Déclaration à la presse de M. Jean-Marc Ayrault, ministre des affaires étrangères et du développement international, sur l'attaque terroriste à Londres, à Londres le 23 mars 2017. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration à la presse de M. Jean-Marc Ayrault, ministre des affaires étrangères et du développement international, sur l'attaque terroriste à Londres, à Londres le 23 mars 2017.

Personnalité, fonction : AYRAULT Jean-Marc.

FRANCE. Ministre des affaires étrangères et du développement international

ti : Je reviens de Washington et j'ai voulu faire une escale ici à Londres pour venir sur place. Nous avons été prévenus, comme tous les participants lors d'une réunion à Washington, qu'une nouvelle tragédie s'était produite ici. C'est une attaque terroriste, même si elle n'est pas encore revendiquée en tant que telle, au moment-même où nous nous mobilisions davantage encore pour éradiquer Daech dans ses sanctuaires en Irak et en Syrie.

J'ai bien sûr parlé avec Boris Johnson, nous avons échangé des informations. Je lui ai indiqué que trois jeunes Français se trouvaient parmi les victimes. Nous avons échangé des informations, mais nous avons aussi échangé de la compassion et de la solidarité.

Tous les participants qui se sont exprimés, comme je l'ai fait ce matin, ont dit non seulement leur horreur, mais ils ont aussi exprimé leur solidarité avec les victimes et avec le peuple britannique. En effet, il y a des victimes. Parmi les personnes qui sont attaquées certaines sont décédées, d'autres sont blessées.

C'est aussi un symbole qui a été attaqué, c'est Westminster, le plus vieux Parlement du monde, un symbole de la démocratie et de la liberté.

Ma visite ici, c'est d'abord une visite aux personnes victimes, aux familles, notamment celles des jeunes Français, aux parents des jeunes qui sont encore hospitalisés. J'espère qu'ils pourront revenir très vite en France pour être soignés.

C'est aussi l'occasion de remercier tous les services publics de police et de santé britanniques qui ont été formidable dans cette épreuve ; chacun me l'a dit il y a quelques instants.

Je voudrais également passer un message au collège Saint-Joseph de Concarneau, aux équipes pédagogiques, aux enseignants sur place qui accompagnaient les élèves et qui, j'en suis sûr, vivent tout cela avec beaucoup de tristesse et de peine. Mais ils ont fait leur devoir avec un courage remarquable, n'hésitant pas à donner de leur personne pour sauver les élèves et être à leurs côtés.

Je remercie la direction et Monsieur le Recteur qui s'est déplacé, je remercie la région Bretagne.

Tout le monde est solidaire, il est important que cette solidarité soit concrète, vécue et humaine. C'est aussi un message très fort pour dire «non» à ceux qui veulent tuer la démocratie. Quand on s'attaque à des symboles, c'est parce qu'ils représentent quelque chose de puissant et de fort. Cette force et cette puissance, c'est de dire que nous ne renoncerons jamais, que nous continuerons à combattre Daech pour l'éradiquer, là où il a ses sanctuaires, en Irak, en Syrie ou au Sahel. Nous continuerons aussi à combattre sa propagande et son idéologie, qui conduisent à des radicalisations chez certains jeunes qui peuvent être touchés par cette propagande de phénomènes sectaires.

Nous continuerons à promouvoir les valeurs de démocratie, de liberté et de fraternité. C'est aussi ce message que je voulais adresser de Londres, ici, ce matin.


Source http://www.diplomatie.gouv.fr, le 28 mars 2017

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