'Histoire nous le démontre : ce qui s'est passé il y a des milliers d'années en Irak, en Mésopotamie, c'était le début de ce que nous avons pensé être la civilisation, à travers la création, à travers l'échange, la communication. Heureusement, ces techniques sont venues jusqu'à nous, pour nous élever.

Ce que le meilleur a pu faire, le pire peut également le commettre. C'est-à-dire que nous devons faire comprendre que ce que nous avons à faire, nous aujourd'hui, aux côtés de nos amis Irakiens, c'est un soutien global : un soutien militaire, nous l'apportons, un soutien humanitaire, nous l'offrons, un soutien culturel, nous le démontrons.

C'est aussi faire comprendre à tous nos concitoyens que, bien sûr, nous devons protéger nos frontières – c'est essentiel – sinon il ne peut pas y avoir de confiance, il ne peut pas y avoir de protection ; mais que nous devons aussi assumer l'accueil de populations qui relèvent du droit d'asile. Mais le faire dans des lieux qui ne soient pas toujours les mêmes, où seraient concentrées toutes les difficultés. C'est ce que nous avons réalisé – j'en remercie encore les élus qui sont ici et les services de l'Etat et Madame la préfète - pour évacuer Calais ; faire en sorte que le pays, tout entier, puisse prendre sa part, ce qu'il a fait dans des conditions dignes, ce qu'il a fait dans des conditions responsables. Je salue tous les élus locaux qui ont pu ouvrir ces centres d'accueil et d'orientation que l'Etat leur a proposés – il en assurait le financement – pour que nous puissions répartir sur le territoire ces migrants et ces réfugiés, et étudier la situation qui doit être la leur. Nous ferons la même chose pour les mineurs, pour qu'ils puissent être accueillis dans des centres, accompagnés, et que les autorités britanniques prennent toute leur part dans la responsabilité.

Voilà le symbole de ce que nous faisons aujourd'hui et que la culture permet de mieux faire comprendre. Cette culture, c'est toujours là que nous développons l'exception française. L'Humanité aurait pu l'ignorer si des archéologues français n'avaient mis au jour, au milieu du 19e siècle, les premières antiquités assyriennes. C'est ce qui revient souvent à la France. La France, c'est un pays universel. Ca ne veut pas dire un pays qui n'aurait pas de lui-même une haute valeur, mais qui considère que sa grande force c'est de la partager avec d'autres, c'est de pouvoir rayonner.

Cette exposition et l'inauguration de ce que sera le Centre de conservation de Liévin, nous invitent à double retour aux sources. Un retour au premier âge de la civilisation, la nôtre, et un retour sur notre responsabilité : préserver la grandeur et la richesse du patrimoine du Moyen-Orient.

Cette exposition est éminemment politique. Elle sonne comme un appel à la paix et nous devons faire en sorte, pour avoir la paix, de mener un certain nombre d'opérations. Un appel à la solidarité, un appel à la défense de ce qui est beau et de ce qui est juste. C'est la vocation d'un musée, d'un grand musée, le Louvre, qui correspond à l'histoire de la République ; le Louvre-Lens, qui correspond à l'histoire de la décentralisation culturelle dans ce qu'elle a de plus élevé. La vocation d'un musée, c'est de sensibiliser le grand public à l'art, bien sûr, au dialogue des cultures, mais aussi à la responsabilité de chacun.

C'est pourquoi le Louvre-Lens est la fierté d'une région qui s'ouvre au monde, mais c'est aussi, je vous l'avoue, une grande fierté pour la France de savoir qu'ici, dans la région Hauts-de-France, vous avez mis très haut les valeurs de la République.


Merci.

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