Interview de Mme Juliette Méadel, secrétaire d'Etat à l'aide aux victimes, à Radio Classique le 18 janvier 2017, sur la campagne pour les primaires de la gauche et le retour des dépouilles des victimes du crash vol MS804 d'Egyptair. | vie-publique.fr | Discours publics

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Interview de Mme Juliette Méadel, secrétaire d'Etat à l'aide aux victimes, à Radio Classique le 18 janvier 2017, sur la campagne pour les primaires de la gauche et le retour des dépouilles des victimes du crash vol MS804 d'Egyptair.

Personnalité, fonction : MEADEL Juliette, DURAND Guillaume.

FRANCE. Secrétaire d'Etat à l'aide aux victimes;

ti : GUILLAUME DURAND
Nous allons surtout parler de politique ce matin en recevant Juliette MEADEL qui est chargée des victimes dans le gouvernement de Bernard CAZENEUVE, le gouvernement de Bernard CAZENEUVE qui est à l'Élysée, en partie ce matin, pour le plan grand froid et la situation, donc qu'il faut examiner, concernant la France. Juliette MEADEL bonjour.

JULIETTE MEADEL
Bonjour.

GUILLAUME DURAND
Bienvenue. Vous avez un magnifique Perfecto.

JULIETTE MEADEL
Merci.

GUILLAUME DURAND
Nous allons parler évidemment de la situation politique après ce détour par la mode, mais après tout pourquoi pas, et puis c'est avec Guillaume TABARD, qui lui a un magnifique costume trois pièces que nous allons parler de la situation de Manuel VALLS.

(…) Chronique de Guillaume TABARD sur la gifle qu'a reçue Manuel VALLS.

GUILLAUME DURAND
Nous sommes en direct avec Juliette MEADEL qui est chargée des victimes dans le gouvernement de Bernard CAZENEUVE. Voyez-vous, ce matin je ne suis pas d'accord avec TABARD, est-ce que vous êtes certaine que tout ça va bénéficier à Manuel VALLS ?

JULIETTE MEADEL
Il a fait preuve à la fois de courage, de sang-froid, ce qui est sur le vif, comme ça, il faut le souligner, et puis il a porté plainte ce matin, et moi qui m'occupe aussi des victimes de violence, je peux vous dire que l'une des principales problématiques, quand on est victime d'une violence ou d'une agression, et je pense en particulier aux femmes, c'est d'aller porter plainte. Il faut le dire parce que, il faut dénoncer la violence, et puis il faut aussi engager ces processus de prise en charge.

GUILLAUME DURAND
Mais est-ce que vous ne considérez pas que le symptôme de cette claque, parce qu'on ne va pas rester sur la claque pendant des heures, c'est quand même le symptôme d'une campagne qui ne va pas, d'une candidature qui ne va pas, d'un homme qui est assimilé, par une grande partie de ceux qui vont voter à la primaire de la gauche, comme un sortant, comme le président de la République, et que donc, au fond, ils ne voient pas ce qu'il fait là.

JULIETTE MEADEL
Vous savez, Guillaume DURAND, dans les campagnes électorales il y a toujours des actes de violence, qui doivent être condamnés. Alors, est-ce que c'est le symptôme d'une forme de violence contre les hommes politiques ? Oui…

GUILLAUME DURAND
Mais toujours dans une situation qui va mal.

JULIETTE MEADEL
Mais non. Est-ce que c'est le symptôme d'un rejet des politiques ? Oui, mais ça fait 30 ans que c'est comme ça, et il y a toujours eu des actes qui doivent être condamnés, des actes de violence à l'égard des candidats. C'est quand même, d'après ce qu'on sait, une gifle qui a été celle d'un jeune homme, d'extrême droite, bon !

GUILLAUME DURAND
Extrême droite, vous êtes sûre, ou autonomiste breton ?

JULIETTE MEADEL
D'après les informations que l'on a ce serait un autonomiste breton d'extrême droite. Est-ce que c'est le symptôme d'un problème structurel dans notre pays ? Je ne crois pas, il y a toujours eu des violences à l'égard des hommes politiques, il y a toujours eu des déséquilibrés, je crois qu'il ne faut pas lui donner plus de portée que cela. Mais, en revanche, ce doit être condamné, et moi je, à la fois je salue l'unanimité dans la condamnation de cette violence, et je dis attention, la France est dans une situation où il faut aussi rappeler que notre démocratie a besoin de sérénité.

GUILLAUME DURAND
D'accord, mais j'en reviens à la question sur le plan politique, est-ce que ce n'est pas le symptôme – parce que tout à l'heure on donnait des exemples historiques. Quand Nicolas SARKOZY n'a pas pu rentrer à Bayonne, quand François MITTERRAND avait des difficultés pour aller, à un moment, dans certaines régions, quand on a craché sur Jacques CHIRAC, c'était à des moments où ils n'étaient pas à l'acmé de leur puissance et de leur popularité, donc elle a quand même une signification politique, quelle que soit l'origine du bonhomme. C'est-à-dire un type que tout le monde a envie de voir, prenons le cas de MACRON, pour l'instant il ne prend pas de claque.

JULIETTE MEADEL
Écoutez, pour l'instant moi je ne crois pas qu'on puisse tirer des conclusions politiques de ça, honnêtement, ce sont des actes isolés. C'est grave, c'est un acte grave, même si c'est un acte isolé, c'est un acte grave, mais je ne crois pas qu'on puisse en tirer les conclusions politiques que vous voulez en tirer.

GUILLAUME DURAND
Non, je ne veux pas les tirer, je vous pose la question à vous.

JULIETTE MEADEL
Non, je ne crois pas.

GUILLAUME DURAND
On n'entarte pas les bienheureux, on ne donne pas de claque à des gens qui sont populaires et qu'on a envie de voir.

JULIETTE MEADEL
Il y a toujours des déséquilibrés, il y a toujours des actes qui sont des actes isolés, moi je propose qu'on parle de ce qui nous attend, c'est-à-dire le vote, car on pourra tirer des conséquences politiques, du vote des primaires qui vont venir, oui, là oui, mais vous voulez…

GUILLAUME DURAND
Vous avez vu le BVA de ce matin, le BVA de ce matin le donne perdant contre…

JULIETTE MEADEL
Vous voulez toujours tordre la réalité et lui faire…

GUILLAUME DURAND
Pas du tout, ne me faites pas ce procès-là.

JULIETTE MEADEL
Vous cherchez à tirer, d'une claque, des conséquences politiques. Il y a un vote, il va y avoir un vote, là, dans quelques jours, parlons de ça.

GUILLAUME DURAND
D'accord, mais justement le BVA de ce matin, qui parle du vote, lui il donne Manuel VALLS perdant contre tout le monde.

JULIETTE MEADEL
Peut-être, mais enfin il y a 2 jours il y avait un sondage qui disait le contraire.

GUILLAUME DURAND
Oui, mais je vous parle de ce matin.

JULIETTE MEADEL
Et puis alors moi je me souviens aussi des élucubrations à la fois de tout le monde, et des sondages qui disaient que ce serait Alain JUPPE qui allait gagner la primaire. Franchement, revenons à un peu de sérénité, aux faits, les faits c'est la préparation d'un vote, c'est un vote, et parlons de ça.

GUILLAUME DURAND
Justement, est-ce que vous ne considérez pas… parce que j'ai beau élucubrer comme vous dites, je pense à François FILLON. François FILLON, lui, il a sauté un quinquennat pour revenir en politique, on peut légitimement se poser, en termes de stratégie politique, parce qu'au départ c'était quand même le projet de VALLS, de sauter 2017 et d'arriver à 2022, au fond pourquoi est-il dans cette bataille, pourquoi il ne s'est pas restructuré, pourquoi il n'a pas donné l'impression d'avoir vraiment changé, vraiment trouvé un programme ? C'est aussi une question qui est légitime d'être posée ce matin, pour vous qui le soutenez.

JULIETTE MEADEL
Mais vous partez du principe que tout est perdu pour la gauche.

GUILLAUME DURAND
Non, pas du tout.

JULIETTE MEADEL
Je ne partage pas votre analyse, et donc…

GUILLAUME DURAND
VALLS ce n'est pas toute la gauche.

JULIETTE MEADEL
Et je vais vous expliquer pourquoi. François FILLON a un projet, aujourd'hui, qui est un projet qui fragmente, et l'État, et qui remet en cause la Sécurité sociale, au mépris, d'ailleurs, de l'héritage gaulliste, et on peut s'en interroger, et donc il n'a pas rencontré…

GUILLAUME DURAND
Vous n'êtes pas à droite, c'est normal que vous disiez ça.

JULIETTE MEADEL
Non, l'analyse politique que je fais c'est qu'il n'a pas compris, dans ces 5 années où il n'a plus été dans l'exercice du pouvoir, il n'a pas compris le basculement fondamental dans lequel la France est entrée. Avec les attentats, qui se sont déroulés depuis janvier 2015, on a basculé dans un autre monde, un autre monde où nos concitoyens veulent de la protection, des gendarmes, des forces de l'ordre, plus d'infirmières, plus de justice, bref plus de services publics. Et dans un monde où nos concitoyens, et moi je le vis tous les jours, en particulier avec les victimes, d'attentat, d'accident, quand nos concitoyens veulent toujours plus de protection, plus de puissance publique, plus d'État, mais plus de collectivité locale aussi, on ne peut pas arriver à l'élection présidentielle en disant « moi j'ai un projet de division des effectifs au point que je remets en cause le sens de la protection de l'État. »

GUILLAUME DURAND
Oui, mais VALLS aurait pu réfléchir pendant 5 ans plutôt que de prendre la suite…

JULIETTE MEADEL
Et donc François FILLON, effectivement, il est allé réfléchir pendant 5 ans, mais il n'a pas trouvé les bonnes réponses, et c'était donc le moment…

GUILLAUME DURAND
De votre point de vue.

JULIETTE MEADEL
Et c'était donc le moment aussi pour la gauche, qui a des choses à dire à la France, qui a aussi un bilan à défendre, qui a des propositions à faire, car il faudra aller plus loin, c'était donc le moment pour la gauche de venir incarner cette gauche pragmatique, ambitieuse, et Manuel VALLS est, compte tenu du fait que le président de la République n'était pas candidat à sa propre succession, Manuel VALLS était donc le candidat naturel.

GUILLAUME DURAND
Question, faut-il discuter avec Emmanuel MACRON ? Même VALLS qui était réticent à cet égard, commence à l'évoquer, alors dans des conditions de différences programmatiques qu'il explique, la République d'un côté, et il considère qu'Emmanuel MACRON, d'une certaine manière, est une sorte de « libertarien » qui ne dit pas son nom, je suppose que c'est ce que vous pensez aussi puisque vous soutenez Manuel VALLS. Mais est-ce que, quand même, pour vous, pour ne pas disparaître de la carte, il y a quand même – pour vous Juliette MEADEL – il y a quand même un moment où il va falloir discuter avec MACRON ?

JULIETTE MEADEL
Mais, au soir du second tour de la primaire, moi je souhaite que le vainqueur de la primaire, j'espère que ce sera Manuel VALLS, organise un débat, de MELENCHON à MACRON, et non seulement, je le souhaite, mais j'appelle de mes voeux ce débat, il faudra qu'au soir du second tour, un débat s'engage, pourquoi ? Parce que moi, maintenant, je voudrais que nous regardions, projet contre-projet, programme contre programme, ce que chacun a à dire. Il y a donc une cohérence à vouloir le débat entre le vainqueur de la primaire, Jean-Luc MELENCHON et Emmanuel MACRON. Pourquoi on a besoin d'un débat ? Parce qu'il va falloir aller regarder maintenant ce que chacun a à dire, et ce que chacun a à proposer très concrètement. Par exemple, nous, gauche, nous avons organisé ce débat, ces primaires dans lesquelles nous sommes engagés, elles nous permettent d'aller assez loin finalement dans les propositions, par exemple, la proposition de Benoît HAMON sur le revenu universel, c'est intéressant, parce que ça fait le buzz, ça intéresse, eh bien, moi, je voudrais qu'on aille un peu au fond. C'est une proposition aujourd'hui qui coûte 450 milliards d'euros, c'est Benoît HAMON qui le dit lui-même. Savez-vous quel est le montant du budget de l'État chaque année ? Combien nous dépensons chaque année pour fonctionner, nous dépensons 390 milliards d'euros, un peu plus. Donc ça veut dire que, aujourd'hui, nous serions prêts à payer deux fois plus d'impôts que ce nous payons aujourd'hui pour financer cette mesure. Pourquoi c'est important, Guillaume DURAND ? Parce que la politique, c'est des propositions, la politique, c'est sérieux, la politique, c'est des projets, et je veux qu'on aille au fond…

GUILLAUME DURAND
Non, mais je le comprends, mais que des gens de gauche s'étonnent que cette proposition soit délirante, je comprends parfaitement que vous leur expliquiez que c'est une proposition délirante, mais…

JULIETTE MEADEL
Ça, ce sont vos mots, moi, je dis que…

GUILLAUME DURAND
Non, non, pas du tout, mais quelles sont les économies…

JULIETTE MEADEL
Moi, je dis que le débat de la primaire…

GUILLAUME DURAND
Enfin, il y a les Finlandais…

JULIETTE MEADEL
Je dis que le débat de la primaire permet d'aller au fond des propositions, et je voudrais que nous allions au fond des propositions…

GUILLAUME DURAND
Les Finlandais ont essayé le revenu universel pour 2.000 personnes.

JULIETTE MEADEL
Et je voudrais, Guillaume DURAND, permettez-moi juste de finir sur ce point, je voudrais que nous allions au fond des propositions de Jean-Luc MELENCHON, notamment en ce qui concerne la politique étrangère, et je voudrais que nous allions aussi au fond des propositions d'Emmanuel MACRON, je le souhaite, je l'appelle de mes voeux, car il y a un certain nombre de questions que je me pose sur ce qu'il veut faire pour la France.

GUILLAUME DURAND
Mais justement, ce jeune homme, il dit : la Bretagne, la Bretagne, la Bretagne, est-ce qu'il n'y a pas chez VALLS ce que le Pape avait lui-même évoqué, c'est-à-dire une laïcité intransigeante qui commence à casser les pieds à pas mal de gens, je fais un peu dans la provocation ce matin, ce n'est pas pour être désagréable, mais c'est vrai que les Bretons, la République, toute la journée, ce n'est pas un programme, les Basques, vous leur parlez de la République toute la journée, ce n'est pas forcément un programme. Ils vivent dans la République, ils respectent les lois de la République, les Corses, je ne vous en parle même pas, mais il y a quand même une tradition aujourd'hui, régionaliste, que, peut-être, exprimait ce jeune homme, et le fait de leur parler toute la journée de la République, eh bien, peut-être que c'est quelque chose qu'ils n'encaissent pas, souvenez-vous de la manif des bonnets rouges par exemple…

JULIETTE MEADEL
Mais vous savez, le débat que nous avons en ce moment à gauche, et dans le pays, c'est un débat qui est marqué par quoi ? Certes, par les questions républicaines, mais, et surtout, par les questions économiques et sociales, la vraie question qu'on se pose demain…

GUILLAUME DURAND
Mais personne n'a collé de claque à MACRON à Guilvinec, et ils sont bretons aussi…

JULIETTE MEADEL
Mais la vraie question qu'on se pose demain, et surtout pour nos auditeurs, c'est comment on va créer de l'emploi, et c'est pour ça que nous avons un programme ambitieux de ce point de vue-là, qui est à la fois un programme de soutien aux entreprises innovantes, mais aussi un programme qui dit – et je suis inquiète de l'actualité européenne – qui dit : nous avons besoin d'échanges, nous avons besoin de poursuivre une politique, et une politique européenne qui nous permet aussi de faire de la croissance. Et c'est aussi ça les débats que nous devons avoir demain. Donc oui, il y a la question de la République, ça peut en agacer certains, mais moi, je crois que l'inquiétude pour les jeunes…

GUILLAUME DURAND
De la République intransigeante, tout le monde est pour la République…

JULIETTE MEADEL
Je crois que l'inquiétude pour les jeunes aujourd'hui, c'est aussi la question de l'emploi, et c'est aussi ça la réponse que nous devons permettre. Et je ne pense pas que le revenu universel soit une solution pour ceux qui cherchent un emploi. Et moi, je veux travailler sur ce sujet-là, sur l'Éducation, sur des emplois pour tous, sur des emplois qualifiants, sur l'investissement, en particulier dans l'économie innovante, car il faudra que nous réussissions à avoir la peau du chômage structurel.

GUILLAUME DURAND
Quand vous lisez que Ségolène ROYAL, Jean-Marc AYRAULT, Jean-Pierre MIGNARD, qui, lui fait partie de l'organisation, s'apprêtent, au fond, à soutenir Emmanuel MACRON, et que beaucoup de gens se demandent ce matin si ce n'est pas ce que va faire François HOLLANDE au mois de mars.

JULIETTE MEADEL
Vous savez, le président de la République, et moi, je suis Gaullienne de ce point de vue-là, il est au-dessus des partis, donc, il n'a pas à se mêler de ce sujet…

GUILLAUME DURAND
Oui, enfin, s'il vote maintenant, au mois de mars, le discours sur VALLS…

JULIETTE MEADEL
Mais nous verrons bien, moi, je crois, et le président de la République a toujours respecté, à la fois les calendriers, et les procédures, au Parti socialiste, et avec tous les membres de l'alliance populaire, nous avons une primaire, nous allons avoir dans peu de temps un candidat, un candidat unique. Et à partir de là, le débat va s'enclencher.

GUILLAUME DURAND
Je voudrais qu'on termine sur quelque chose qui vous tient à coeur, parce que c'est votre métier, votre responsabilité gouvernementale, il y avait eu le retour de corps des victimes françaises du crash d'EGYPTAIR : il ne faut pas les oublier, et vous étiez aux côtés des familles, je crois que vous aimeriez peut-être qu'on évoque ce sujet, parce qu'il est important pour nous tous.

JULIETTE MEADEL
C'est un sujet important parce que j'ai vu, alors, évidemment au-delà de l'émotion, j'ai vu des familles qui ont besoin de reconnaissance, de la reconnaissance de l'État, et je voulais le dire ici, parce que quand on parle de l'aide aux victimes, on parle beaucoup des indemnisations, beaucoup de l'accompagnement psychologique, et c'est ce que je fais chaque jour, on parle du guichet unique de l'aide aux victimes, que nous avons mis en place, on parle aussi de cette administration que je suis en train de créer pour aider les victimes, mais on ne parle pas assez de ce que c'est que la reconnaissance de l'Etat. Et hier, ce que m'ont dit les familles, c'était : on remercie l'Etat, on remercie la France de nous avoir aidées, d'être présents et de reconnaître aussi notre douleur et ce que nous sommes en train de vivre. La République dont vous parliez tout à l'heure s'exprime à ces moments-là, l'attachement à la République s'exprime à ces moments-là. Ça n'est pas que des mots, Guillaume DURAND.

GUILLAUME DURAND
Je n'ai jamais pensé ça…

JULIETTE MEADEL
C'est à la fois de l'émotion, et c'est un sentiment d'appartenance à la France, et c'est fort, et c'est ce que je voulais vous dire aussi ce matin.
Revue de presse audiovisuelle

GUILLAUME DURAND
Merci beaucoup Juliette MEADEL d'être venue ce matin. Je vous rappelle que vous êtes chargée de ce dossier donc dans le gouvernement de Bernard CAZENEUVE. Et réunion à l'Élysée ce matin pour les questions à caractère météorologique, donc de solidarité nationale aussi autour de ce qui se passe, c'est l'hiver ! Bonne journée, merci à vous d'être venue.

JULIETTE MEADEL
Merci.


Source : Service d'information du Gouvernement, le 19 janvier 2017

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