Extraits de l'interview de M. Bernard Cazeneuve, Premier ministre, au journal "Aujourd'hui en France" daté du 23 février 2017, sur le bilan de sa visite en République populaire de Chine. | vie-publique.fr | Discours publics

[ Publicité ]

Extraits de l'interview de M. Bernard Cazeneuve, Premier ministre, au journal "Aujourd'hui en France" daté du 23 février 2017, sur le bilan de sa visite en République populaire de Chine.

Personnalité, fonction : CAZENEUVE Bernard.

FRANCE. Premier ministre

ti : Q - Quel message êtes-vous venu délivrer aux dirigeants chinois ?

R - Avec la Chine, nous travaillons main dans la main sur de nombreux dossiers : le spatial, l'aéronautique, le nucléaire civil, l'agroalimentaire, la silver économie. Ma visite est l'occasion d'approfondir cette relation, tout en rappelant que la France ne peut accepter un libre-échange qui s'affranchirait des normes sociales ou environnementales. Il est impératif que nous élaborions des règles. La première d'entre elles, c'est la réciprocité : dans un certain nombre de secteurs, la Chine doit ouvrir ses marchés.

Q - En France, la Chine fait peur avec ses investissements dans le Club Med, PSA ou l'aéroport de Toulouse. Peut-on parler de colonisation économique ?

R - Il faut des règles, je le répète. Mais prenez PSA et l'alliance avec Donfeng, qui a conduit l'État à prendre ses responsabilités d'actionnaire. En 2014, ce constructeur français était quasiment en situation de mort clinique. Trois ans plus tard, son redressement est incontestable sans qu'aucun emploi n'ait été délocalisé. Et aujourd'hui, des discussions sont engagées entre PSA et Opel pour créer un géant européen. Nous sommes là dans le cadre d'un accord parfaitement gagnant-gagnant avec les Chinois. (...).


source http://www.diplomatie.gouv.fr, le 28 février 2017

Rechercher