Déclaration de M. Patrick Kanner, ministre de la ville, de la jeunesse et des sports, sur le lancement d'un "Club sport" en Chine, Pékin le 16 février 2017. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Patrick Kanner, ministre de la ville, de la jeunesse et des sports, sur le lancement d'un "Club sport" en Chine, Pékin le 16 février 2017.

Personnalité, fonction : KANNER Patrick.

FRANCE. Ministre de la ville, de la jeunesse et des sports

ti :


Dans le domaine de l'économie du sport, la France a de sérieux atouts, des atouts que nous prenons au sérieux.

Le Gouvernement a une politique offensive en termes de diplomatie sportive pour soutenir les entreprises du secteur.
L'un des outils que nous avons développé, ce sont les « clubs sport ».

Je suis heureux d'inaugurer ce jour, à l'Ambassade de France, celui de Pékin.

Ce club est le quatrième, après celui du Qatar, du Japon et de la Corée.

A quoi servent ces clubs ?

Ils s'inscrivent dans une démarche partenariale public-privé et visent à créer des synergies locales entre des entreprises désireuses de mieux pénétrer un marché.

Par exemple :
- En établissant des passerelles entre grands groupes et PME ;
- En donnant de la visibilité et de la cohérence à l'offre française, car les décideurs attendent des réponses groupées à leurs besoins ;
- En développant des actions communes entre les membres du club pour mutualiser les ressources de la démarche export ;
- En associant Business France, opérateur de référence de la filière à l'international, dont je salue ici le professionnalisme et l'efficacité dans l'accompagnement des entreprises françaises.

Il y a un peu moins d'un an, je lançais officiellement la filière sport à Bercy avec mes collègues, le ministre de l'économie, de l'industrie et du numérique et le Secrétaire d'Etat au commerce extérieur et au tourisme.

Cette rencontre scellait un processus d'une année autour d'une centaine d'entreprises et de représentants du mouvement sportif.

Nous disposons désormais d'un outil inédit pour soutenir le savoir-faire français en termes d'économie du sport, en France et à l'étranger.

La filière, est notre outil, votre outil, nous l'avons conçu ensemble.

Le sport et son impact économique n'est pas toujours perçu à sa juste mesure.

Les lieux communs vont bon train, quand il s'agit de parler du sport comme d'une activité futile.

J'essaie partout où je suis invité de tordre le cou à ces poncifs.

Au cours des dernières années, la France a d'ailleurs engagé plusieurs travaux avec l'OCDE qui mettent en exergue la résilience de ce secteur d'activité à la crise économique.

Le sport, c'est de la politique, des valeurs, de la cohésion. Et c'est donc, bien sûr, de l'économie. Soutenir l'économie du sport français, c'est un enjeu capital.

Je ne veux pas me contenter de chiffres mais certains sont édifiants :
- 2% de notre PIB
- 50 milliards d'euros de dépenses pour l'organisation des grands événements sportifs internationaux ;
- Un marché mondial des équipements et services sportifs estimé à 1 200 Md$.

Rien que pour la Chine, des opportunités majeures découlant du 13ème plan quinquennal :
- un objectif de 50 M de personnes jouant au football en 2020 ;
- une cible de 50 M de pratiquants directs des sports d'hiver à l'horizon 2022 ;
- un plan ambitieux de développement des sports nautiques avec la construction de 10 centres nautiques nationaux.

Les échanges commerciaux dans le secteur sportif entre la France et la Chine sont actuellement très faibles : la valeur des exportations françaises de biens sportifs vers la Chine s'est élevée à environ 4 M EUR en 2014, notre déficit est proche de 744 M EUR, la France n'étant que le 21ème fournisseur de la Chine…

Comme on a l'habitude de dire diplomatiquement au Ministère des Affaires étrangères, il y a des marges de progression !

C'est tout l'objet de la filière sport : le sport est une économie et l'économie est une équipe. Et les pouvoirs publics y prennent toute leur part.

Le président Ginon dit souvent qu'il faut chasser en meute pour capter des marchés à l'international. Cher Président, vous ne me démentirez pas.

Mais il ne faut pas se le cacher, tout cela demande de casser les logiques d'aujourd'hui pour proposer un nouveau modèle.

Pas sur du papier uniquement, pas dans un cercle limité d'initiés sur ces questions, mais dans la vraie vie, celle qui impacte les entreprises et donc les salariés.

Parmi les mesures mises en place dans le cadre de la filière sport et qui font l'objet d'une feuille de route, j'accorde une attention particulière, vous l'avez compris, à la mise en place de clubs sport sur les marchés prioritaires du sport à l'export.

Pour accroître nos positions sur les marchés internationaux, nous avons besoin de faire reposer notre action sur le triptyque : ancticiper/cibler/motiver.

Je forme aussi le vœu que ce club soit un accélérateur de visibilité pour les PME.

Certaines entreprises du sport sont spontanément aimantées par le grand large.

J'ai à l'esprit, la société Cornilleau, PME française spécialisée dans les équipements innovants de tennis de table, que j'ai visitée il y a quelques jours avec le Secrétaire d'Etat à l'industrie.

Cette société est leader européenne sur son segment de marché et exporte près de 60% de son chiffre d'affaires dans plus de 80 pays.

Ce succès n'est pas tombé du ciel.

Ce club Sport se présente comme un cadre flexible et opérationnel pour nos entreprises, sous le pilotage conjoint de Business France et de GL Events, avec le soutien mobilisateur de l'Ambassadeur, que je remercie.

Nous devons présenter un front uni et structuré à nos partenaires chinois.

Vous le savez comme moi, vous aurez besoin d'amorcer très rapidement des actions concrètes pour consolider ce réseau des acteurs du sport en Chine.

J'ai confiance en vous et vous pouvez compter sur mon soutien.


Source http://www.patrickkanner.fr, le 22 février 2017

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